Baisse sensible des cas de Covid-19 à Kinshasa (Muyembe)

 Baisse sensible des cas de Covid-19 à Kinshasa (Muyembe)

"Nous constatons une baisse de nombre de cas d'une façon générale à Kinshasa pour le mois de juillet, alors que la 3ème vague a commencé au mois de juin", affirme, dans une conférence de presse, le Professeur Jean Jacques Muyembe, coordonnateur du secrétariat technique de la riposte contre le Covid 19.

"Mais comme lors des autres vagues, quand l'épidémie baisse à Kinshasa, il y a souvent une augmentation en provinces", fait-il remarquer aussitôt.

"Donc, ce qui va nous préoccuper dans les jours à venir, c'est la situation des provinces", lance-t-il.

En outre, le Chef de la riposte nationale se plaint que "le nombre de voyageurs entrant, testés positifs n'ait pas changé".

Conséquence, "il y a toujours ce danger de l'introduction du virus à partir des voyageurs", note-t-il.

Le salut, la voie de sortie serait, de ce fait, pour lui la vaccination.

"Malheureusement, c'est au moment où nous observons un engouement pour la vaccination, que le vaccin expire", se désole le Professeur Muyembe.

"Il faut absolument compter sur le Président de la république qui a dit, depuis Goma, avoir commandé différents types de vaccins. Quand ils arriveront ici, on va relancer la vaccination mais à grande échelle", promet-il.

Le Professeur Muyembe, qui dit observer un "changement (positif) des mentalités au sein de la population", au sujet de la vaccination anti-covid, pense qu'enfin, "on peut faire des campagnes réussies de vaccination de masse de la population".

Il se constate en effet, une diminution de presque la moitié des cas de contaminations journalières. Des 300 cas en moyenne, répertoriés au mois de juin, on est passé à une centaine.

Le dimanche 11 juillet, par exemple, seuls 193 nouveaux cas ont été positifs sur l'ensemble du pays. Kinshasa, épicentre de cette épidémie, s'est adjugé 69 contre 44 dans le Haut-Katanga, 38 au Nord-Kivu, 34 en Ituri et 8 dans le Haut-Uélé, sur un total de 482 tests réalisés par l'institut national de recherche biomédicale (INRB).


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