Les autorités de Kinshasa ont lancé une opération de rattrapage pour l’enregistrement des enfants non déclarés à l’état civil, en ciblant huit communes à faible performance : Ndjili, Matete, Maluku, Ngiri-Ngiri, Kalamu, Kisenso, Limete et Nsele.
Lors d’une séance de travail dédiée, Me Noël Luenda Mambweni, chef de bureau en charge des questions d’état civil et de population à la Division urbaine de l’Intérieur et Sécurité, a indiqué que cette initiative vise à réduire les disparités au sein de la capitale, qui affiche pourtant un taux globalement satisfaisant à l’échelle nationale.
« Nous voulons renforcer ces communes afin qu’elles atteignent le même niveau que celles qui enregistrent de bons résultats », a-t-il déclaré.
L’objectif est d’améliorer l’enregistrement des naissances et des décès grâce à une meilleure synergie entre les structures sanitaires et les services de l’état civil, la majorité des accouchements ayant lieu dans les centres de santé.
« Nous voulons capter les naissances directement dans les structures sanitaires pour que chaque enfant soit enregistré à l’état civil », a précisé Me Luenda Mambweni.
Parmi les mesures envisagées figurent la sensibilisation des parents, l’implication des relais communautaires et l’accélération du traitement des dossiers, souvent retardé dans certaines communes.
« La sensibilisation est essentielle, car l’acte de naissance est un document unique qui garantit l’identité et les droits fondamentaux de l’enfant », a-t-il insisté.
Il a enfin rappelé aux parents l’importance du respect du délai légal : « Après la naissance, les parents disposent de 90 jours pour déclarer leur enfant. Ce document protège l’enfant, notamment en ce qui concerne son identité et ses droits, y compris l’héritage ».
LK






