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Politique monétaire : la BCC réduit son taux directeur à 15 % et renforce le soutien à la croissance économique

 

La Banque Centrale du Congo (BCC) poursuit résolument sa dynamique d’assouplissement monétaire. Réuni le jeudi 08 janvier 2026, à l’occasion de sa première session ordinaire de l’année, le Comité de Politique Monétaire (CPM) a décidé d’abaisser, pour la deuxième fois consécutive en l’espace de trois mois, son principal taux directeur. Cette décision stratégique traduit la consolidation des équilibres macroéconomiques et témoigne d’une confiance accrue dans la trajectoire actuelle de l’économie congolaise.

Après une réduction majeure intervenue en octobre 2025, faisant passer le taux directeur de 25 % à 17,5 %, la BCC franchit une nouvelle étape en le ramenant désormais à 15,0 %. Ce nouvel ajustement confirme une orientation monétaire cohérente, graduelle et clairement tournée vers le soutien durable de l’économie réelle.

1. Une décision fondée sur des indicateurs macroéconomiques rassurants

Les décisions prises par le Comité de Politique Monétaire reposent sur une analyse approfondie de la conjoncture nationale et des perspectives économiques à court et moyen termes. Les projections disponibles font état :

- d’une inflation contenue attendue pour l’année 2026 ;

- d’une stabilisation durable du taux de change, reflet d’un meilleur équilibre entre l’offre et la demande de devises ;

- du maintien d’une croissance économique soutenue, portée notamment par la reprise des investissements et la résilience de certains secteurs clés.

Dans ce contexte jugé favorable, la BCC a arrêté les mesures suivantes :

- la réduction du taux directeur de 17,5 % à 15,0 %, soit une baisse de 250 points de base ;

- l’abaissement du taux des facilités de prêt marginales, qui passe de 21,5 % à 19,0 % ;

- le maintien des coefficients de réserve obligatoire à leur niveau actuel, dans un souci de prudence et de stabilité financière.

Ces décisions illustrent la volonté de la Banque Centrale de créer un environnement monétaire plus accommodant, tout en préservant les acquis macroéconomiques obtenus au prix d’importants efforts de stabilisation.

Concrètement, cette orientation vise à rendre le coût de l’argent progressivement plus accessible, afin de faciliter le financement de l’économie nationale sans fragiliser le système financier.

2. Un signal fort en faveur de l’investissement et du crédit

Le taux directeur constitue l’instrument central de la politique monétaire. Il représente le coût auquel la Banque Centrale refinance les banques commerciales, lesquelles s’en servent comme référence pour déterminer les taux appliqués aux crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

En procédant à deux réductions successives du taux directeur sur une période relativement courte, la BCC adresse un message clair aux acteurs économiques :

- la maîtrise de l’inflation est effective ;

- la stabilité macroéconomique est consolidée ;

- les conditions sont réunies pour stimuler davantage la croissance par le canal du crédit.

Les retombées attendues de cette orientation sont multiples :

- les entreprises pourraient accéder à des financements à des conditions plus favorables, encourageant les investissements productifs et l’expansion des capacités de production ;

- les ménages devraient bénéficier d’un meilleur accès au crédit, notamment pour le logement, les activités génératrices de revenus ou la consommation.

À terme, cette dynamique est susceptible de renforcer la circulation de la liquidité dans l’économie, de soutenir la création d’emplois et d’accroître la contribution du secteur privé à la croissance nationale.

3. Le maintien des réserves obligatoires : une approche équilibrée

Les réserves obligatoires correspondent à la fraction des dépôts bancaires que les établissements de crédit doivent conserver auprès de la Banque Centrale. En choisissant de ne pas modifier ces coefficients, la BCC démontre sa volonté de procéder à un assouplissement mesuré, évitant toute création excessive de liquidités qui pourrait raviver des pressions inflationnistes.

Cette posture traduit une gestion prudente et responsable de la politique monétaire, conciliant le besoin de soutenir l’activité économique avec l’impératif de préserver la solidité du système bancaire et la stabilité financière. 

En définitive, à travers cette nouvelle baisse de son taux directeur, la Banque Centrale du Congo réaffirme son rôle central de gardienne de la stabilité macroéconomique et de levier de soutien à la croissance économique, en parfaite cohérence avec les orientations générales de la politique économique du Gouvernement.

Les analystes saluent la constance, la lisibilité et la crédibilité de l’action de la BCC, conduite conformément à la loi n°18/027 du 23 décembre 2018, notamment en son article 9, alinéa 2, qui consacre la mission de la Banque Centrale consistant à appuyer la politique économique nationale tout en veillant à la stabilité monétaire et financière.

 

Le pouvoir du peuple 

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Mines : levée partielle de la suspension des entités de traitement au Lualaba

Le ministère des Mines a annoncé, le 5 janvier 2026, une levée partielle et temporaire de la suspension des activités minières et de commercialisation des entités de traitement opérant dans la province du Lualaba.

Cette décision fait suite à une mission de contrôle menée par une commission ministérielle chargée d’évaluer la conformité des entités de la filière cuprifère. Les travaux, réalisés avec l’appui des autorités provinciales, des services techniques, des coopératives minières, des négociants et de la société civile, ont mis en évidence des violations du Code et du Règlement miniers par l’ensemble des entités contrôlées.

Dans l’attente des conclusions définitives, les entités concernées sont autorisées à recevoir des minerais issus des sites artisanaux légaux ou tolérés, sous l’encadrement strict des services provinciaux des Mines et du SAEMAPE.

Chaque entité recevra, dans un délai de 72 heures, une notification individuelle détaillant les manquements constatés, les mesures correctives exigées ainsi que les pénalités prévues par la loi.

Toutefois, l’entité Lualaba Resources ne bénéficie pas de cette levée partielle. En cause : l’absence de documents techniques et de traçabilité. Elle est sommée de se présenter devant la commission à Lubumbashi dans un délai de trois jours, sous peine de sanctions.

Le ministère des Mines souligne que cette mesure s’inscrit dans la lutte contre la fraude minière et vise à assurer une chaîne d’approvisionnement conforme aux normes nationales et aux principes de diligence raisonnable de l’OCDE. La levée définitive de la suspension restera conditionnée à la régularisation effective de chaque entité.

 

LK

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Franc Congolais : la Banque centrale gagne le pari de la stabilité monétaire

Kinshasa, 31 décembre 2025 – Avec un cours indicatif inférieur à 2.200 francs congolais pour un dollar américain et un taux d’inflation contenu à 2,3 %, la République démocratique du Congo clôture l’année 2025 sur une performance monétaire historique. 

Longtemps symbole de fragilité macroéconomique, le franc congolais affiche aujourd’hui une vigueur inattendue. Pour de nombreux observateurs, ce retournement spectaculaire est avant tout le fruit de l’action résolue de la Banque Centrale du Congo (BCC), sous le leadership de son nouveau gouverneur, André Wameso.

Un retournement monétaire sans précédent récent

En l’espace de quelques mois, la monnaie nationale est passée d’une situation de forte volatilité à une stabilité remarquable, avec une appréciation continue face au dollar américain. Le seuil psychologique des 2 200 CDF/USD, longtemps considéré comme hors de portée, a été franchi à la baisse, tandis que l’inflation annuelle est restée à un niveau historiquement bas pour la RDC.

Ce double indicateur taux de change maîtrisé et inflation faible constitue l’un des marqueurs les plus solides de la crédibilité d’une politique monétaire. Dans un pays où la dollarisation est structurelle et où les chocs externes se transmettent rapidement aux prix intérieurs, la performance est notable.

La BCC au centre de la stratégie de stabilisation Contrairement à certaines lectures conjoncturelles, l’évolution récente du Franc Congolais ne relève pas d’un simple effet de contexte. Elle est largement attribuée à une stratégie monétaire cohérente et assumée par la Banque Centrale du Congo.

Sous l’impulsion du gouverneur André Wameso, la BCC a mis en œuvre une combinaison d’outils classiques et non conventionnels :

- gestion rigoureuse de la liquidité en francs congolais, afin de limiter les pressions inflationnistes ;

- interventions ciblées sur le marché de change, destinées à lisser les fluctuations excessives ;

- coordination renforcée avec la politique budgétaire, réduisant le financement monétaire du déficit ;

- communication monétaire plus lisible, contribuant à restaurer la confiance des agents économiques.

Cette approche marque une rupture avec les cycles passés d’instabilité, souvent alimentés par des anticipations négatives et une faible crédibilité institutionnelle.

Le leadership d’André Wameso, facteur clé de crédibilité

Nommé à la tête de la BCC dans un contexte de fortes attentes, André Wameso a rapidement imprimé un style fondé sur la discipline, la prévisibilité et la technicité. 

Son action a permis de repositionner la Banque centrale comme véritable ancre de stabilité macroéconomique, plutôt que comme simple observateur des déséquilibres.

Pour les économistes, le succès actuel tient autant aux décisions prises qu’au signal envoyé : celui d’une institution monétaire déterminée à défendre la valeur de la monnaie nationale. Ce signal a progressivement modifié les comportements, réduisant la spéculation et renforçant la demande de la monnaie nationale.

Des effets visibles sur l’économie réelle

Le raffermissement du Franc Congolais n’est pas resté cantonné aux marchés financiers. Il s’est traduit par : une détente des prix de certains produits importés, une amélioration relative du pouvoir d’achat dans les centres urbains, une meilleure visibilité pour les entreprises, notamment celles dépendantes des importations.

Si les effets ne sont pas encore uniformes sur l’ensemble du territoire, la tendance est perçue comme un soulagement macroéconomique, dans un contexte régional et international marqué par de fortes incertitudes.

Une stabilité à consolider

La performance de 2025 ne signifie pas que tous les risques sont écartés. La dépendance de l’économie congolaise aux matières premières, la dollarisation persistante quoi qu’en recul et les pressions budgétaires restent des défis majeurs. Mais une chose est désormais acquise : la stabilité monétaire n’est plus un objectif théorique, elle est devenue une réalité observable.

Une victoire institutionnelle

En ramenant le dollar à moins de 2.200 CDF et en contenant l’inflation à 2,3 %, la Banque Centrale du Congo gagne un pari que beaucoup jugeaient impossible il y a encore peu. Plus qu’un simple succès conjoncturel, cette performance consacre le retour de la politique monétaire comme levier crédible de gouvernance économique en RDC.

Pour la BCC et son gouverneur André Wameso, l’année 2025 pourrait bien rester comme celle où le Franc Congolais a cessé d’être un symbole de vulnérabilité pour redevenir un instrument de stabilité et de confiance.

Groupe de recherche en économie et gestion (GREC)

Département de recherche en économie et finance (DREF)

Centre de recherche en sciences humaines (CRESH)

 

Le pouvoir du peuple 

 

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RDC : une fin d’année 2025 marquée par la stabilité économique

La République démocratique du Congo aborde la fin de l’année 2025 avec des indicateurs macroéconomiques jugés globalement rassurants. 

Le constat a été fait mardi 23 décembre à l’issue de la réunion annuelle du Comité de conjoncture économique (CCE), présidée à la Primature par la Première ministre Judith Suminwa.

Selon le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, l’inflation est maîtrisée autour de 2 %, un niveau inédit depuis plus de dix ans, tandis que le franc congolais affiche une appréciation sur le marché de change.

Le Gouvernement a également salué le soutien du Fonds monétaire international (FMI), avec la validation de la deuxième revue du programme macroéconomique et un décaissement de plus de 440 millions de dollars en appui budgétaire.

Dans le secteur minier, la remontée du prix du cobalt à environ 52 000 dollars la tonne confirme la reprise des exportations.

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Exécutif rassure sur la disponibilité des produits de base, la stabilité des prix et le paiement des salaires des agents publics.

 

LK

RDC : une fin d’année 2025 marquée par la stabilité économique
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RDC–FMI : plus de 400 millions USD débloqués après la deuxième revue des programmes économiques

Le Fonds monétaire international (FMI) a validé la deuxième revue des programmes économiques appuyant la République démocratique du Congo (RDC), ouvrant la voie à un décaissement de plus de 400 millions de dollars américains. Cette décision renforce la crédibilité macroéconomique du pays, dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires à l’Est.

Une validation attendue malgré un contexte sécuritaire difficile

La conclusion positive de cette revue intervient alors que la RDC continue de faire face à une situation sécuritaire complexe dans sa partie orientale, entraînant une pression accrue sur les finances publiques. Malgré ces contraintes, les autorités congolaises sont parvenues à respecter l’essentiel des engagements pris avec le FMI, notamment en matière de discipline budgétaire et de gestion macroéconomique.

Le FMI a salué la résilience de l’économie congolaise et la capacité des autorités à maintenir le cap des réformes dans un environnement régional instable.

FEC et FRD : un appui global de près de 3 milliards USD

La deuxième revue porte sur deux instruments majeurs de coopération : la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). L’enveloppe globale de ces programmes s’élève à près de 3 milliards de dollars américains, destinés à soutenir la stabilité macroéconomique, les réformes structurelles et la résilience climatique.

Le décaissement immédiat de plus de 400 millions USD constitue une étape clé dans la mise en œuvre de ces engagements financiers.

Inflation maîtrisée et coordination des politiques économiques

Parmi les indicateurs ayant fortement pesé dans la décision du FMI figure la baisse significative de l’inflation, ramenée à 2,2 %, traduisant l’efficacité de la coordination entre la politique budgétaire conduite par le gouvernement et la politique monétaire menée par la Banque centrale du Congo (BCC).

Cette coordination a permis de préserver la stabilité du cadre macroéconomique, tout en soutenant l’activité économique dans un contexte de fortes pressions exogènes.

Renforcement des réserves et stabilité du cadre monétaire

Le gouverneur de la BCC, André Wameso, a indiqué que les décaissements attendus contribueront au renforcement des réserves internationales et à la consolidation de la stabilité du franc congolais, constituant ainsi un levier important pour faire face aux chocs externes et soutenir la confiance des opérateurs économiques.

Un programme axé sur les réformes structurelles

Au-delà des décaissements financiers, l’accord avec le FMI repose sur un agenda de réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance économique et financière, renforcer la mobilisation des recettes intérieures, rationaliser les dépenses publiques et accroître la transparence dans la gestion des finances publiques.

La Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) soutient en particulier les réformes liées à la gestion des risques climatiques, à la transition vers une croissance verte et à la préservation du capital naturel de la RDC.

Une étape clé pour la crédibilité économique de la RDC

La validation de cette deuxième revue constitue un signal positif adressé aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs. Elle confirme la volonté des autorités congolaises de poursuivre une trajectoire de stabilisation macroéconomique et de transformation structurelle de l’économie, malgré un environnement sécuritaire et international contraignant.

 

Rédaction

RDC–FMI : plus de 400 millions USD débloqués après la deuxième revue des programmes économiques
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RDC : La Banque Centrale retire l’agrément de la Messagerie Financière FORCE-UNIE SARL

Dans un avis au public publié ce vendredi, la Banque Centrale du Congo a annoncé le retrait d’agrément de la Messagerie Financière FORCE-UNIE SARL, dont le siège est à Kinshasa. Cette mesure entraîne sa radiation de la liste des institutions autorisées à opérer dans le secteur des transferts de fonds en RDC. Le public est appelé à ne plus recourir à ses seservices.

Ci dessous, l’avis au public de la BCC:

 

Le pouvoir du peuple

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À l’ONU, les États-Unis accusent Kigali : de nouvelles preuves sur la guerre à l’Est de la RDC

Au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont formulé de graves accusations contre le Rwanda, évoquant de nouvelles preuves de son implication directe dans le conflit armé qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo.

S’exprimant devant les membres du Conseil, l’ambassadeur américain Mike Waltz a alerté sur l’aggravation rapide de la crise sécuritaire, affirmant que Washington dispose désormais d’informations confirmant une implication « organisée, directe et croissante » de Kigali dans les violences en cours.

Selon le diplomate américain, le Rwanda exercerait depuis 2021 un contrôle sur le mouvement rebelle M23 ainsi que sur sa branche politique, l’Alliance des forces congolaises (AFC), dans le but de servir ses intérêts géopolitiques. Il a également déclaré que le président rwandais Paul Kagame aurait participé de manière « intime » à la planification et à la conduite des opérations militaires menées dans l’Est de la RDC.

Les États-Unis estiment par ailleurs que la présence militaire rwandaise sur le sol congolais se situerait entre 5 000 et 7 000 soldats. Les Forces de défense rwandaises auraient apporté au M23 un soutien logistique conséquent, incluant la fourniture d’armes, de formations militaires, de missiles sol-air et d’équipements sophistiqués, utilisés lors des récentes offensives.

Mike Waltz a aussi accusé le M23 et les forces rwandaises d’avoir tenté de s’emparer de la ville d’Uvira le week-end dernier, en recourant à des moyens militaires accrus, notamment des drones suicides et de l’artillerie lourde. Certaines frappes auraient même touché le territoire burundais, selon la partie américaine.

Pour Washington, le Rwanda « conduit la région vers une instabilité dangereuse ». Les États-Unis appellent au retrait immédiat des troupes rwandaises de la RDC et plaident pour un renforcement du mandat de la MONUSCO. Mike Waltz a enfin assuré que son pays utiliserait « tous les outils à sa disposition » afin que les responsables de ces actes soient tenus de rendre des comptes.

 

LK

À l’ONU, les États-Unis accusent Kigali : de nouvelles preuves sur la guerre à l’Est de la RDC
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RDC : La montée du franc congolais ne freine pas les recettes publiques, affirme la BCC

La Banque Centrale du Congo (BCC) a confirmé, dans une nouvelle analyse graphique, que l’appréciation récente du franc congolais n’a pas affecté la performance des recettes publiques. Bien au contraire, celles-ci continuent d’afficher une progression remarquable.

Au mois de novembre 2025, les recettes collectées ont dépassé les prévisions budgétaires, prolongeant une dynamique positive observée depuis le début de l’année. Les régies financières ont régulièrement réalisé des performances supérieures aux assignations, tant sur le plan fiscal que douanier.

D’après la BCC, cette évolution démontre la solidité de l’économie congolaise, l’efficacité accrue des dispositifs de collecte et une meilleure discipline dans la gestion des finances publiques. La stabilité du franc congolais et la bonne tenue des recettes constituent, selon l’institution, un indicateur clé du renforcement du cadre macroéconomique national.

Ces résultats confortent également la capacité de l’État à poursuivre ses investissements publics et à assurer le financement des services sociaux essentiels.

 

A. BOPE

RDC : La montée du franc congolais ne freine pas les recettes publiques, affirme la BCC
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VIH et économie : liens, impacts et perspectives pour une RDC prospère

Tribune rédigée à l’occasion la Journée mondiale de lutte contre le VIH

Le VIH demeure l’un des défis les plus persistants en République démocratique du Congo (RDC), où plus de 520 000 personnes vivent avec le virus et où la réponse nationale dépend largement des financements internationaux (UNOG, 2025). Ses conséquences dépassent le cadre strict de la santé : elles touchent la productivité, la stabilité sociale, la structure démographique, l’investissement dans le capital humain et les dépenses publiques. Cet article analyse les interactions entre VIH et développement économique, examine la situation actuelle en RDC et propose des pistes pour renforcer la résilience nationale et transformer la lutte contre le VIH en moteur de prospérité. Il apporte une contribution pour combler, tant soit peu, le déficit d’information dans un contexte où les médias restent globalement muets alors que la l’endémie continue de tuer en silence.

1. Introduction

Le VIH/SIDA reste un déterminant majeur du tissu socio-économique en Afrique subsaharienne. Depuis les années 1980, l’épidémie a affecté les populations en âge productif, perturbé les dynamiques familiales, accru les dépenses de santé et limité les capacités économiques de pays à revenu faible ou intermédiaire (Haacker & Birungi, 2013).

En RDC, un pays aux structures socio-économiques fragiles et confronté à des défis sécuritaires, humanitaires et institutionnels, le VIH exerce une pression particulière. Le financement externe – via le PEPFAR, le Fonds mondial et d'autres bailleurs – couvre une grande partie des traitements et services de prévention, laissant le pays vulnérable aux fluctuations des aides (UNOG, 2025).

Comprendre les liens entre VIH et économie est essentiel pour concevoir une riposte durable et alignée sur les objectifs de développement du pays.

2. Mécanismes économiques de l’impact du VIH

2.1. Perte de capital humain

Le VIH touche principalement les adultes en âge actif, réduisant la productivité et les revenus des ménages. Les charges de soins, les hospitalisations et la progression de la maladie diminuent la capacité de travail, entraînant une baisse des rendements agricoles, une réduction de la participation au marché du travail et un frein à l’entrepreneuriat (ONUSIDA, 2023).

2.2. Augmentation des dépenses publiques et pression sur les systèmes de santé

La prise en charge du VIH mobilise une part importante des budgets sanitaires : médicaments antirétroviraux (ARV), tests virologiques, accompagnement psychosocial, prise en charge des infections opportunistes. En Afrique de l’Est, les coûts directs et indirects du VIH sont élevés et croissants (Kairu et al., 2024).

Pour un pays à faible ratio médecins/habitants comme la RDC, ces dépenses réduisent les marges disponibles pour d’autres priorités sanitaires.

2.3. Impact sur la démographie et défaut d’accumulation du capital humain

Une mortalité prématurée dans les cohortes adultes entraîne une hausse du nombre d’orphelins, une fragilisation des structures familiales et une baisse de l’investissement dans l'éducation. Les enfants issus de ménages touchés par le VIH sont plus susceptibles d’abandonner l’école, alimentant un cercle vicieux de pauvreté éducative (Casale & Whiteside, 2014).

2.4. Conséquences macroéconomiques à long terme

Si certaines études ne trouvent pas d’impact direct sur la croissance macroéconomique (Haacker & Birungi, 2013), les effets indirects – perte de capital humain, faible productivité, baisse des revenus, réduction de l’épargne – affaiblissent durablement la capacité d’un pays à atteindre une croissance inclusive.

3. VIH et développement : synthèse des connaissances internationales

Les analyses internationales convergent sur trois points :

Le VIH alourdit les dépenses des ménages, créant un risque d’appauvrissement (ONUSIDA, 2023).

Les interventions de prévention et de traitement sont parmi les plus coût-efficaces en santé publique, notamment la prévention mère-enfant et l’accès précoce aux ARV (Kairu et al., 2024).

La lutte contre le VIH peut agir comme levier de développement, en améliorant la scolarisation, le capital humain et la productivité à long terme (ONUSIDA, 2023).

Cette vision multisectorielle est cruciale pour un pays comme la RDC.

4. Situation actuelle du VIH en RDC

La RDC fait face à une situation épidémiologique, financière et institutionnelle singulière.

4.1. Données épidémiologiques récentes

D’après les estimations récentes des Nations unies :

520 000 personnes vivent avec le VIH, dont 300 000 femmes et 50 000 enfants.

En 2023, environ 21 000 nouvelles infections ont été enregistrées. 11 000 décès liés au sida ont été recensés la même année. (UNOG, 2025)

Ces chiffres reflètent une épidémie stable mais encore préoccupante, avec une transmission persistante chez les adolescentes, les jeunes femmes, les professionnels du sexe et les populations déplacées.

4.2. Dépendance extrême au financement international

La RDC dépend de :

- PEPFAR, principal bailleur en ARV,

- Fonds mondial, soutien majeur pour les diagnostics et la prévention,

- diverses ONG internationales.

Selon les Nations unies, l’interruption brutale de l’aide américaine pourrait mettre des dizaines de milliers de vies en danger et entraîner une flambée des infections (UNOG, 2025).

4.3. Faiblesses structurelles des systèmes de santé

Les défis majeurs incluent :

- la couverture sanitaire insuffisante en zones rurales,

ruptures d’ARV récurrentes,

- l’insuffisance du suivi virologique,

- la faible intégration du VIH dans les soins primaires, stigmatisation et barrières sociales.

Des initiatives comme le projet IMPAACT4HIV (DNDi, 2025) tentent de renforcer la prise en charge des cas avancés.

4.4. Dimensions économiques propres à la RDC

La RDC, confrontée à un contexte sécuritaire instable et à un PIB par habitant faible, ressent plus intensément les effets du VIH :

- pertes de productivité dans les mines, l’agriculture et le secteur informel,

- diminution de la capacité de travail des adultes dans les zones touchées par les conflits,

- pression accrue sur les budgets provinciaux,

- vulnérabilité aux fluctuations des aides extérieures.

Ainsi, la situation épidémiologique du pays a un impact direct sur son développement.

5. Perspectives et recommandations pour une RDC prospère

5.1. Augmenter le financement national de la riposte

Comme le recommandent ONUSIDA (2024), les pays doivent développer des mécanismes internes d’investissement dans la lutte contre le VIH :

fonds nationaux, assurances santé, taxation progressive sur des secteurs extractifs, budgets pluriannuels.

5.2. Prioriser les interventions coût-efficaces

La littérature démontre que la prévention mère-enfant, la PrEP, l’accès précoce et continu aux ARV, le dépistage ciblé, sont les mesures ayant le meilleur rapport coût/efficacité en Afrique (Kairu et al., 2024).

5.3. Renforcer les systèmes de santé et les compétences locales

Des projets comme IMPAACT4HIV montrent que renforcer l’accès aux soins pour les cas avancés réduit les décès et les coûts hospitaliers (DNDi, 2025).

5.4. Intégrer VIH, éducation et égalité de genre

Le rapport « Triple dividende » de l’ONUSIDA (2023) met en évidence que financer le VIH améliore simultanément : la santé, l’éducation et la croissance économique.

5.5. Lutter contre la stigmatisation et améliorer l’inclusion sociale

La stigmatisation réduit le dépistage, l’adhérence au traitement et donc la productivité des personnes touchées. Une politique nationale d’inclusion est essentielle pour maintenir le capital humain.

6. Conclusion

Le VIH reste un défi majeur pour la RDC, mais aussi une opportunité stratégique. Une réponse bien financée, intégrée et orientée vers la prévention peut renforcer la croissance, stabiliser la structure démographique et accroître la productivité nationale. Pour bâtir une RDC prospère, il est indispensable de considérer la lutte contre le VIH comme un investissement économique fondamental, et non comme une dépense sociale isolée.

 

Bibliographie

- Casale, M., & Whiteside, A. (2014). The impact of HIV/AIDS on economic development in Southern Africa. Journal of International Development, 26(1), 1-12.

- DNDi. (2025). Nouveau projet en RDC visant à améliorer l’accès aux soins des personnes atteintes de maladie à VIH à un stade avancé (IMPAACT4HIV). Drugs for Neglected Diseases initiative.

- Haacker, M., & Birungi, C. (2013). HIV/AIDS, demographic change, and economic growth in Africa. UNU-WIDER Working Paper.

- Kairu, A., Ndunda, P., & Kamau, S. (2024). Economic burden of HIV/AIDS care in East Africa: A systematic review. Health Economics Review.

- ONUSIDA. (2023). A Triple Dividend: The health, social and economic gains of financing the HIV response in Africa. Joint United Nations Programme on HIV/AIDS.

- ONUSIDA. (2024). Domestic revenues, debt relief and development aid: Pathways for ending AIDS by 2030. Joint United Nations Programme on HIV/AIDS.

- United Nations Office at Geneva (UNOG). (2025). En RDC, l’interruption de l’aide américaine à la réponse au VIH pourrait mettre des vies en danger. Communiqué officiel.

 

Par Prof. Bobo B. KABUNGU,
Économiste
Enseignant-chercheur
Directeur scientifique du Centre de recherche en sciences humaines (CRESH)
VIH et économie : liens, impacts et perspectives pour une RDC prospère
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Ogefrem- Yellowstone: 599.874.000 $ pour le projet de construction du port sec de kasumbalesa

L’office de gestion de frets multimodal (Ogefrem), dirigé par William Kazumba Mayombo, a signé, ce lundi 1er décembre,un contrat de concession historique avec Yellowstone, un consortium sud-africain, pour la construction et l’exploitation du port sec de Kasumbalesa (PSK) dans le Haut-Katanga. La cérémonie, organisée à l’hôtel Hilton de Kinshasa, a été présidée par le vice-Premier ministre en charge des transports, Jean-Pierre Bemba Gombo.

 
Un projet structurant, au cœur des flux régionaux

Situé à la frontière entre la RDC et la Zambie, Kasumbalesa est l’un des points névralgiques du commerce entre l’Afrique australe et le cœur du continent. Le futur PSK ambitionne de devenir la principale plateforme logistique des cargaisons en provenance de sept ports maritimes majeurs : Mombassa, Dar-es-Salam, Beira, Durban, Walvis Bay, Lobito et Luanda.

Pour l’Ogefrem, ce projet représente un accélérateur important. Avec un investissement de près de 600 millions USD, le consortium développera une plateforme moderne de 62 hectares, dans un modèle BOT (Build-Operate-Transfer) d’une durée de 23 ans.

« Une étape historique pour la RDC »

Dans son allocution, le directeur général de l’Ogefrem, William Kazumba, a exprimé son enthousiasme : « Ce partenariat public-privé marque une étape historique pour la République et pour notre Office », a-t-il déclaré, rappelant que l’idée du port sec remonte à 2005 mais n’avait jamais abouti jusqu’ici.

Le processus, a-t-il insisté, a été conduit dans la rigueur, selon la loi sur le partenariat public-privé (PPP) et validé par l'unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé (UC-PPP) et la direction générale de contrôle des marchés publics (DGCMP).

« Le port sec de Kasumbalesa vise à désengorger la frontière, fluidifier les échanges et améliorer la compétitivité du fret congolais. Il offrira une capacité annuelle de 30 millions de tonnes, le traitement de 2 500 camions/jour, des parkings pour 2 000 véhicules, un dépôt stratégique de 40 millions de litres, un entrepôt pharmaceutique, des services logistiques intégrés, ainsi qu’une interconnexion aux systèmes douaniers (SYDONIA World, GUICE RDC, ICE Borders) », a-t-il affirmé.

Pour sa part, le VPM Jean-Pierre Bemba a souligné que le PSK s’inscrit dans une vision globale de repositionnement de la RDC comme hub logistique régional.

« Ce contrat s’inscrit dans l’orientation stratégique du Chef de l’État visant à renforcer les infrastructures logistiques comme vecteur d’émergence », a souligné Jean-Pierre Bemba. Selon lui, le port sec générera plus de 1 milliard USD d’avantages économiques cumulés, auxquels s’ajoutent 123 millions USD de gains liés à l’amélioration de la sécurité routière.

Le futur visage du port sec : capacité XXL et services intégrés

Le PSK se distingue par une combinaison d’espaces et de services pensés pour absorber les flux croissants du corridor sud. Il comptera trois types d’entrepôts : hors douane extensible, sous-douane extensible, zone de quarantaine et stock de sécurité, avec une capacité de 2.000 camions dans ses parkings, un dépôt d’hydrocarbures, une caserne de sapeurs-pompiers, trois dortoirs pour plus de 1.000 employés, une réserve foncière sur la RN1 destinée à une station-service et des commerces.

En combinant l’ouverture du corridor de Banana, le PSK et la stratégie de facilitation logistique portée par l’Ogefrem, la RDC devrait bénéficier notamment de 2.000 emplois directs, 5.000 emplois indirects, d’une baisse notable des coûts logistiques, et d’un renforcement de la compétitivité des opérateurs nationaux.

Voici l'intégralité du discours du DG de l'Ogefrem William Kazumba Mayombo :

 

Honorables Députés et Sénateurs ;
Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement ;
Excellence Monsieur le Ministre du Portefeuille ; ici représenté
Monsieur le Conseiller du Chef de l'Etat en charge des infrastructures ;
Monsieur l'Inspecteur Général des Finances-Chef de service ; ici représenté
Monsieur le Secrétaire Général aux Transports ;
Excellences Messieurs les Ambassadeurs de la République Sud-Africaine, de l'Angola, de la Namibie,
Monsieur le Commissaire Provincial de la Police Nationale Congolaise ; ici représenté
Monsieur le Président du Conseil d'Administration de l'OGEFREM ; ici représenté
Messieurs les Administrateurs de l'OGEFREM ;
Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, tout protocole observé ;
Mesdames et Messieurs, Cadres et Agents de l’OGEFREM,

 

C'est avec un profond sentiment de fierté et d'espérance que je prends la parole aujourd'hui, à l'occasion de cette étape historique pour notre établissement public, l’Office de Gestion du Fret Multimodal, « OGEFREM » en sigle, pour notre pays, la République Démocratique du Congo, ainsi que pour l’ensemble de la région d'Afrique de l’Est et Australe, avec la signature officielle du Contrat de concession du Port Sec de Kasumbalesa(PSK), dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’OGEFREM et le Consortium Sud-africain YELLOWSTONE, reconnu pour son expertise dans les infrastructures logistiques et industrielles.

Avant toute chose, permettez-moi de rendre grâce à Dieu, qui nous accorde le souffle de vie, et qui, par sa miséricorde, a permis la réalisation de toutes les étapes et démarches nécessaires qui ont conduit à l’aboutissement de cet ambitieux projet, sans nul doute l’un des plus importants de l’histoire de l’OGEFREM en ses quarante-cinq ans d’existence.

Il convient de rappeler que le Projet du Port Sec de Kasumbalesa, dont les premières études remontent à 2005, a traversé plusieurs phases de relance et d’interruption, avant de connaître une matérialisation en 2018, avec la pose officielle de la première pierre non suivi malheureusement par le démarrage effectif des travaux avant de s’inscrire finalement avec notre avènement à la tête de l’Office, dans un processus complet d’appel d’offres qui aboutit à la signature du contrat de concession en ce jour mémorable.

Qu’il me soit permis à cette occasion, de rendre mes hommages les plus déférents au Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’État, qui ne ménage aucun effort pour permettre à notre pays d’assumer pleinement son rôle parmi les nations émergentes et sur la scène internationale. 

Dans un contexte marqué par les défis liés à la pacification du territoire, à la préservation de son intégrité et à l’unité nationale, face notamment à l’agression injustifiée de l’un de nos voisins, le Rwanda, Son Excellence Monsieur le Président de la République n’a cessé de placer ledéveloppement et la reconstruction du pays au cœur de ses priorités. C’est sous son impulsion que les organes degestion de l’OGEFREM se sont engagés dans la planification de l’érection de plateformes logistiques envisagées sur plusieurs sites du territoire national, conformément à ses missions de facilitation et d’assistance aux chargeurs, afin de contribuer à l’amélioration de la fluidité de la chaîne multimodale des transports.

Je ne saurais poursuivre ce mot sans exprimer mes hommages à Son Excellence Madame Judith SUMINUA TULUKA, Première Ministre et Cheffe du Gouvernement, pour le leadership qu’elle incarne à la tête du Gouvernement de la République, en plaçant le développement et la modernisation de ses infrastructures au centre de l’action gouvernementale.

Avec l’ensemble du personnel de l’OGRFREM, Je vous adresse tout particulièrement, Excellence Jean-Pierre

Bemba Gombo, Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement, nos remerciements les plus sincères et notre gratitude pour la politique que vous conduisez à la tête de notre Ministère de tutelle, orientée vers la transformation durable du secteur des Transports et l’amélioration de ses infrastructures, dont celles de l’OGEFREM.

Je salue également l’accompagnement constant que vous apportez à l’OGEFREM, comme à l’ensemble des établissements publics et entreprises du secteur, soutien qui se matérialise par de multiples actes et autorisations dont les effets sont pleinement visibles.

J’en veux pour preuve l’honneur que vous nous faites en plaçant la cérémonie de ce jour sous votre haut patronage, témoignant ainsi de votre implication personnelle dans ce projet depuis le début du lancement du processus d’appel d’offres. L’OGEFREM, ses dirigeants et l’ensemble de son personnel vous en expriment leur profonde gratitude.

Permettez-moi de souhaiter la bienvenue au Consortium YELLOWSTONE, désormais partenaire stratégique de l’OGEFREM dans la mise en œuvre du Port Sec de Kasumbalesa. Votre présence ici marque le début d’une collaboration que nous voulons exemplaire, durable et mutuellement bénéfique. Nous saluons votre engagement, votre expertise et la confiance que vous placez dans notre pays et ses institutions.

Honorables ;
Excellences ;
Mesdames et Messieurs, en vos titres et qualités respectifs,

La cérémonie qui nous rassemble aujourd'hui n'est pas une simple formalité ; elle est l'aboutissement d'un processus rigoureux et l'inscription d'un projet majeur dans l'avenir économique de notre Nation.

De par ses missions et suivant le Décret de sa création, l’Office de Gestion du Fret Multimodal, « OGEFREM » en sigle, établissement public à caractère administratif et technique, agit en qualité de Conseiller des Chargeurs de la République Démocratique du Congo. Sa mission principale consiste à défendre les intérêts de ces derniers en optimisant la gestion du fret congolais et en développant des infrastructures logistiques stratégiques, notamment les ports secs.

A cet effet, il a acquis, il y a plus de deux décennies, une concession de 62 hectares à Kasumbalesa, à la frontière entre la République Démocratique du Congo et la Zambie, spécialement destinée à l’érection d’un Port Sec, afin d’assurer la fluidité des frets à l’importation comme à l’exportation, de réduire les délais de transit, d’améliorer la coordination des opérations logistiques et de garantir une circulation efficace et sécurisée des marchandises le long des principaux corridors de transport desservant à la fois l’Afrique australe et la région de l’Afrique de l’Est.

C’est ici l’occasion de remercier sincèrement Son Excellence Monsieur le Gouverneur ainsi que le Gouvernement provincial du Haut Katanga, dont l’implication déterminante a permis à l’OGEFREM d’acquérir ce site, notamment grâce à l’octroi de toutes les facilitations nécessaires à la finalisation du processus d’acquisition.

Honorables Députés et Sénateurs;
Excellences ;
Mesdames et Messieurs, en vos titres et qualités
respectifs,

Il importe de relever que ce projet a connu les principales étapes ci-après, certaines menées par nos prédécesseurs, que je remercie pour l’intérêt manifesté par chacun d’eux en vue de réaliser ce projet et d’autres poursuivies sous notre mandat:

D’abord une phase préparatoire, qui a comporté les activités ci-après :

- l’acquisition du site, rendue possible grâce à l’accompagnement du Gouvernement provincial du Haut-Katanga, comme évoqué ci-haut, en 2004;

- l’élaboration des études de préfaisabilité par les experts de l’OGEFREM, en 2005 ;

- la réalisation des études de faisabilité par le Cabinet PricewaterhouseCoopers, en 2015 ;

- la conduite des études géotechniques par SRK Consulting, en 2015.

Ces travaux ont établi un constat sans équivoque, confirmant ce que nous savions déjà, notamment le fait que :

- d’abord, Kasumbalesa possède une vocation naturelle à devenir un hub logistique majeur, capable de fluidifier les échanges commerciaux, d’offrir des services modernes aux chargeurs et de désengorger une frontière où le trafic des remorques demeure intense et régulièrement saturé ;

- ensuite, les chargeurs sont confrontés à une situation devenue intenable, les files d’attente de camions, à l’import comme à l’export, s’étendant sur plus de 10 kilomètres le long de la RN1, avec pour conséquence des pertes économiques considérables et une insécurité chronique. Le temps moyen de passage à la frontière, qui pouvait atteindre cinq jours, consacrait la non-compétitivité de notre fret.

Une seconde phase de l’étude de faisabilité qui a porté sur les activités ci-après :

- la réalisation d’une étude de faisabilité complète portant sur la mise en œuvre du PSK et intégrant les volets technique, économique, commercial, financier, juridique et institutionnel, ainsi qu’une étude d’impact environnemental et un projet de dossier d’appel d’offres, conduite par le groupement international ARTELIA–CIRA, qui a soumis son rapport final en mai 2024, grâce à un appui financier de la Banque Africaine de Développement, que nous tenons également à remercier; la validation de cette étude par une Commission gouvernementale, composée notamment des délégués de l’OGEFREM, de la Primature, des Ministères des Transports, des Finances et du Budget, ainsi que des représentants de l’UC-PPP, en 2024 ;

- L’avis de conformité de l’UC-PPP sur les études de faisabilité, en 2024.

Une troisième phase d’appel d’offres qui s’est réalisée comme suit :

- l’élaboration du Dossier de Préqualification, suivie de l’obtention de l’Avis de Non-Objection de la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (DGCMP) ;

- la publication de l’Avis à Manifestation d’Intérêt, l’évaluation des candidatures reçues et l’Avis de Non- Objection sur la liste des candidats retenus ;

- l’obtention par la DGCMP des Avis de Non-Objection sur la liste des candidats préqualifiés, ;

- l’élaboration du Dossier d’Appel d’Offres (DAO), suivie de l’Avis de Non-Objection de la DGCMP sur ledit dossier, la notification du DAO aux candidats préqualifiés, le dépôt des offres et leur évaluation ;

- l’Avis de Non-Objection sur le rapport d’évaluation des offres et la notification à l’attributaire provisoire sur le candidat provisoirement sélectionné, ainsi que sur le projet de contrat négocié ;

- la mise en place, en 2024, d’un Comité de négociations, composé des délégués de l’OGEFREM, de la Primature des Ministères des Transports, des Finances et du Budget, ainsi que des représentants de l’UC-PPP ;

- la négociation du contrat, incluant une visite des installations de l’attributaire provisoire ainsi qu’un projet similaire réalisé par celui-ci.

Enfin, la quatrième phase, en cours, de la signature du contrat négocié entre les parties et ayant obtenu l’avis de non objection de la DGCMP.

Je tiens à souligner avec fierté et satisfaction que l’OGEFREM fait partie des rares structures publiques à avoir conduit un projet de partenariat public-privé dans le strict respect du cadre légal applicable aux Partenariats Public-Privé, en conformité avec la Loi n°18/016 du 9 juillet 2018 et ses mesures d’application. De l’actualisation et validation des études de faisabilité à l’attribution définitive du contrat au Consortium YELLOWSTONE, chaque étape a été menée avec rigueur et transparence.

Ce parcours exemplaire qui restera un cas d’école pour l’avenir, n’aurait pas été possible sans le soutien institutionnel de qualité que nous avons reçu de l’UC-PPP que je remercie chaleureusement pour son accompagnement technique de qualité. Il en est également des experts de la Primature, des Ministères des Transports, des Finances et du Budget et de la Cellule de gestion et de passation des marchés publics de l’OGEFREM.

Honorables ;
Excellences ;
Mesdames et Messieurs, en vos titres et qualités respectifs,

Le contrat de concession du Port Sec de Kasumbalesa que nous signons aujourd’hui entre l’OGEFREM et le Consortium YELLOWSTONE marque une étape majeure dans le développement des infrastructures logistiques de notre pays. Il s’agit d’un Partenariat Public-Privé (PPP), sous forme de concession de type BOT (Build, Operate and Transfer), conformément à la Loi n°18/016 du 09 juillet 2018 relative au partenariat public-privé.

À travers ce contrat, l’Autorité contractante confie au partenaire privé, en l’occurrence le Consortium YELLOWSTONE, le droit exclusif de développer, financer, construire, exploiter et entretenir un port sec moderne à Kasumbalesa, dans la province du Haut-katanga, pour une durée de 23 ans, incluant la phase de construction.

Ce partenariat ambitieux mobilise un investissement total de 599,874 millions de dollars américains toutes Taxes comprises (TTC), totalement pris en charge par le Consortium YELLOWSTONE, justifiant pleinement le recours au modèle PPP compte tenu de l’envergure financière du projet et de l’expertise technique requise.

Avant d’aller plus loin, je tiens à exprimer, au nom de l’OGEFREM, mes sincères remerciements au Consortium YELLOWSTONE, qui a cru en la vision portée par ce projet structurant et a choisi de faire confiance à notre institution pour le concrétiser ensemble.

Le projet de Port Sec de Kasumbalesa est conçu comme un centre logistique moderne, interconnecté aux différents modes de transport, visant à assurer la manutention, le stockage, l’inspection réglementaire et le dédouanement des marchandises faisant l’objet d’échanges internationaux. Véritable prolongement terrestre des ports maritimes desservant la RDC, ce port sec répondra aux normes internationales en matière de traitement des frets grâce à des infrastructures et équipements logistiques de pointe.

Il intégrera également l’ensemble des services administratifs nécessaires – douane, immigration, quarantaine, contrôle qualité et sécurité – pour garantir un traitement rapide, fiable et sécurisé des flux de marchandises.

Ce projet devra permettre aussi d’assurer la fluidité des frets à l’importation comme à l’exportation avec une incidence positive sur l’accroissement des recettes publiques et sur l’amélioration des opérations économiques ; de réduire les délais dans les dédouanements des cargaisons à l'importation, paramètre non négligeable dans l’amélioration du climat des affaires et de maîtriser le volume des échanges et les statistiques nationales qui constituent un outil stratégique des politiques économiques du pays.

A cet effet, les résultats ci-après sont attendus dans le cadre du Projet, notamment :

- Le désengorgement de la RN1, en réduisant les files de camions et les délais de dédouanement, ce qui constitue un levier essentiel pour l’amélioration du climat des affaires dans notre pays ;

- L’installation d’une capacité annuelle de traitement du fret estimée à 30 millions de tonnes, assurant la fluidité des échanges commerciaux transfrontaliers ;

- La mise en place d’aires de stationnement pour au moins 2 000 camions, dotées d’espaces de repos adaptés pour les transporteurs ;

- Une capacité de dédouanement de plus de 2 500 camions par jour, avec un temps moyen de traitement réduit à deux heures par camion-remorque ;

- La création d’un dépôt stratégique de carburant de 40 millions de litres, représentant l’équivalent d’un mois d’importation pour la zone Sud, initialement dédié aux produits finis, à savoir 70 % de gasoil et 30 % d’essence ;

- La mise en place d’un entrepôt pharmaceutique sous atmosphère contrôlée, pour stocker les médicaments et produits sensibles ;

- La fourniture de services logistiques intégrés, tels que le reconditionnement, le co-packing, le marquage, l’étiquetage, la traçabilité, ainsi que le stockage et la distribution mutualisée au bénéfice des importateurs et grossistes ;

- La distinction entre deux plateformes logistiques: l’une en zone sous douane, dédiée à l’éclatement, au regroupement et au tri des marchandises ; l’autre en zone hors douane, pour les opérations de transit et d’entreposage classique ;

- Le stockage des produits miniers nationaux, pour le groupage et d’autres opérations préalables à l’exportation ;

- Le renforcement du contrôle et de la sécurité des marchandises, au moyen de scanners pour gros porteurs et de pèse-essieux dynamiques ;

- La création de plus de deux mille emplois directs et cinq mille emplois indirects, générant ainsi un impact social positif et contribuant à l’urbanisation progressive de la cité frontalière de Kasumbalesa ;

- La connexion du port sec au réseau ferroviaire, grâce à un embranchement à la ligne Sakania–Lubumbashi, qui le reliera aux principaux corridors logistiques du pays et de la sous-région.

Le Port Sec de Kasumbalesa sera doté d'un Guichet Unique interconnecté à plusieurs systèmes actuellement utilisés dans secteurs douaniers et du commerce extérieur de la RD CONGO (PMS, ICE Borders, SYDONIA World et GUICE RDC). A ce titre, il assurera une transparence et un contrôle strict de toutes les cargaisons, endiguant ainsi la fraude généralisée et maximisant les recettes du Trésor.

Ces résultats, nous les portons ensemble comme les fondements d’un développement logistique ambitieux, au service de la compétitivité nationale et de l’intégration économique régionale. Le Projet Port Sec de Kasumbalesa est la solution d’avenir pour nos chargeurs.

Honorables Députés et Sénateurs ;
Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre des
Transports, Voies de Communication et de Désenclavement ;
Excellence Monsieur le Ministre du Portefeuille ; ici représenté
Monsieur le Conseiller du Chef de l'Etat en charge des
infrastructures ;
Monsieur l'Inspecteur Général des Finances-Chef de service ; ici représenté
Monsieur le Secrétaire Général aux Transports ;
Excellences Messieurs les Ambassadeurs de la République Sud- Africaine, de l'Angola, de la Namibie,
Monsieur le Commissaire Provincial de la Police Nationale Congolaise ; ici représenté
Monsieur le Président du Conseil d'Administration de l'OGEFREM ; ici représenté
Messieurs les Administrateurs de l'OGEFREM ;
Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, tout protocole observé ;
Mesdames et Messieurs, Cadres et Agents de l’OGEFREM,

En signant ce contrat de concession pour une mise en exploitation de la plateforme après la période de construction, nous nous assurons que cette infrastructure vitale sera construite et exploitée selon les meilleurs standards.

Pour que cette vision de fluidité totale et de viabilité économique se réalise pleinement, il est de notre aspiration la plus fervente que l'ensemble des véhicules commerciaux, sans exception, ayant vocation à transiter par ce poste-frontière, trouve son chemin exclusivement à travers cette nouvelle infrastructure moderne, afin d'éliminer définitivement la congestion et de garantir l'efficacité maximale pour tous nos chargeurs, et la viabilité du modèle économique. Je souhaite que cette adhésion totale aux services du Port sec devienne le moteur de notre succès collectif. C'est pourquoi, Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, la Direction Générale de l'OGEFREM réitère la sollicitation de votre implication pour garantir une validation rapide de ce projet par le Gouvernement de la République, afin de procéder sans délai au lancement des travaux, aussitôt l’autorisation du Gouvernent obtenue et dont la durée est estimée à 20 mois à partir de Janvier 2026.

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo ! Que Dieu bénisse le Projet du Port Sec de Kasumbalesa !
Je vous remercie.

 

Le pouvoir du peuple 

Ogefrem- Yellowstone: 599.874.000 $ pour  le projet de construction du port sec de kasumbalesa
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Kinshasa : l’ODEP dénonce une atteinte grave à l’autonomie provinciale

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a vivement réagi, ce jeudi, à l’annonce d’une mission de contrôle du ministère de l’Intérieur sur la gestion financière de la Ville de Kinshasa. Dans un communiqué, l’organisation affirme que cette initiative « n’a aucune base légale » et constitue « une atteinte grave à l’autonomie provinciale ».

Selon l’ODEP, la Constitution garantit aux provinces une autonomie administrative et financière, et ne reconnaît qu’à trois institutions la compétence de contrôler leurs finances : la Cour des comptes, l’Inspection générale des finances (IGF) uniquement dans les conditions strictement prévues par la loi et les Assemblées provinciales. Toute intervention du ministère de l’Intérieur en dehors de ces cadres légaux relèverait, selon l’organisation, d’une immixtion injustifiée et dangereuse pour l’État de droit.

L’ODEP reconnaît néanmoins les préoccupations croissantes des habitants de Kinshasa face à la dégradation de la gouvernance locale : montée de l’insécurité, insalubrité, recul des services publics. Mais, insiste-t-elle, ces dysfonctionnements ne sauraient justifier la violation des règles constitutionnelles. « La fin ne justifie pas les moyens lorsque la Constitution est contournée », rappelle l’organisation.

Tout en appelant à un audit rigoureux, objectif et indépendant de la gestion provinciale, l’ODEP exhorte le gouvernement central à respecter les compétences légalement établies et à éviter toute instrumentalisation administrative. La transparence, souligne-t-elle, ne peut se construire qu’à travers les mécanismes fixés par l’État de droit.

L’organisation conclut en appelant au renforcement de l’intégrité publique et au respect scrupuleux des procédures légales, conditions indispensables pour préserver la décentralisation et consolider la gouvernance démocratique en RDC.

 

LK

Kinshasa : l’ODEP dénonce une atteinte grave à l’autonomie provinciale
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Paiements numériques : la BCC renforce le contrôle autour du Switch Monétique National

La Banque Centrale du Congo (BCC) a réaffirmé, mardi 25 novembre 2025 à Kinshasa, son rôle de garant de la transparence financière lors d’une réunion stratégique présidée par le Gouverneur André Wameso. Cette rencontre a réuni la société SONAL SA, la Primature, le Ministère du Numérique, la CENAREF, le Conseil National de Sécurité ainsi que plusieurs partenaires techniques, dans le cadre de la Convention-Cadre interinstitutionnelle BCC–SONAL.

Au centre des échanges figurait la sécurisation et la traçabilité des flux financiers liés aux opérations de paiement, en particulier dans le secteur des paris. Le Gouverneur Wameso a rappelé que la BCC, en sa qualité d’autorité monétaire, veille à ce que toutes les transactions passent par des circuits formels, condition indispensable pour prévenir la fraude, le blanchiment et l’opacité financière.

Il a également souligné l’importance stratégique du Switch Monétique National, une infrastructure conçue pour garantir la sécurité des paiements entre parieurs et opérateurs agréés. Son déploiement progressif doit permettre un contrôle renforcé des flux et une meilleure protection des utilisateurs.

Les institutions présentes ont salué cette initiative, réaffirmant leur engagement à accélérer les travaux techniques. Une feuille de route a été adoptée : elle prévoit l’intégration des opérateurs au Switch Monétique National dans un délai de 12 semaines. Une étape décisive vers un écosystème monétique plus sûr, moderne et transparent en République démocratique du Congo.

 

LK

Paiements numériques : la BCC renforce le contrôle autour du Switch Monétique National
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RDC : Le ministère de l'Économie met à disposition de la population l'outil TALO pour suivre les prix des produits de première nécessité

Dans une démarche de transparence et de responsabilisation des consommateurs, le ministère de l'Économie nationale a annoncé la disponibilité de l’outil TALO, un dispositif numérique conçu pour permettre au public de suivre l’évolution des prix des produits de première nécessité sur le marché.

Le bulletin du mois d’octobre 2025 est désormais accessible. Il présente les tendances des prix relevés à Kinshasa sur plusieurs produits essentiels à la consommation des ménages. L’objectif est de permettre à chaque citoyen de s’informer de manière autonome, en attendant la mise à disposition progressive des données issues des autres provinces du pays.

En publiant régulièrement ces bulletins, le gouvernement souhaite renforcer la transparence économique, favoriser une meilleure compréhension des dynamiques du marché et encourager une consommation responsable.

Cette initiative entre dans le cadre des efforts de stabilisation du pouvoir d’achat et de lutte contre la spéculation sur les prix. Le bulletin de novembre est attendu dans les prochains jours avec des données élargies à l’ensemble du territoire national.

 

A. BOPE

RDC : Le ministère de l'Économie met à disposition de la population l'outil TALO pour suivre les prix des produits de première nécessité
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