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Gestion pétrolière en RDC : plus de 44 millions USD récupérés en six mois

La République démocratique du Congo enregistre une performance notable dans la gestion de son secteur pétrolier. Au second semestre 2025, l’État a récupéré 44.434.356 dollars américains grâce à une meilleure maîtrise du mécanisme des Pertes et Manques à Gagner (PMAG) dans les zones Sud, Est et Nord du pays.

L’information émane du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP), à travers le communiqué n°106/2026 du ministère de l’Économie nationale. Cette annonce intervient après un premier gain de 22.311.802,43 USD réalisé dans la zone Ouest au quatrième trimestre 2025, confirmant une dynamique de redressement progressif.

D’après les autorités, ces résultats traduisent des avancées significatives dans la gestion et la transparence du calcul des PMAG, un dispositif central dans la régulation du secteur pétrolier aval. La rationalisation des procédures aurait permis d’améliorer la traçabilité des données économiques et d’optimiser les recettes au profit du Trésor public.

Président de la Commission des hydrocarbures de la FEC/Haut-Katanga, Joseph Twite Maloba salue un mécanisme désormais « gagnant-gagnant », estimant que les réformes engagées favorisent un meilleur équilibre entre l’État et les sociétés pétrolières, dans un climat de collaboration renforcé.

Pour sa part, le Comité de Réglementation des Prix souligne que cette évolution s’inscrit dans la vision du Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, axée sur l’équité dans la fixation des prix, la rationalisation des charges publiques et la protection du pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement voit dans ces performances un tournant dans la gouvernance du secteur pétrolier, marqué par une coordination interinstitutionnelle accrue et une gestion plus rigoureuse des mécanismes financiers stratégiques.

 

LK

 

Gestion pétrolière en RDC : plus de 44 millions USD récupérés en six mois
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Nord-Kivu : la mine de Rubaya au centre d’un rapprochement stratégique avec les USA

La République démocratique du Congo envisage d’intégrer la mine de coltan de Rubaya dans un futur partenariat stratégique avec les États-Unis. L’information, révélée par l’agence Reuters, s’appuie sur un document gouvernemental consulté par ses services.

Située dans la province du Nord-Kivu, la mine de Rubaya figure parmi les plus importants gisements mondiaux de tantale, un métal issu du coltan et indispensable à la fabrication de composants électroniques. Smartphones, ordinateurs, équipements de pointe ou encore industrie aérospatiale dépendent fortement de ce minerai stratégique.

Cependant, le site reste à ce jour sous le contrôle des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars (AFC/M23), dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est du pays. Plusieurs zones minières clés échappent encore à l’autorité de Kinshasa, ce qui complique toute relance effective des activités.

D’après le document évoqué, la reprise des opérations commerciales à Rubaya nécessiterait un investissement estimé entre 50 et 150 millions de dollars. Ces fonds serviraient notamment à sécuriser le périmètre, réhabiliter les infrastructures et remettre en marche la chaîne d’extraction et d’exportation.

Pour Washington, l’enjeu est stratégique : sécuriser l’accès aux minerais critiques afin de réduire la dépendance vis-à-vis de certains marchés asiatiques. Pour Kinshasa, il s’agit d’attirer des capitaux capables de renforcer la traçabilité, encourager la transformation locale et accroître la valeur ajoutée du secteur minier congolais.

L’intégration de Rubaya dans les discussions bilatérales illustre la dimension géopolitique croissante des ressources congolaises. Reste toutefois une double inconnue : l’amélioration durable de la situation sécuritaire sur le terrain et l’aboutissement des négociations en un accord formel entre les deux États.

À ce stade, aucune réaction officielle n’a été communiquée par les autorités congolaises au sujet du document cité.

 

LK

 

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Paie des agents publics : l’Exécutif rassure et annonce un déblocage complet sous 72 heures

Réuni en séance exceptionnelle le 16 février 2026 sous la conduite de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, le Gouvernement a examiné en profondeur la situation économique du pays, avec un accent particulier sur le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État.

Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des versements et de réaffirmer l’engagement de l’Exécutif en faveur d’une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

Selon les autorités, les retards et l’échelonnement constatés ces dernières semaines s’expliquent par des ajustements techniques liés à la modernisation du système de traitement des rémunérations. Dans ce cadre, certaines catégories jugées prioritaires ont été servies en premier, notamment les éléments des forces de défense et de sécurité ainsi que les enseignants de la capitale, dont les salaires ont été versés avant la fin du mois de janvier.

Le Gouvernement assure toutefois que la situation est en voie de normalisation. L’ensemble des paiements en souffrance devrait être régularisé dans un délai de 72 heures, présenté comme un engagement ferme à l’endroit des fonctionnaires encore en attente.

De son côté, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a tenu à rassurer sur la capacité de l’État à honorer ses engagements. Il affirme que les ressources budgétaires sont disponibles et que les équilibres financiers demeurent sous contrôle.

Par ailleurs, la collaboration avec la Banque centrale du Congo a été renforcée afin d’accélérer les transactions et de préserver la stabilité macroéconomique.

À travers cette communication, l’Exécutif cherche à apaiser les inquiétudes, à consolider la confiance des agents publics et à réaffirmer sa détermination à protéger le pouvoir d’achat des fonctionnaires, dans un contexte économique marqué par de fortes attentes sociales.

 

LK

Paie des agents publics : l’Exécutif rassure et annonce un déblocage complet sous 72 heures
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RDC : Retards de salaires, Kambinga plaide pour une gestion rigoureuse des finances publiques

Depuis le début de l’année, de nombreux fonctionnaires de la République démocratique du Congo subissent des retards inhabituels dans le paiement de leurs salaires, alimentant inquiétudes et débats dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Dans une vidéo publiée sur son compte X, Germain Kambinga, président du parti Le Centre et ancien ministre de l’Industrie, a apporté un éclairage technique sur cette situation, soulignant l’importance de distinguer clairement les rôles des institutions concernées.

« La situation macroéconomique reste suffisamment stable pour que l’État puisse rétablir l’ordre rapidement », affirme-t-il. « Les moyens existent, il suffit de les gérer avec rigueur et anticipation », ajoute-t-il, invitant à ne pas céder à la panique.

Selon lui, le ministère des Finances a la responsabilité centrale de garantir que l’État dispose des ressources nécessaires pour financer ses politiques publiques. Cela implique la gestion du budget, la constitution de réserves en période d’excédent et, le cas échéant, le recours à des mécanismes budgétaires ou à l’endettement.

« Le rôle du ministère des Finances est régalien et précis : assurer la solvabilité de l’État, sans confusion avec d’autres institutions », insiste Kambinga.

Quant à la Banque centrale, elle fonctionne selon le principe d’indépendance. Sa mission n’est pas de financer directement l’État, mais de protéger la monnaie nationale et d’en assurer la stabilité face à l’inflation et aux fluctuations économiques. « La Banque centrale est comme un parent qui veille à la santé de son enfant, la monnaie », illustre-t-il.

Pour Kambinga, confondre les responsabilités du ministère des Finances et de la Banque centrale alimente les malentendus et les tensions sociales. « Lier la politique monétaire indépendante aux soucis budgétaires conjoncturels, c’est abandonner la responsabilité du gouvernement et créer des convulsions sociales », avertit-il.

L’ex-ministre plaide pour une meilleure information et une communication claire à l’intention des citoyens : « Il est essentiel que chacun comprenne qui fait quoi, pour éviter la confusion et garantir l’efficacité des politiques publiques ».

Selon lui, derrière chaque retard de salaire se cache un mécanisme économique complexe, mais des solutions existent si le gouvernement et les institutions financières adoptent une approche rigoureuse et coordonnée.

 

LK

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RDC : des investisseurs indiens s'engagent dans la relance de la filière Sucrière

Dans le cadre de la relance de la filière sucre en République démocratique du Congo, des groupes d’investisseurs indiens, leaders mondiaux de l’industrie sucrière, ont été reçus ce mercredi à Kinshasa par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohindo Nzangi.

Au cours de cette rencontre, plusieurs mémorandums de collaboration ont été signés, portant sur la réhabilitation de sites stratégiques et l’augmentation de la production de sucre dans les régions du Centre et de l’Est du pays. Le ministre Mohindo Nzangi a insisté sur l’importance de moderniser la filière pour renforcer la sécurité alimentaire et soutenir le développement économique local.

Les discussions ont également abordé l’implantation d’une grande sucrerie moderne à Sakania, dans le Haut-Katanga, un projet jugé stratégique pour stimuler la production nationale, réduire la dépendance aux importations et créer des emplois durables pour la population locale.

Cette initiative s’inscrit dans une vision globale du gouvernement visant à transformer la filière sucrière en un secteur moderne et compétitif, capable de contribuer significativement à la croissance économique et à l’industrialisation du pays.

 

LK

RDC : des investisseurs indiens s'engagent dans la relance de la filière Sucrière
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Mining Indaba 2026 : la RDC, moteur de la transformation minière africaine 

Lors du Symposium ministériel de l’Investing in African Mining Indaba 2026, la RDC a réaffirmé son rôle stratégique dans le secteur minier africain. Placée sous le thème « Miser sur l’Afrique : mobiliser les capitaux par le partenariat », la rencontre a rassemblé ce dimanche 8 Février ministres, investisseurs et partenaires internationaux.

 Le Ministre des Mines, SEM Louis Watum Kabamba, a présenté la RDC comme un partenaire fiable, engagé dans la transparence et la coopération internationale. Il a souligné l’importance d’un climat d’affaires stable et prévisible, basé sur la bonne gouvernance, la sécurité et le respect des lois.

Le pays, riche en ressources essentielles à la transition énergétique, mise sur la valorisation locale des minerais et sur la coopération régionale pour renforcer son industrialisation et son intégration économique. Parmi les projets phares, le fer de la Grande Orientale (MIFOR) vise à relier le nord-est de l’Afrique du Sud au port en eau profonde de Banana, renforçant ainsi la logistique et la compétitivité de la RDC.

À travers sa participation à Mining Indaba 2026, la RDC confirme sa volonté d’être un acteur central de la transformation minière africaine, fondée sur des partenariats stratégiques et une valorisation durable de ses ressources.

 

LK

Mining Indaba 2026 : la RDC, moteur de la transformation minière africaine 
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Mines en RDC : le gouvernement rappelle aux sociétés minières l’obligation de céder 5 % du capital aux travailleurs congolais 

Le gouvernement congolais hausse le ton face aux entreprises minières opérant sur le territoire national. Dans une correspondance officielle récemment adressée aux sociétés du secteur, le ministère des Mines réaffirme l’obligation légale de réserver 5 % du capital social aux travailleurs congolais.

Cette exigence, inscrite dans le Code minier ainsi que dans son Règlement d’application, traduit la volonté des autorités de renforcer l’implication des nationaux dans l’exploitation des ressources naturelles du pays. Elle vise également à améliorer la redistribution des retombées économiques générées par un secteur stratégique pour l’économie congolaise.

Dans sa note, le ministre des Mines invite les entreprises concernées à transmettre, dans les meilleurs délais, les éléments prouvant leur conformité à cette disposition légale. Néanmoins, un moratoire allant jusqu’au 31 juillet 2026 est accordé aux sociétés qui n’auraient pas encore pleinement satisfait à cette obligation.

Les documents exigés comprennent notamment les statuts actualisés, les pactes d’actionnaires, les registres d’actionnaires ou d’associés dûment tenus, ainsi que toute autre pièce juridique attestant du respect de la législation congolaise et des Actes uniformes de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).

À travers cette démarche, les autorités entendent renforcer la gouvernance du secteur minier, promouvoir la justice sociale et garantir une participation plus équitable des travailleurs congolais aux bénéfices issus de l’exploitation des richesses du sous-sol national.

 

LK

Mines en RDC : le gouvernement rappelle aux sociétés minières l’obligation de céder 5 % du capital aux travailleurs congolais 
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Félix Tshisekedi aux Émirats arabes unis pour la signature d’un accord économique

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a quitté Kinshasa ce dimanche 1er février en fin d’après-midi pour se rendre aux Émirats arabes unis.

Ce déplacement officiel s’inscrit dans le cadre de la signature d’un partenariat économique entre la RDC et les Émirats arabes unis. La cérémonie officielle est prévue ce lundi 2 février au palais présidentiel de Qasr Al Watan, en présence du Président émirati, Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, et de son homologue congolais.

Cet accord de coopération économique vise à renforcer et à transformer les échanges commerciaux ainsi que les flux d’investissements entre les deux États. Il s’inscrit également dans la stratégie nationale de diversification des partenariats économiques de la République démocratique du Congo.

 

Ernest Kandala

Félix Tshisekedi aux Émirats arabes unis pour la signature d’un accord économique
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OCC : Julien Paluku impose des mesures de sauvegarde face aux soupçons de détournement

Dans un contexte marqué par de graves soupçons de malversations financières évaluées à plusieurs millions de dollars, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a pris une série de mesures conservatoires afin de sécuriser les finances de l’Office congolais de contrôle (OCC). Ces décisions interviennent en attendant les conclusions de l’enquête en cours visant notamment le directeur général de cet établissement public.

Face à ce qu’il qualifie de période « critique », le ministre a ordonné la suspension immédiate de tout mouvement du personnel ainsi que de tout avancement en grade sur l’ensemble du territoire national. Toutes les mises en place administratives au sein de l’OCC sont ainsi gelées jusqu’à nouvel ordre, dans le but de prévenir d’éventuelles irrégularités supplémentaires.

Par ailleurs, l’engagement de nouvelles dépenses est strictement interdit, à l’exception de celles liées au fonctionnement courant de l’Office et au paiement des salaires du personnel. Désormais, toute dépense ne relevant pas de ce cadre devra obtenir l’approbation préalable de la tutelle.

Autre mesure forte : la direction générale de l’OCC est temporairement privée de la possibilité de signer des contrats avec des tiers pendant toute la durée de la procédure disciplinaire en cours. À travers ces décisions, le ministère du Commerce extérieur entend renforcer la transparence, préserver les ressources publiques et garantir le bon déroulement de l’enquête.

 

LK

OCC : Julien Paluku impose des mesures de sauvegarde face aux soupçons de détournement
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Stabilité du franc congolais, un bien qui fait mal aux fossoyeurs de la souveraineté monétaire

Réaction du Groupe de recherche en économie et commerce (Grec) à une lettre ouverte adressée ce 28 janvier 2026 au Gouverneur de la BCC.

 

Quand certains regrettent la faiblesse du Franc Congolais, le Groupe de recherche en économie et commerce (Grec), offusqué par l’acharnement intellectuel et rhétorique observé dans certaines tribunes récentes à l’encontre de l’action de la Banque Centrale du Congo (BCC), rappelle que la rigueur monétaire n’est ni une nostalgie coloniale ni un refus de modernité. Face à une lecture qu’il juge idéologisée, partielle et déconnectée du cadre légal ainsi que des réalités macroéconomiques du pays, le Grec a estimé nécessaire d’éclairer l’opinion publique et de rétablir quelques vérités économiques élémentaires. Sa réaction déconstruit méthodiquement les thèses développées dans ladite lettre ouverte, en rétablissant les responsabilités, les cadres juridiques et les réalités institutionnelles.

1. Stabilité monétaire : un socle, pas un fétiche

Qualifier la stabilité des prix de « paradigme daté » relève moins d’une analyse rigoureuse que d’un contresens historique. Comme le rappelle Milton Friedman, pourtant souvent invoqué à tort ou à raison par ses détracteurs, « l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire » (Friedman, 1963). Dans des économies à mémoire inflationniste aiguë, la stabilité monétaire constitue un préalable à toute projection « intertemporelle »crédible.

La littérature économique est sans ambiguïté : une monnaie instable détruit l’épargne, raccourcit l’horizon de décision des agents et alimente la dollarisation. À ce titre, Blanchard souligne que « la stabilité macroéconomique n’est pas un objectif en soi, mais une condition nécessaire à une croissance soutenable » (Blanchard, 2017). En RDC, où la majorité de la population est rémunérée en francs congolais, ce principe prend une dimension sociale et politique évidente.

2. Modernité monétaire : séquençage contre incantation

Contrairement à ce qui est avancé, la Banque Centrale du Congo n’ignore ni la monnaie scripturale ni les infrastructures de paiement modernes. Elle en appréhende simplement les conditions de viabilité. Comme le rappelle la Banque des règlements internationaux, « les systèmes de paiement sûrs et efficaces reposent avant tout sur la solidité institutionnelle, la confiance et la gouvernance » (BIS, 2020).

La modernité monétaire n’est pas un slogan technologique. Elle est une architecture. Dans les économies à faible profondeur financière, une expansion monétaire non disciplinée ou une digitalisation mal encadrée ne produit pas de souveraineté, mais des vulnérabilités systémiques. À cet égard, l’approche graduelle et prudente de la BCC s’inscrit pleinement dans les standards internationaux.

3. Création monétaire et développement : attention aux raccourcis

La tentation de faire de la Banque Centrale le substitut d’une politique industrielle absente est intellectuellement séduisante, mais économiquement dangereuse. Comme le rappellent Acemoglu et Robinson, « les institutions économiques inclusives reposent sur des règles crédibles et prévisibles, non sur la discrétion permanente » (Acemoglu & Robinson, 2012).

La coordination entre politique monétaire et politique budgétaire suppose des capacités administratives, fiscales et productives que la création monétaire, à elle seule, ne saurait remplacer. Demander à la BCC de « forcer » la transformation structurelle revient à lui imputer les responsabilités d’autres sphères de l’action publique.

4. Dédollarisation : une responsabilité d’État, pas un décret monétaire

La dédollarisation durable commence là où l’État assume pleinement sa monnaie. Comme l’indique Reinhart, « la dollarisation est moins un choix idéologique qu’une réponse rationnelle à l’incertitude institutionnelle » (Reinhart, Rogoff & Savastano, 2003). La Banque centrale peut accompagner, inciter et encadrer, mais elle ne peut se substituer aux décisions budgétaires, fiscales et salariales du gouvernement.

5. Note conclusive

La Banque Centrale du Congo n’est ni archaïque, ni frileuse, ni prisonnière d’un passé colonial fantasmé. Elle agit dans le cadre précis de son mandat légal, avec une responsabilité claire : restaurer et préserver la confiance dans le Franc Congolais. Dans un pays longtemps meurtri par l’instabilité monétaire, cette action est moins une obsession qu’un acte de salubrité économique.

En attendant la vulgarisation du Plan Stratégique de la BCC 2026-2030, l’Autorité monétaire attire l’attention du lecteur et l’interpelle dès l’entame de son propos : « Pendant trop longtemps, nous avons vécu avec l’idée que le Franc Congolais était condamné à la faiblesse. La dépréciation de notre monnaie était devenue une habitude, presqu’une normalité. On finissait par ne plus se poser la question du “pourquoi”, comme si tout cela allait de soi. Je veux le dire clairement : le Franc Congolais n’a pas vocation à être faible. Il n’existe pas de fatalité monétaire. Il y a des choix, des institutions et une capacité collective à assumer ces choix dans la durée. Les épisodes récents d’appréciation et de stabilisation du Franc Congolais montrent que lorsque nous agissons avec lucidité, discipline et cohérence, l’histoire peut s’écrire autrement. Au cœur de ce plan, nous avons formulé notre raison d’être : veiller à ce que le Franc Congolais contribue à la prospérité du pays et de ses habitants. Cette phrase est notre boussole. Chaque décision de politique monétaire, chaque réforme interne, chaque évolution de nos instruments devra être jugée à cette aune simple : est-ce que cela renforce le rôle du Franc Congolais au service de la prospérité du Congo et du bien-être de sa population ? » (BCC, 2025).

C’est vraisemblablement ce renforcement de la monnaie nationale accueilli comme un soulagement par la grande majorité de la population, du reste rémunérée en CDF, qui froisse une minorité d’universitaires sans expérience monétaire éprouvée et défendant, au nom de théories désarticulées, des intérêts des lobbys qui ont longtemps tiré profit de la dépréciation de la monnaie de la RDC consacrée par la Constitution. Quoi qu’il en soit, la BCC est vivement encouragée à veiller à ce que le Franc Congolais contribue à la prospérité du pays et de ses habitants. Avec comme piliers l’indépendance, la gouvernance, la communication, les ressources humaines, la digitalisation et l’inclusion financière, ce plan stratégique est plus que digne de confiance, autant que le Franc Congolais, patrimoine national, qui est redevenu une source de fierté.

En définitive, si lorsque la monnaie cesse de s’effondrer, certains regrettent le confort intellectuel du chaos, le Grec, pour sa part, choisit la rigueur, la clairvoyance et la souveraineté responsable.

 

Groupe de recherche en économie et commerce (Grec)

Références
Acemoglu, D., & Robinson, J. A. (2012). Why nations fail: The origins of power, prosperity, and poverty. Crown Business.
Banque Centrale du Congo. (2025). Plan Stratégique de la Banque Centrale du Congo 2020-2026. BCC.
Banque des règlements internationaux. (2020). Sound practices: implications of fintechdevelopments for banks and bank supervisors. BIS.
Blanchard, O. (2017). Macroeconomics (7th ed.). Pearson Education.
Friedman, M. (1963). Inflation: Causes and consequences. Asia Publishing House.
Reinhart, C. M., Rogoff, K. S., & Savastano, M. A. (2003). Addicted to dollars. NBER Working Paper No. 10015.
Stabilité du franc congolais, un bien qui fait mal aux fossoyeurs de la souveraineté monétaire
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Sud-Kivu : Uvira et Fizi relancent les échanges lacustres sur le lac Tanganyika

Les activités commerciales sur le lac Tanganyika ont officiellement repris ce mardi 27 janvier 2026, après plus d’un mois et demi de suspension consécutive à l’occupation de la ville d’Uvira par les rebelles du M23. L’annonce a été faite par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, et mise en application sur le terrain par l’administrateur du territoire de Fizi, Amy Kalonji Badibanga.

Désormais, les échanges lacustres entre Uvira, Fizi et Kalemie, ainsi qu’avec les pays voisins — Burundi, Tanzanie et Zambie — sont de nouveau autorisés. Cette reprise vise à soulager les populations locales et à relancer une économie fortement affectée par l’insécurité et l’interruption prolongée des activités commerciales.

« Aujourd’hui, 27 janvier 2026, j’annonce la réouverture de toutes les activités commerciales lacustres sur le lac Tanganyika », a déclaré l’administrateur du territoire de Fizi à Radio Okapi. Il a rappelé que la suspension initiale avait pour objectif de prévenir toute infiltration des éléments du M23 vers les territoires de Fizi et la ville de Kalemie.

Avec cette décision, navires, bateaux et navettes sont désormais autorisés à circuler sur l’ensemble des axes lacustres reliant Kalemie, Uvira, Fizi et les pays riverains.

Toutefois, le gouverneur Jean-Jacques Purusi a appelé à une vigilance accrue des services de sécurité, soulignant que l’AFC-M23 demeure une menace potentielle capable de mener des incursions à tout moment dans la région.

 

LK

Sud-Kivu : Uvira et Fizi relancent les échanges lacustres sur le lac Tanganyika
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Haut-Katanga : la production de cuivre et de cobalt reprend partiellement après contrôle ministériel

Le ministère des Mines a annoncé, ce jeudi, la levée partielle et temporaire de la suspension des activités de traitement du cuivre et du cobalt dans la province du Haut-Katanga. Cette décision fait suite à une mission de contrôle menée par les services compétents, laquelle avait mis en évidence des manquements liés à la conformité administrative et à la traçabilité des substances minérales.

Selon le communiqué officiel, les opérateurs concernés recevront des notifications individuelles dans un délai de 72 heures. La reprise des activités restera toutefois strictement conditionnée au respect des normes légales et réglementaires, tant sur le plan administratif que sur celui de la traçabilité des produits miniers.

Le gouvernement souligne que cette mesure s’inscrit dans sa volonté de renforcer la gouvernance du secteur minier, tout en maintenant un équilibre entre la relance économique et le respect rigoureux du cadre légal.

 

LK

Haut-Katanga : la production de cuivre et de cobalt reprend partiellement après contrôle ministériel
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Commerce extérieur : le prix d’une tonne de cuivre en hausse de 2,37%

Le prix d’une tonne de cuivre observe une hausse sur les marchés internationaux, au cours de la période du 19 au 24 janvier 2026. Ce minerai se négocie à 13.179,20 USD la semaine sous analyse contre 12.874,05 USD la semaine précédente, soit une augmentation de 2,37% la tonne.      

Il convient de relever que la hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, agricoles et menus forestiers sont consécutives à l’offre et à la demande sur les marchés internationaux ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement. Ces variations ont un impact direct sur l’économie congolaise, fortement dépendante des exportations des matières premières, notamment dans le secteur minier. 

Pour rappel, la RDC est le premier producteur africain de cuivre. Les mines du pays ont livré 2,8 millions de tonnes en 2023, lui permettant de se hisser au rang de deuxième producteur mondial.

 

La Rédaction

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