En clôture de la mission d’apprentissage entre pairs organisée à Rome, en Italie, Denis Kadima Kazadi a défendu la nécessité pour les commissions électorales de renforcer leurs mécanismes de cybersécurité afin de protéger l’intégrité des processus démocratiques face à la montée des cybermenaces.
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Au cours d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Kinshasa, Martin Fayulu a livré un message centré sur la situation politique actuelle en République démocratique du Congo, appelant à l’ouverture urgente d’un dialogue national inclusif pour désamorcer les tensions qui traversent le pays.
Lors de sa conférence de presse tenue à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a abordé plusieurs questions majeures liées à la gouvernance, à la situation sécuritaire dans l’Est du pays, à l’économie ainsi qu’au débat politique national. Face aux journalistes, le Chef de l’État a insisté sur sa volonté de bâtir « un Congo souverain, respecté et productif », tout en réaffirmant son attachement à la liberté de la presse.
Deux ministres provinciaux du Kongo central ont quitté leurs fonctions ce mardi 5 mai, à peine quelques jours après leur entrée en fonction. Nommés le 28 avril dernier dans le cadre d’un réaménagement technique de l’exécutif provincial, ces départs précoces soulèvent de nombreuses interrogations.
Les démissionnaires sont Joseph Fonsalambi, qui avait en charge le Plan, le Budget, la Fonction publique ainsi que les secteurs du numérique et des PNTIC, et Jean Kiboko Ndombasi, responsable de l’Éducation, de la Santé, des Affaires sociales et de la Communication, tout en assumant également le rôle de porte-parole du gouvernement provincial.
Officiellement, les deux responsables justifient leur départ par des « raisons de convenance personnelle ». Une explication qui peine à convaincre dans les cercles politiques de la province, où l’on évoque plutôt des motivations stratégiques liées aux équilibres internes du pouvoir.
D’après des sources proches de Assemblée provinciale du Kongo Central, ces démissions s’inscriraient dans une logique de repositionnement politique. Les deux anciens ministres pourraient regagner leurs sièges de députés provinciaux afin de renforcer le poids du G17, un groupe de 17 élus réputé soutenir le gouverneur Grâce Bilolo.
Ce mouvement intervient alors que le climat politique provincial est marqué par de fortes tensions. Le gouverneur fait actuellement face à un réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, qui sollicite l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre pour un présumé détournement de deniers publics.
Une plénière jugée décisive est prévue le 17 mai prochain. Les députés provinciaux devront se prononcer sur la levée éventuelle des immunités du chef de l’exécutif provincial, une étape déterminante qui pourrait enclencher des poursuites judiciaires.
Dans ce contexte tendu, ces démissions apparaissent moins comme de simples décisions individuelles que comme les signes d’un réajustement stratégique au sein de la majorité provinciale. Plusieurs observateurs estiment que l’issue de la plénière à venir pourrait rebattre les cartes politiques dans la province.
En attendant cette échéance, l’exécutif du Kongo Central semble fragilisé, pris entre incertitudes judiciaires et recompositions politiques internes, dans une séquence qui maintient l’attention des acteurs politiques et de l’opinion publique.
LK
Le siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de Joseph Kabila, a été incendié ce lundi à Kinshasa. L’incident est survenu lors d’une marche organisée par l’Union sacrée, en soutien aux sanctions américaines visant l’ancien chef de l’État.
Des manifestants se sont dirigés vers les installations du parti avant de saccager les lieux et d’y mettre le feu. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de vandalisme, avec du mobilier détruit, dans un climat de forte tension.
Aucune communication officielle détaillée n’a encore précisé le bilan matériel complet ni d’éventuelles interpellations.
A. BOPE
L’UDPS et ses alliés appellent à une mobilisation ce lundi 4 mai à Kinshasa pour soutenir les sanctions américaines visant Joseph Kabila ainsi que le Rwanda.
Une marche a été organisé a cette occasion allant de la première rue limete au palais du peuple. Un mémorandum a été déposé à l’ambassade des États-Unis afin d’exprimer leur soutien aux mesures prises par Washington, perçues comme une réponse aux accusations de déstabilisation de la RDC.
À travers cette mobilisation, l’UDPS entend également afficher son appui à la politique du gouvernement face à la crise sécuritaire. Elle vise à rallier différentes couches de la population autour d’un message d’unité et de soutien aux initiatives internationales en faveur de la stabilité du pays.
La rédaction
Les États-Unis ont annoncé, ce jeudi 30 avril 2026, des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, qu’ils accusent de contribuer à l’instabilité du pays à travers un soutien présumé au groupe armé M23-AFC.
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo se réunit en séance plénière ce jeudi 30 avril 2026 à 14 heures, avec à l’ordre du jour plusieurs dossiers à forte portée institutionnelle et sociale.
Les travaux débuteront par l’adoption de l’ordre du jour, avant d’enchaîner avec l’examen de deux propositions de loi majeures.
La première porte sur la fixation des modalités d’organisation du référendum en RDC. Cette initiative législative est portée par le député national Paul Ngondankoy, et vise à encadrer juridiquement ce mécanisme constitutionnel souvent au cœur des débats politiques.
La seconde proposition concerne le secteur éducatif. Elle vise à modifier et compléter la loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 relative à l’enseignement national. Ce texte, initié par l’honorable César Matabaro, sera examiné dans un contexte particulier, puisqu’il intervient le même jour que la célébration de la Journée nationale de l’enseignement en RDC, conférant à ce débat une portée hautement symbolique.
Ces deux propositions de loi seront soumises à l’examen et, le cas échéant, à l’adoption des députés nationaux au cours de cette plénière annoncée par le rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli Eseng'Ekeli.
Cette séance s’annonce déterminante, tant pour l’évolution du cadre légal des consultations populaires que pour la réforme du système éducatif congolais, dans un contexte où les attentes du secteur restent particulièrement élevées.
LK
La motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, n’aura finalement pas donné lieu à un débat au sein de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Réunis en plénière ce mercredi, les députés ont rejeté la démarche dès son entame, mettant un terme prématuré à la procédure parlementaire.
À l’origine de ce dénouement, l’adoption d’une motion incidente et préjudicielle portée par le député national Garry Sakata. Ce mécanisme, prévu par le règlement intérieur de la Chambre, permet de suspendre ou d’interrompre l’examen d’une question avant même son traitement au fond. En l’espèce, il a empêché toute discussion sur les griefs formulés contre le membre du gouvernement.
Ainsi, les élus n’ont ni examiné le contenu de la motion initiale ni débattu de la responsabilité politique du ministre de l’Intérieur, privant l’opinion publique d’un éclairage attendu sur les accusations portées. Cette situation illustre, une fois de plus, le poids des procédures internes dans l’orientation des débats parlementaires.
Pour les initiateurs de la motion, ce rejet sans débat constitue un revers politique notable. Leur démarche visait à obtenir des explications et, le cas échéant, à engager la responsabilité du ministre devant la représentation nationale. En face, les partisans de la motion incidente justifient leur position par la nécessité de respecter les règles de recevabilité et d’éviter ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation politique des mécanismes de contrôle.
Au-delà de cet épisode, la séquence relance le débat sur l’effectivité du contrôle parlementaire en République démocratique du Congo. Si la Constitution confère à l’Assemblée nationale un pouvoir de surveillance de l’action gouvernementale, son exercice reste étroitement lié aux rapports de force politiques et aux stratégies procédurales.
Cette issue conforte Jacquemin Shabani Lukoo dans ses fonctions, écartant toute perspective immédiate de démission. Mais elle laisse en suspens les interrogations soulevées par ses détracteurs, dans un contexte où les attentes en matière de redevabilité publique demeurent fortes.
LK
La séance plénière de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, tenue ce mardi 28 avril 2026 au Palais du Peuple sous la présidence de l’Honorable Aimé Boji Sangara, a validé la recevabilité de deux importantes propositions de loi issues de la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ).
Les députés ont examiné, d’une part, la réforme de la loi portant organisation de la profession d’huissier de justice et, d’autre part, la révision du Code pénal congolais datant de 1940.
Présentant les rapports, la PAJ a souligné que la réforme sur les huissiers de justice introduit plusieurs modifications substantielles, dont la révision de nombreux articles et l’ajout de nouvelles dispositions visant à moderniser la profession. Elle prévoit également la suppression de la notion de « clerc », jugée obsolète et insuffisamment encadrée.
Concernant le Code pénal, les travaux de la commission ont conduit à une actualisation du texte, notamment par la suppression de la notion de travaux forcés et la redéfinition des peines applicables, désormais mieux structurées et adaptées au contexte juridique actuel.
Après débat, les élus nationaux ont déclaré les deux textes recevables et accordé un délai de 48 heures pour le dépôt des amendements avant leur examen approfondi.
Cette étape ouvre la voie à une réforme juridique d’envergure, visant à moderniser plusieurs aspects du droit congolais.
LK
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, est attendu ce mercredi à l’Assemblée nationale pour répondre à une motion de défiance inscrite à l’ordre du jour de la plénière. Cette étape marque un tournant dans la procédure parlementaire engagée contre le patron de la sécurité intérieure.
Initiée par le député national Laddy Yangotikala, élu de Kisangani, cette motion vise à interpeller le membre du gouvernement sur la gestion de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. L’élu reproche notamment aux autorités une recrudescence de l’insécurité dans plusieurs grandes villes du pays, dont Kinshasa.
Déposée à la mi-avril, la démarche parlementaire a franchi plusieurs étapes, dont sa recevabilité et son examen en commission, avant d’être programmée pour débat en plénière.
Au cours de cette séance, Jacquemain Shabani devra apporter des réponses précises aux préoccupations soulevées par le motionnaire et convaincre les députés nationaux de la pertinence de son action à la tête du ministère de l’Intérieur. L’issue de cet exercice de contrôle parlementaire pourrait avoir des répercussions politiques majeures, tant pour le gouvernement que pour la majorité au pouvoir.
Dans un contexte marqué par des tensions autour de la question sécuritaire, cette audition est perçue comme un moment clé de redevabilité institutionnelle. Elle intervient après plusieurs reports et controverses liées à l’inscription de la motion à l’ordre du jour, certains députés ayant dénoncé des tentatives de blocage du processus.
La plénière de ce mercredi s’annonce ainsi déterminante, alors que l’Assemblée nationale s’apprête à exercer pleinement son pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale.
LK
La République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la transformation de son paysage numérique. Le lancement, lundi à Kinshasa, des États généraux des Postes et télécommunications traduit la volonté des autorités de moderniser un secteur jugé stratégique pour le développement du pays.
Une vive mobilisation féminine s’est exprimée lundi dans la capitale congolaise, où plusieurs centaines de femmes ont saisi le ministère de la Justice pour dénoncer des propos jugés injurieux et sexistes à l’encontre de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
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