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Ngondankoy : “Ma proposition vise à actualiser la loi, pas à changer le pouvoir”

Face à la polémique suscitée par sa proposition de loi sur l’organisation des référendums, le député national Paul-Gaspard Ngondankoy a tenu à clarifier sa position. Dans un communiqué rendu public le 1er mai 2026, l’élu a fermement rejeté les interprétations selon lesquelles son initiative ouvrirait la voie à un référendum imminent ou à un éventuel troisième mandat présidentiel.

Selon lui, cette lecture de son texte relève d’une confusion qu’il juge regrettable. L’objectif de sa démarche, insiste-t-il, est exclusivement juridique et vise à adapter un cadre légal qu’il considère aujourd’hui dépassé. La législation actuelle, en vigueur depuis 2005, ne répondrait plus aux exigences modernes en matière de gouvernance démocratique et d’organisation institutionnelle.mpmq1qq

À travers cette proposition, le parlementaire entend ainsi doter la République démocratique du Congo d’un dispositif plus clair, structuré et en phase avec les réalités contemporaines, afin d’encadrer efficacement tout recours futur au référendum.

L’un des points ayant le plus alimenté les débats concerne l’introduction d’un mécanisme d’Assemblée constituante. Sur cette question, Paul-Gaspard Ngondankoy se veut rassurant : il ne s’agirait nullement d’un levier politique déguisé, mais d’un instrument juridique destiné à consolider la souveraineté populaire. Ce mécanisme permettrait, selon lui, de confier au peuple la décision finale sur des questions constitutionnelles majeures, notamment lorsque les procédures classiques de révision atteignent leurs limites, en particulier sur les clauses dites « verrouillées ».

Le député souligne par ailleurs que cette innovation n’a aucun impact immédiat sur l’équilibre politique actuel ni sur le calendrier électoral. Il la présente plutôt comme une « boîte à outils juridique » visant à améliorer le fonctionnement des institutions sans arrière-pensée politique.

Par cette mise au point, Paul-Gaspard Ngondankoy cherche à recentrer le débat sur la portée technique de son initiative, qu’il décrit comme une réforme de modernisation législative, loin des spéculations politiques qu’elle a suscitées.

 

LK

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Assemblée nationale : la proposition de loi sur le référendum et sur la réforme de l’enseignement au menu d’une plénière symbolique ce jeudi

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo se réunit en séance plénière ce jeudi 30 avril 2026 à 14 heures, avec à l’ordre du jour plusieurs dossiers à forte portée institutionnelle et sociale.

Les travaux débuteront par l’adoption de l’ordre du jour, avant d’enchaîner avec l’examen de deux propositions de loi majeures.

La première porte sur la fixation des modalités d’organisation du référendum en RDC. Cette initiative législative est portée par le député national Paul Ngondankoy, et vise à encadrer juridiquement ce mécanisme constitutionnel souvent au cœur des débats politiques.

La seconde proposition concerne le secteur éducatif. Elle vise à modifier et compléter la loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 relative à l’enseignement national. Ce texte, initié par l’honorable César Matabaro, sera examiné dans un contexte particulier, puisqu’il intervient le même jour que la célébration de la Journée nationale de l’enseignement en RDC, conférant à ce débat une portée hautement symbolique.

Ces deux propositions de loi seront soumises à l’examen et, le cas échéant, à l’adoption des députés nationaux au cours de cette plénière annoncée par le rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli Eseng'Ekeli.

Cette séance s’annonce déterminante, tant pour l’évolution du cadre légal des consultations populaires que pour la réforme du système éducatif congolais, dans un contexte où les attentes du secteur restent particulièrement élevées.

 

LK

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Assemblée nationale : une motion de défiance étouffée sans débat, le ministre de l’Intérieur maintenu

La motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, n’aura finalement pas donné lieu à un débat au sein de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Réunis en plénière ce mercredi, les députés ont rejeté la démarche dès son entame, mettant un terme prématuré à la procédure parlementaire.

À l’origine de ce dénouement, l’adoption d’une motion incidente et préjudicielle portée par le député national Garry Sakata. Ce mécanisme, prévu par le règlement intérieur de la Chambre, permet de suspendre ou d’interrompre l’examen d’une question avant même son traitement au fond. En l’espèce, il a empêché toute discussion sur les griefs formulés contre le membre du gouvernement.

Ainsi, les élus n’ont ni examiné le contenu de la motion initiale ni débattu de la responsabilité politique du ministre de l’Intérieur, privant l’opinion publique d’un éclairage attendu sur les accusations portées. Cette situation illustre, une fois de plus, le poids des procédures internes dans l’orientation des débats parlementaires.

Pour les initiateurs de la motion, ce rejet sans débat constitue un revers politique notable. Leur démarche visait à obtenir des explications et, le cas échéant, à engager la responsabilité du ministre devant la représentation nationale. En face, les partisans de la motion incidente justifient leur position par la nécessité de respecter les règles de recevabilité et d’éviter ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation politique des mécanismes de contrôle.

Au-delà de cet épisode, la séquence relance le débat sur l’effectivité du contrôle parlementaire en République démocratique du Congo. Si la Constitution confère à l’Assemblée nationale un pouvoir de surveillance de l’action gouvernementale, son exercice reste étroitement lié aux rapports de force politiques et aux stratégies procédurales.

Cette issue conforte Jacquemin Shabani Lukoo dans ses fonctions, écartant toute perspective immédiate de démission. Mais elle laisse en suspens les interrogations soulevées par ses détracteurs, dans un contexte où les attentes en matière de redevabilité publique demeurent fortes.

 

LK

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Assemblée nationale : recevabilité actée pour les réformes sur les huissiers de justice et le Code pénal

La séance plénière de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, tenue ce mardi 28 avril 2026 au Palais du Peuple sous la présidence de l’Honorable Aimé Boji Sangara, a validé la recevabilité de deux importantes propositions de loi issues de la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ).

Les députés ont examiné, d’une part, la réforme de la loi portant organisation de la profession d’huissier de justice et, d’autre part, la révision du Code pénal congolais datant de 1940.

Présentant les rapports, la PAJ a souligné que la réforme sur les huissiers de justice introduit plusieurs modifications substantielles, dont la révision de nombreux articles et l’ajout de nouvelles dispositions visant à moderniser la profession. Elle prévoit également la suppression de la notion de « clerc », jugée obsolète et insuffisamment encadrée.

Concernant le Code pénal, les travaux de la commission ont conduit à une actualisation du texte, notamment par la suppression de la notion de travaux forcés et la redéfinition des peines applicables, désormais mieux structurées et adaptées au contexte juridique actuel.

Après débat, les élus nationaux ont déclaré les deux textes recevables et accordé un délai de 48 heures pour le dépôt des amendements avant leur examen approfondi.

Cette étape ouvre la voie à une réforme juridique d’envergure, visant à moderniser plusieurs aspects du droit congolais.

 

LK

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Assemblée nationale : examen de la motion de défiance visant Jacquemain Shabani fixé à la plénière de ce 29 Avril

Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, est attendu ce mercredi à l’Assemblée nationale pour répondre à une motion de défiance inscrite à l’ordre du jour de la plénière. Cette étape marque un tournant dans la procédure parlementaire engagée contre le patron de la sécurité intérieure.

Initiée par le député national Laddy Yangotikala, élu de Kisangani, cette motion vise à interpeller le membre du gouvernement sur la gestion de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. L’élu reproche notamment aux autorités une recrudescence de l’insécurité dans plusieurs grandes villes du pays, dont Kinshasa.

Déposée à la mi-avril, la démarche parlementaire a franchi plusieurs étapes, dont sa recevabilité et son examen en commission, avant d’être programmée pour débat en plénière.

Au cours de cette séance, Jacquemain Shabani devra apporter des réponses précises aux préoccupations soulevées par le motionnaire et convaincre les députés nationaux de la pertinence de son action à la tête du ministère de l’Intérieur. L’issue de cet exercice de contrôle parlementaire pourrait avoir des répercussions politiques majeures, tant pour le gouvernement que pour la majorité au pouvoir.

Dans un contexte marqué par des tensions autour de la question sécuritaire, cette audition est perçue comme un moment clé de redevabilité institutionnelle. Elle intervient après plusieurs reports et controverses liées à l’inscription de la motion à l’ordre du jour, certains députés ayant dénoncé des tentatives de blocage du processus.

La plénière de ce mercredi s’annonce ainsi déterminante, alors que l’Assemblée nationale s’apprête à exercer pleinement son pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale.


LK

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RDC : les États généraux des télécommunications ouvrent la voie à une réforme du secteur numérique

La République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la transformation de son paysage numérique. Le lancement, lundi à Kinshasa, des États généraux des Postes et télécommunications traduit la volonté des autorités de moderniser un secteur jugé stratégique pour le développement du pays.

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RDC : lancement d’une Garde minière nationale à 100 millions USD pour sécuriser le secteur extractif

La République démocratique du Congo s’apprête à mettre en place une Garde minière nationale, un corps spécialisé fort de 20.000 agents, dont le financement est estimé à 100 millions de dollars américains. Ce projet stratégique bénéficie de l’appui de partenariats internationaux, notamment avec les États-Unis d’Amérique et les Émirats arabes unis.

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RDC : le gouvernement hausse le ton face aux attaques contre la Première ministre et engage des poursuites judiciaires

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé, samedi 25 avril 2026, sa ferme condamnation face à la multiplication des attaques jugées diffamatoires visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que d’autres responsables publics. Dans un communiqué officiel rendu public à Kinshasa, l’exécutif annonce avoir saisi la justice afin de faire toute la lumière sur ces agissements.

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Crise à l’AFDC : le camp Bahati Lukwebo charge Otto Bahizi et dénonce une “campagne de déstabilisation”

7606b10f-b186-49ff-a3e4-87c0e7513579L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) a vivement réagi, à travers une déclaration politique rendue publique à Kinshasa, aux récentes sorties médiatiques attribuées à Otto Bahizi et à ses proches. Dans ce document signé par son secrétaire général, Guy Richard Malongo Bilamba, le parti dénonce des propos jugés « diffamatoires » visant à ternir son image ainsi que celle de son président national, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo.

Crise à l’AFDC : le camp Bahati Lukwebo charge Otto Bahizi et dénonce une “campagne de déstabilisation”
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Tshilumbayi sur la révision Constitutionnelle : “la décision revient aux institutions et au peuple”

Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution refait surface en République démocratique du Congo, alimenté cette fois par une prise de position d’un haut cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

S’exprimant sur les ondes de la RFI, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, Premier vice-président de Assemblée nationale de la RDC, a tenu à clarifier la posture de son parti face à ce sujet sensible. Selon lui, l’idée d’une modification de la Constitution n’a rien d’inédit, rappelant qu’elle figurait parmi les engagements de l’UDPS lors de sa conquête du pouvoir.

« Il n’est pas surprenant qu’un membre du parti évoque aujourd’hui cette perspective », a-t-il déclaré, soulignant la cohérence entre les promesses politiques passées et les discussions actuelles. Toutefois, il a insisté sur un point essentiel : une éventuelle réforme ne saurait être l’œuvre d’un parti politique agissant seul.

Le responsable parlementaire a ainsi précisé que toute modification de la loi fondamentale devrait impérativement passer par les institutions habilitées et respecter les procédures constitutionnelles en vigueur. Cela inclut notamment le recours aux mécanismes légaux, ainsi qu’à l’expression de la volonté populaire, à travers un vote.

Cette mise au point vise à rassurer l’opinion sur le respect de l’ordre constitutionnel, dans un contexte où les questions liées à la révision de la Constitution suscitent régulièrement des tensions et des débats au sein de la classe politique et de la société civile.

En filigrane, l’UDPS semble vouloir défendre une approche légaliste et inclusive, en s’appuyant sur les institutions de la République et la souveraineté du peuple pour toute évolution du cadre constitutionnel.

 

LK

 

Tshilumbayi sur la révision Constitutionnelle : “la décision revient aux institutions et au peuple”
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Accord de Washington : des avancées limitées après cinq réunions de comité mixte de surveillance

La dynamique engagée autour de l’Accord de Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda peine à produire des résultats concrets, alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays demeure critique.

Réuni le 23 avril 2026 à Washington, le Comité mixte de surveillance a tenu sa cinquième session avec la participation des délégations des deux pays, accompagnées de plusieurs partenaires internationaux, dont les États-Unis, le Qatar et le Togo, intervenant comme médiateur au nom de l’Union africaine, ainsi que la Commission de cette organisation continentale. L’objectif affiché était d’évaluer l’état d’avancement de l’accord de paix signé le 27 juin 2025.

D’après le communiqué final, les parties ont procédé à un échange d’informations sur les actions entreprises pour apaiser les tensions. Toutefois, ces discussions sont restées d’ordre technique et n’ont pas débouché sur des décisions majeures susceptibles d’améliorer la situation sur le terrain.

Dans le même temps, le Qatar a présenté un état des lieux des négociations en cours entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le Comité a salué ces efforts diplomatiques, tout en apportant son soutien aux initiatives parallèles, notamment celles facilitées par la Suisse.

Malgré ces démarches, les perspectives restent incertaines. Sur le terrain, les affrontements persistent, alimentant une crise sécuritaire et humanitaire préoccupante dans l’Est de la RDC. Les relations tendues entre Kinshasa et Kigali, conjuguées à la poursuite des hostilités avec les rebelles de l’AFC/M23, continuent de fragiliser les espoirs de stabilisation.

Plusieurs analystes évoquent une érosion progressive de la confiance entre les parties, ainsi qu’un déficit de volonté politique, comme principaux freins à l’application effective de l’accord.

Face à ce constat, les acteurs internationaux sont appelés à intensifier leur engagement afin de combler l’écart entre les engagements diplomatiques et la réalité sur le terrain. En dépit des appels répétés au respect des engagements pris, les avancées restent limitées, laissant planer de sérieuses incertitudes quant à l’issue du processus de paix engagé à Washington.

 

LK

Accord de Washington : des avancées limitées après cinq réunions de comité mixte de surveillance
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