All Stories

Attaques de l'aéroport de Kisangani : Denis Mukwege redoute un retour des tensions entre Kigali et Kampala

Les récentes attaques visant l’aéroport de Kisangani ravivent les inquiétudes sur une possible aggravation du conflit en République démocratique du Congo. Réagissant à ces événements, le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege exprime sa crainte de voir ressurgir les tensions entre le Rwanda et l’Ouganda, rappelant un passé douloureux pour la population congolaise.

Le gynécologue congolais fait notamment référence à la « guerre des six jours », qui s’était déroulée du 5 au 10 juin 2000 à Kisangani. À cette période, les armées rwandaise et ougandaise s’étaient affrontées sur le sol congolais, causant de lourdes pertes parmi les civils et d’importants dégâts matériels. Des crimes que Denis Mukwege qualifie d’imprescriptibles et qui, déplore-t-il, demeurent encore impunis plus de deux décennies plus tard.

Dans sa prise de position, le Prix Nobel de la paix s’interroge également sur les justifications avancées par Kigali pour expliquer la présence de son armée en RDC. Il dit ne pas comprendre l’argument des « mesures défensives » invoqué par le Rwanda pour légitimer son intervention militaire.

Denis Mukwege rappelle à cet effet que le droit international ne reconnaît ni le principe de la guerre préventive ni celui de la légitime défense préventive. Selon lui, ces notions ne sauraient en aucun cas justifier une présence militaire étrangère sur le territoire congolais.

À travers cette mise en garde, le médecin congolais appelle implicitement à la vigilance de la communauté internationale afin d’éviter une nouvelle escalade militaire susceptible d’embraser la région des Grands Lacs, au détriment des populations civiles déjà durement éprouvées par des décennies de conflits.

 

LK

Attaques de l'aéroport de Kisangani : Denis Mukwege redoute un retour des tensions entre Kigali et Kampala
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Crise dans l’Est : Martin Fayulu mise sur le dialogue pour sauver l’unité nationale

Alors que l’insécurité continue de fragiliser l’Est de la République démocratique du Congo, l’opposant politique Martin Fayulu s’est prononcé en faveur du dialogue politique annoncé, qu’il considère comme une voie incontournable pour sortir le pays de la crise.

Dans un message publié ce vendredi 6 février sur son compte X, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a exhorté les Congolais à se rassembler autour des valeurs fondamentales d’unité, de solidarité et de responsabilité collective, afin de préserver la cohésion nationale mise à rude épreuve.

Appelant à un sursaut patriotique, Martin Fayulu a invité ses compatriotes à dépasser les clivages politiques et sociaux pour faire face aux défis sécuritaires et institutionnels actuels. « Levons-nous, unis, tous ensemble. Soyons déterminés. Refusons la fatalité. Choisissons la patrie », a-t-il écrit.

L’opposant a également réaffirmé son attachement à un dialogue national inclusif, qu’il estime indispensable pour renforcer la cohésion nationale et jeter les bases d’une paix durable. Selon lui, ce cadre de concertation doit permettre de répondre aux aspirations profondes du peuple congolais et de donner un sens aux nombreux sacrifices consentis au fil des années.

« Construisons enfin cette cohésion nationale, fruit espéré de tant de sacrifices, que le sang versé n’a jamais vu naître », a-t-il insisté, appelant à une prise de conscience collective face à l’urgence de la situation.

Par cette prise de position, Martin Fayulu réaffirme son engagement en faveur d’une solution politique concertée, dans un contexte marqué par de fortes tensions sécuritaires et sociales à travers l’ensemble du territoire national.

LK

Crise dans l’Est : Martin Fayulu mise sur le dialogue pour sauver l’unité nationale
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Kisangani : l’Union africaine condamne l’attaque par drones de l’AFC/M23

Le Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné l’attaque par drones menée contre l’aéroport de Kisangani, dans l’est de la République démocratique du Congo, et revendiquée par le mouvement armé AFC/M23.

Dans une déclaration officielle, il a dénoncé une action mettant gravement en danger les populations civiles et constituant une violation du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Il a rappelé qu’en l’absence de preuves établissant le caractère strictement militaire de la cible, une infrastructure aéroportuaire conserve son statut de bien civil et bénéficie d’une protection totale.

Se référant aux instruments juridiques de l’Union africaine relatifs à la lutte contre le terrorisme, le Président de la Commission a indiqué que cette attaque pourrait être qualifiée d’acte terroriste. Il a souligné qu’aucune justification politique ou militaire ne saurait légitimer des actes visant des civils ou des infrastructures à usage civil, et a rappelé que leurs auteurs s’exposent à des poursuites individuelles.

Le chef de la Commission de l’UA a également mis en garde contre l’extension des hostilités à des centres urbains éloignés des lignes de front, appelant l’AFC/M23 à cesser immédiatement les violences et à respecter les engagements pris dans le cadre des efforts de paix. Il a exhorté toutes les parties à mettre en œuvre l’Accord de Doha afin de favoriser un cessez-le-feu durable et la reprise du dialogue.

Enfin, l’Union africaine a réaffirmé son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi que son engagement à soutenir toute initiative crédible visant au retour de la paix et de la stabilité dans l’est du pays.

 

LK

Kisangani : l’Union africaine condamne l’attaque par drones de l’AFC/M23
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Kisangani : le gouverneur rassure, l’aéroport de Bamboka pleinement opérationnel

Contrairement aux affirmations relayées par l’AFC/M23, l’aéroport de Bangoka, à Kisangani, fonctionne normalement. Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, s’est rendu sur place ce mercredi 4 février 2026 pour constater personnellement la situation.

À l’issue de sa visite, l’autorité provinciale a confirmé que toutes les activités aéroportuaires se déroulent sans la moindre perturbation, tant pour les vols que pour les services connexes. Il a tenu à rassurer les usagers et les partenaires sur la continuité normale des opérations.

Le gouverneur a également insisté sur les mesures de sécurité en vigueur, affirmant que la protection des installations et des passagers est pleinement assurée. Il a évoqué une présence permanente et dissuasive des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) autour du site aéroportuaire.

Par cette descente de terrain, les autorités provinciales entendent dissiper les rumeurs et réaffirmer le contrôle effectif de l’État sur cette infrastructure stratégique de la ville de Kisangani.

 

LK

Kisangani : le gouverneur rassure, l’aéroport de Bamboka pleinement opérationnel
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Guillaume Ngefa échange avec l’ambassadrice britannique sur la lutte contre la corruption

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu en audience, mardi 3 février 2026 à Kinshasa, l’ambassadrice du Royaume-Uni en République démocratique du Congo, Mme Alyson King.

Les échanges ont porté sur la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires ainsi que le respect des lois congolaises. La diplomate britannique a notamment mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’un registre des bénéficiaires effectifs, en vue de renforcer la transparence financière et l’État de droit.

De son côté, le ministre d’État Guillaume Ngefa a réaffirmé l’engagement du Gouvernement congolais à assainir la gestion publique et à renforcer la crédibilité de la République démocratique du Congo sur la scène internationale.

 

Ernest KANDALA

Guillaume Ngefa échange avec l’ambassadrice britannique sur la lutte contre la corruption
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Cessez-le-feu en RDC : la MONUSCO prête à soutenir un mécanisme de vérification crédible

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a réaffirmé, mardi, sa disponibilité à appuyer le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23). Cette annonce intervient après l’adoption de Termes de référence détaillés à l’issue des pourparlers facilités à Doha par l’État du Qatar.

Dans un communiqué, la MONUSCO a salué les avancées enregistrées sous l’égide du Qatar, notamment l’accord sur les modalités d’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu prévu dans le dispositif conclu entre les parties. Tout en appelant à l’arrêt immédiat des hostilités, la Mission a rappelé qu’en vertu de la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, elle est explicitement autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent.

Conformément à son mandat, la MONUSCO est appelée à participer audit mécanisme et à fournir un appui technique et logistique à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dans le cadre du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+).

La Mission onusienne a également salué l’implication du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la Communauté de développement de l’Afrique australe ainsi que de la CIRGL, les exhortant à poursuivre et à renforcer leur soutien aux efforts de paix et de sécurité dans l’est de la RDC.

« La MONUSCO se tient prête à appuyer un mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu crédible, dans les limites de son mandat défini par le Conseil de sécurité et dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo », a déclaré Mme Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU et cheffe par intérim de la Mission. Elle a assuré que la MONUSCO poursuivra un engagement « constructif » avec l’ensemble des parties et communiquera « en toute transparence » sur la portée et les modalités de son appui.

Selon des sources proches de la médiation, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé, lundi à Doha, le mandat du mécanisme issu de la CIRGL, lors d’une réunion tenue en présence des États-Unis et de l’Union africaine comme observateurs, du Togo en qualité de médiateur désigné par l’UA, ainsi que de la MONUSCO et de la CIRGL.

Les participants ont réaffirmé leur attachement au cessez-le-feu et à l’accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025, ainsi que leur détermination à en appliquer l’ensemble des dispositions. Dans ce cadre, la MONUSCO a été chargée de déployer, dans les prochains jours, une première mission à Uvira, dans l’est du pays, afin de surveiller le respect du cessez-le-feu. Les canaux de communication nécessaires à l’opérationnalisation du mécanisme ont également été mis en place, indiquent les mêmes sources.

 

LK

Cessez-le-feu en RDC : la MONUSCO prête à soutenir un mécanisme de vérification crédible
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Kinshasa: ouverture d’une enquête après une spoliation visant la résidence de l’Ambassade de Côte d’Ivoire

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire à la suite d’un cas présumé de spoliation sur la parcelle abritant la résidence officielle de l’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Kinshasa.

Dans un communiqué officiel signé ce 03 février 2026, le ministère rappelle que cette résidence, acquise depuis 1967, relève du patrimoine diplomatique protégé par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et ne peut faire l’objet d’occupation ou d’appropriation illégale.

Le Procureur général près la Cour de cassation a été instruit de poursuivre les présumés auteurs et leurs complices. Le Gouvernement réaffirme que toute atteinte aux biens diplomatiques fera l’objet de poursuites judiciaires rigoureuses.

 

Ernest KANDALA

Kinshasa: ouverture d’une enquête après une spoliation visant la résidence de l’Ambassade de Côte d’Ivoire
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Attaque de drones à Kisangani : l’ACAJ dénonce un acte terroriste contre l’aéroport de Bangboka

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a fermement condamné l’attaque perpétrée contre l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, qualifiée d’« acte terroriste » dans un communiqué rendu public ce lundi. L’incident, survenu entre le samedi 31 janvier et le dimanche 1er février 2026, a impliqué l’utilisation de plusieurs drones kamikazes.

Selon l’ACAJ, ces engins auraient été lancés par des éléments affiliés au RDF/AFC/M23. L’organisation précise que les drones ont été détectés, interceptés et neutralisés par le système de défense aérienne des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), évitant ainsi un bilan humain et matériel plus lourd.

L’attaque a toutefois provoqué une vive panique au sein de l’aéroport de Bangboka, infrastructure civile stratégique située à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani. Des sources sécuritaires et civiles présentes sur place confirment que la situation a été rapidement maîtrisée par les forces de défense congolaises, qui étaient en position défensive au moment des faits. Un seul drone ennemi serait tombé à proximité de la piste d’atterrissage, sans faire de victimes.

L’ACAJ salue la vigilance et l’efficacité des FARDC, tout en encourageant le gouvernement à poursuivre le renforcement des capacités de défense afin d’assurer une meilleure protection des populations et des infrastructures civiles face aux menaces sécuritaires persistantes.

Pour l’organisation, cette attaque pourrait s’inscrire dans une tentative de pression politique, à la veille de la reprise annoncée des négociations de Doha prévues le 1er février 2026. Elle rappelle qu’un aéroport civil ne constitue en aucun cas une cible militaire légitime et que toute attaque de ce type constitue une violation grave du droit international humanitaire.

 L'ACAJ appelle la communauté internationale, notamment les États-Unis et l’Union européenne, à condamner fermement cet acte et à envisager des sanctions appropriées contre les responsables présumés. Elle exhorte également les autorités congolaises à engager des poursuites judiciaires afin que les auteurs et complices de ces actes répondent de leurs responsabilités devant la justice.

 

LK

Attaque de drones à Kisangani : l’ACAJ dénonce un acte terroriste contre l’aéroport de Bangboka
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Kikwit : les activités du parti Cause commune suspendues pour raisons sécuritaires

Le maire de la ville de Kikwit, Abbé Ngiama Katshiaka, a ordonné la suspension, à compter du 1er février 2026, de toutes les activités politiques du parti Cause commune, formation dirigée par Claude Ibalanki, sur l’ensemble de la juridiction urbaine.

La décision, annoncée dans un communiqué officiel parvenu à la presse, est justifiée par un contexte sécuritaire jugé préoccupant. L’autorité urbaine évoque notamment la récente apparition publique de Claude Ibalanki aux côtés de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, deux figures associées à des dynamiques politico-militaires liées à des groupes rebelles actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon le communiqué, toute initiative politique menée au nom du parti Cause commune ou pour le compte de son président national est désormais formellement interdite à Kikwit. Les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi.

Le maire réaffirme par ailleurs l’engagement de la ville en faveur de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale, rejetant toute attitude susceptible de soutenir ou de banaliser les actions des groupes armés, régulièrement accusés de graves violations des droits humains et d’alimenter l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

Ancien cadre de l’UDPS et ex-ambassadeur itinérant du chef de l’État, Claude Ibalanki est originaire de la province du Kwilu. Il a lancé le parti Cause commune à l’approche des élections générales de 2023 et s’était présenté à la députation nationale lors du scrutin du 20 décembre 2023 à Kikwit. 

Présenté comme proche de Claude Ibalanki, le maire de la ville a pris cette décision peu après avoir été interpellé en urgence à Kinshasa pour une consultation par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

 

LK

Kikwit : les activités du parti Cause commune suspendues pour raisons sécuritaires
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Tshopo : attaque aux drones contre l’aéroport de Bangboka à Kisangani 

L’aéroport de Bangboka, situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, a été la cible d’une attaque armée menée à l’aide de drones kamikazes, entre la matinée du samedi 31 janvier et les premières heures du dimanche 1er février 2026. L’information a été rendue publique par le gouvernement provincial de la Tshopo.

Selon les autorités provinciales, les engins utilisés étaient chargés de munitions dites non conventionnelles, composées de plusieurs sous-munitions. Dans un communiqué officiel, le gouvernement provincial accuse le Rwanda, appuyé par ses alliés de l’AFC/M23, et qualifie cette attaque d’« agression barbare, injuste et persistante » contre la République démocratique du Congo.

Grâce à la vigilance et au professionnalisme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par leurs partenaires sécuritaires, huit drones ont été interceptés et neutralisés avant d’atteindre leur cible. Aucune perte en vies humaines ni dégâts matériels majeurs n’ont été signalés, ont rassuré les autorités.

Pour le gouvernement provincial, cet acte hostile traduit, une fois de plus, « la volonté manifeste du Rwanda de remettre en cause l’accord de paix signé à Washington », compromettant ainsi les efforts régionaux et internationaux de stabilisation.

Face à cette situation, les autorités de la Tshopo appellent la communauté internationale à aller au-delà des condamnations de principe et à adopter des mesures concrètes et dissuasives afin de mettre un terme à une agression qu’elles estiment persistante depuis plus de trois décennies. Elles exigent notamment le retrait immédiat des forces étrangères et de leurs supplétifs des territoires occupés de la RDC.

Par ailleurs, les habitants des zones riveraines de l’aéroport de Bangboka, qui s’étaient déplacés par mesure de précaution, sont invités à regagner leurs domiciles. Aucune évacuation n’est jugée nécessaire à ce stade, ont précisé les autorités provinciales.

 

LK

Tshopo : attaque aux drones contre l’aéroport de Bangboka à Kisangani 
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)
Image

Compteur de visites

République Démocratique du Congo 46,1% République Démocratique du Congo
Inconnu 25,3% Inconnu
États-Unis d'Amérique 9,3% États-Unis d'Amérique
Singapour 7,3% Singapour

Total:

102

Pays
027341
Aujourd'hui: 4
Hier: 213
Cette semaine: 1.626
Semaine dernière: 896
Ce mois: 1.804
Total: 27.341

Download Our Mobile App

Image
Image