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Guillaume Ngefa échange avec l’ambassadrice britannique sur la lutte contre la corruption

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu en audience, mardi 3 février 2026 à Kinshasa, l’ambassadrice du Royaume-Uni en République démocratique du Congo, Mme Alyson King.

Les échanges ont porté sur la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires ainsi que le respect des lois congolaises. La diplomate britannique a notamment mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’un registre des bénéficiaires effectifs, en vue de renforcer la transparence financière et l’État de droit.

De son côté, le ministre d’État Guillaume Ngefa a réaffirmé l’engagement du Gouvernement congolais à assainir la gestion publique et à renforcer la crédibilité de la République démocratique du Congo sur la scène internationale.

 

Ernest KANDALA

Guillaume Ngefa échange avec l’ambassadrice britannique sur la lutte contre la corruption
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Cessez-le-feu en RDC : la MONUSCO prête à soutenir un mécanisme de vérification crédible

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a réaffirmé, mardi, sa disponibilité à appuyer le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23). Cette annonce intervient après l’adoption de Termes de référence détaillés à l’issue des pourparlers facilités à Doha par l’État du Qatar.

Dans un communiqué, la MONUSCO a salué les avancées enregistrées sous l’égide du Qatar, notamment l’accord sur les modalités d’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu prévu dans le dispositif conclu entre les parties. Tout en appelant à l’arrêt immédiat des hostilités, la Mission a rappelé qu’en vertu de la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, elle est explicitement autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent.

Conformément à son mandat, la MONUSCO est appelée à participer audit mécanisme et à fournir un appui technique et logistique à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dans le cadre du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+).

La Mission onusienne a également salué l’implication du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la Communauté de développement de l’Afrique australe ainsi que de la CIRGL, les exhortant à poursuivre et à renforcer leur soutien aux efforts de paix et de sécurité dans l’est de la RDC.

« La MONUSCO se tient prête à appuyer un mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu crédible, dans les limites de son mandat défini par le Conseil de sécurité et dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo », a déclaré Mme Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU et cheffe par intérim de la Mission. Elle a assuré que la MONUSCO poursuivra un engagement « constructif » avec l’ensemble des parties et communiquera « en toute transparence » sur la portée et les modalités de son appui.

Selon des sources proches de la médiation, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé, lundi à Doha, le mandat du mécanisme issu de la CIRGL, lors d’une réunion tenue en présence des États-Unis et de l’Union africaine comme observateurs, du Togo en qualité de médiateur désigné par l’UA, ainsi que de la MONUSCO et de la CIRGL.

Les participants ont réaffirmé leur attachement au cessez-le-feu et à l’accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025, ainsi que leur détermination à en appliquer l’ensemble des dispositions. Dans ce cadre, la MONUSCO a été chargée de déployer, dans les prochains jours, une première mission à Uvira, dans l’est du pays, afin de surveiller le respect du cessez-le-feu. Les canaux de communication nécessaires à l’opérationnalisation du mécanisme ont également été mis en place, indiquent les mêmes sources.

 

LK

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Kinshasa: ouverture d’une enquête après une spoliation visant la résidence de l’Ambassade de Côte d’Ivoire

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire à la suite d’un cas présumé de spoliation sur la parcelle abritant la résidence officielle de l’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Kinshasa.

Dans un communiqué officiel signé ce 03 février 2026, le ministère rappelle que cette résidence, acquise depuis 1967, relève du patrimoine diplomatique protégé par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et ne peut faire l’objet d’occupation ou d’appropriation illégale.

Le Procureur général près la Cour de cassation a été instruit de poursuivre les présumés auteurs et leurs complices. Le Gouvernement réaffirme que toute atteinte aux biens diplomatiques fera l’objet de poursuites judiciaires rigoureuses.

 

Ernest KANDALA

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Attaque de drones à Kisangani : l’ACAJ dénonce un acte terroriste contre l’aéroport de Bangboka

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a fermement condamné l’attaque perpétrée contre l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, qualifiée d’« acte terroriste » dans un communiqué rendu public ce lundi. L’incident, survenu entre le samedi 31 janvier et le dimanche 1er février 2026, a impliqué l’utilisation de plusieurs drones kamikazes.

Selon l’ACAJ, ces engins auraient été lancés par des éléments affiliés au RDF/AFC/M23. L’organisation précise que les drones ont été détectés, interceptés et neutralisés par le système de défense aérienne des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), évitant ainsi un bilan humain et matériel plus lourd.

L’attaque a toutefois provoqué une vive panique au sein de l’aéroport de Bangboka, infrastructure civile stratégique située à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani. Des sources sécuritaires et civiles présentes sur place confirment que la situation a été rapidement maîtrisée par les forces de défense congolaises, qui étaient en position défensive au moment des faits. Un seul drone ennemi serait tombé à proximité de la piste d’atterrissage, sans faire de victimes.

L’ACAJ salue la vigilance et l’efficacité des FARDC, tout en encourageant le gouvernement à poursuivre le renforcement des capacités de défense afin d’assurer une meilleure protection des populations et des infrastructures civiles face aux menaces sécuritaires persistantes.

Pour l’organisation, cette attaque pourrait s’inscrire dans une tentative de pression politique, à la veille de la reprise annoncée des négociations de Doha prévues le 1er février 2026. Elle rappelle qu’un aéroport civil ne constitue en aucun cas une cible militaire légitime et que toute attaque de ce type constitue une violation grave du droit international humanitaire.

 L'ACAJ appelle la communauté internationale, notamment les États-Unis et l’Union européenne, à condamner fermement cet acte et à envisager des sanctions appropriées contre les responsables présumés. Elle exhorte également les autorités congolaises à engager des poursuites judiciaires afin que les auteurs et complices de ces actes répondent de leurs responsabilités devant la justice.

 

LK

Attaque de drones à Kisangani : l’ACAJ dénonce un acte terroriste contre l’aéroport de Bangboka
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Kikwit : les activités du parti Cause commune suspendues pour raisons sécuritaires

Le maire de la ville de Kikwit, Abbé Ngiama Katshiaka, a ordonné la suspension, à compter du 1er février 2026, de toutes les activités politiques du parti Cause commune, formation dirigée par Claude Ibalanki, sur l’ensemble de la juridiction urbaine.

La décision, annoncée dans un communiqué officiel parvenu à la presse, est justifiée par un contexte sécuritaire jugé préoccupant. L’autorité urbaine évoque notamment la récente apparition publique de Claude Ibalanki aux côtés de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, deux figures associées à des dynamiques politico-militaires liées à des groupes rebelles actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon le communiqué, toute initiative politique menée au nom du parti Cause commune ou pour le compte de son président national est désormais formellement interdite à Kikwit. Les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi.

Le maire réaffirme par ailleurs l’engagement de la ville en faveur de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale, rejetant toute attitude susceptible de soutenir ou de banaliser les actions des groupes armés, régulièrement accusés de graves violations des droits humains et d’alimenter l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

Ancien cadre de l’UDPS et ex-ambassadeur itinérant du chef de l’État, Claude Ibalanki est originaire de la province du Kwilu. Il a lancé le parti Cause commune à l’approche des élections générales de 2023 et s’était présenté à la députation nationale lors du scrutin du 20 décembre 2023 à Kikwit. 

Présenté comme proche de Claude Ibalanki, le maire de la ville a pris cette décision peu après avoir été interpellé en urgence à Kinshasa pour une consultation par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

 

LK

Kikwit : les activités du parti Cause commune suspendues pour raisons sécuritaires
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Tshopo : attaque aux drones contre l’aéroport de Bangboka à Kisangani 

L’aéroport de Bangboka, situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, a été la cible d’une attaque armée menée à l’aide de drones kamikazes, entre la matinée du samedi 31 janvier et les premières heures du dimanche 1er février 2026. L’information a été rendue publique par le gouvernement provincial de la Tshopo.

Selon les autorités provinciales, les engins utilisés étaient chargés de munitions dites non conventionnelles, composées de plusieurs sous-munitions. Dans un communiqué officiel, le gouvernement provincial accuse le Rwanda, appuyé par ses alliés de l’AFC/M23, et qualifie cette attaque d’« agression barbare, injuste et persistante » contre la République démocratique du Congo.

Grâce à la vigilance et au professionnalisme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par leurs partenaires sécuritaires, huit drones ont été interceptés et neutralisés avant d’atteindre leur cible. Aucune perte en vies humaines ni dégâts matériels majeurs n’ont été signalés, ont rassuré les autorités.

Pour le gouvernement provincial, cet acte hostile traduit, une fois de plus, « la volonté manifeste du Rwanda de remettre en cause l’accord de paix signé à Washington », compromettant ainsi les efforts régionaux et internationaux de stabilisation.

Face à cette situation, les autorités de la Tshopo appellent la communauté internationale à aller au-delà des condamnations de principe et à adopter des mesures concrètes et dissuasives afin de mettre un terme à une agression qu’elles estiment persistante depuis plus de trois décennies. Elles exigent notamment le retrait immédiat des forces étrangères et de leurs supplétifs des territoires occupés de la RDC.

Par ailleurs, les habitants des zones riveraines de l’aéroport de Bangboka, qui s’étaient déplacés par mesure de précaution, sont invités à regagner leurs domiciles. Aucune évacuation n’est jugée nécessaire à ce stade, ont précisé les autorités provinciales.

 

LK

Tshopo : attaque aux drones contre l’aéroport de Bangboka à Kisangani 
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Rwanda–M23 : après le déni, l’aveu qui change la donne, selon Tshisekedi

Le président Félix Tshisekedi a réagi publiquement à la reconnaissance par le Rwanda de sa collaboration dite « sécuritaire » avec l’AFC/M23, un aveu qui intervient après de longues années de dénégations répétées de Kigali quant à tout lien avec le groupe rebelle actif dans l’est de la République démocratique du Congo. Le chef de l’État s’est exprimé ce samedi à Kinshasa, lors de la cérémonie d’échange de vœux avec les diplomates accrédités en RDC.

Qualifiant cette reconnaissance de « tournant majeur », Félix Tshisekedi a estimé qu’elle met fin à une période prolongée de déni, au cours de laquelle le Rwanda a systématiquement rejeté les accusations de soutien au M23, malgré les alertes de Kinshasa et plusieurs rapports internationaux. Pour le président congolais, cet aveu permet désormais de clarifier les responsabilités dans la crise sécuritaire persistante dans l’est du pays.

Le chef de l’État a souligné que cette nouvelle donne oblige la communauté internationale à dépasser le stade des déclarations et des exhortations pour activer des mécanismes concrets d’exécution, notamment ceux prévus par le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et les engagements politiques librement souscrits par les États concernés.

Félix Tshisekedi a toutefois tenu à fixer des lignes rouges claires. Il a rappelé qu’aucune cause, aucun récit ni aucune justification sécuritaire ne peuvent légitimer l’occupation de territoires, l’instauration d’administrations parallèles, les déplacements forcés de populations civiles ni la prédation des ressources naturelles au détriment d’un État souverain et membre des Nations Unies.

Devant les partenaires diplomatiques présents, le président de la République a réaffirmé l’attachement de la RDC au respect strict de sa souveraineté et du droit international, tout en appelant à des actions concrètes, crédibles et contraignantes pour mettre un terme durable à l’instabilité qui continue de frapper l’est du pays.

 

LK

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Médiation africaine dans les Grands Lacs : Faure Gnassingbé à la tête d’une délégation de facilitateurs au Rwanda

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a effectué, le 30 janvier 2026, une visite de travail et d’amitié à Kigali, en République du Rwanda, dans le cadre de la poursuite des consultations engagées en vue de la consolidation de la paix et de la stabilisation dans la région des Grands Lacs.

Au cœur de cette visite, des échanges approfondis consacrés en priorité aux enjeux de paix et de stabilité dans la région des Grands Lacs, notamment à l’Est de la République démocratique du Congo, en lien avec le mandat de médiation confié au Président du Conseil par l’Union africaine.

Les discussions ont également permis d’aborder, en complément, les perspectives de coopération bilatérale et de partenariat entre Lomé et Kigali, ainsi que les dynamiques de coopération interrégionale sur le continent africain.

À cet effet, le Président du Conseil a eu des entretiens avec le Président Paul Kagamé, au village Urugwiro. Ces échanges, initialement tenus en format restreint, ont ensuite été élargis au collège des facilitateurs composé des anciens présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, Mokgweetsi Masisi du Botswana, et des anciennes présidentes Sahle-Work Zewde d’Éthiopie et Catherine Samba-Panza de la République centrafricaine ainsi que plusieurs autres acteurs intervenant dans ce processus de paix.

Cette rencontre est en droite ligne avec le sommet de haut niveau de Lomé qui s’est tenu les 16 et 17 janvier dernier sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs qui a abouti à des propositions pertinentes.

Le Président Paul Kagame a salué la présence du Président du Conseil en terre rwandaise et lui a exprimé sa profonde gratitude pour avoir accepté de conduire une mission d’une importance stratégique pour le continent.

Il s’est félicité de la qualité et de la portée des échanges engagés qui ont été ouverts au collège des facilitateurs et à d’autres acteurs susceptibles de contribuer au renforcement durable de la stabilité et à la consolidation de la paix dans la région des Grands Lacs.

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a exprimé sa reconnaissance au Président Paul Kagame pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi que pour sa constante disponibilité, en ce qui concerne notamment les enjeux majeurs liés à la paix et à l’intégration africaine.

Il a par ailleurs salué la participation active de la délégation rwandaise à la rencontre de Lomé, qui a mobilisé les instances africaines, les parties concernées, les facilitateurs, ainsi que les partenaires internationaux engagés dans la recherche d’une solution durable à cette crise.

Le Président du Conseil a renouvelé sa détermination à promouvoir une approche africaine fondée sur le dialogue, la responsabilité collective et la solidarité continentale pour mettre un terme à cette crise.

« Monsieur le Président Kagamé, je connais votre souci de voir l’Afrique se donner les moyens de prendre en charge ses propres problèmes. En tant qu’Africain, en tant que fils et filles de ce continent, nous n’avons pas le droit d’abandonner. Nous devons toujours continuer à travailler, à discuter et à rechercher cette solution ».

Le Président du Conseil poursuit inlassablement les consultations en vue de parvenir à une solution africaine à ce conflit qui affecte les populations en tenant compte de différentes contributions. Toutes ces initiatives sont prises avec l’implication d’autres acteurs notamment le Qatar et les États-Unis d’Amérique.

En rappel, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a été désigné en avril 2025, médiateur par l’Union africaine pour aider à la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs. Depuis sa désignation par l’instance continentale, il a entrepris plusieurs missions diplomatiques.

 

Le pouvoir du peuple 

Médiation africaine dans les Grands Lacs : Faure Gnassingbé à la tête d’une délégation de facilitateurs au Rwanda
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Est de la RDC : l’UE appelée à hausser le ton diplomatique

 

Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, l’Union européenne envisage un renforcement de son implication diplomatique dans la région des Grands Lacs. La question a été longuement débattue jeudi 29 janvier lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, à l’initiative de la Belgique, avec l’appui de la France.

Au cours des échanges, plusieurs États membres ont estimé que la réponse européenne devait gagner en cohérence et en fermeté. Une demi-douzaine de pays ont ainsi plaidé pour une présence diplomatique plus active sur le terrain et un soutien accru aux mécanismes régionaux de paix, dans un contexte marqué par une recrudescence des violences et des déplacements massifs de populations civiles.

Si aucune décision immédiate en matière de sanctions n’a été actée, l’Union européenne entend conserver une marge de manœuvre diplomatique. Des responsables européens reconnaissent toutefois que cette option pourrait être envisagée ultérieurement, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.

Pour Bruxelles, l’urgence est également humanitaire. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de sécuriser des corridors d’assistance et de renforcer la protection des civils. Le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, a décrit une situation « plus alarmante que jamais », appelant l’Union à assumer pleinement son rôle face à une crise qui frappe durement les populations de l’est congolais.

Au-delà de l’urgence, le débat révèle une interrogation plus profonde sur le poids géopolitique de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs. Plusieurs diplomates estiment qu’un recentrage stratégique s’impose : l’UE devrait d’abord se positionner comme acteur de médiation et facilitateur politique, avant d’intervenir par des instruments financiers.

En combinant diplomatie active et soutien humanitaire, l’Union européenne cherche ainsi à redéfinir son approche face à un conflit de longue durée, dont les répercussions dépassent largement les frontières de la RDC.

 

LK

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OCC : Julien Paluku engage une procédure disciplinaire contre le DG de l’occ

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a engagé une procédure disciplinaire à l’encontre du Directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), soupçonné de fraude et de détournement de fonds publics.

Selon le ministère, un système informatique parallèle aurait été mis en place afin de contourner les procédures officielles et de produire de faux documents, notamment des attestations BIVAC BV à Matadi, avec une extension envisagée au Katanga.

Le préjudice financier pour le Trésor public est estimé à plus de 25 millions de dollars américains pour l’exercice 2025. Par ailleurs, des recrutements et promotions non autorisés auraient été effectués, alors même que l’OCC éprouve des difficultés à assurer le paiement régulier des salaires de ses agents.

Le Directeur général dispose d’un délai de vingt (20) jours pour fournir des explications sur :

1. Les recrutements et promotions budgétivores opérés en dépit de l’interdiction ministérielle ;

2. L’identité des responsables impliqués dans la mise en place du système informatique parallèle ;

3. La disparition des recettes liées à 6 640 dossiers de fausses attestations.

Une copie de la procédure disciplinaire a été transmise à la Présidence de la République ainsi qu’à la Primature, traduisant la volonté du gouvernement de renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des entreprises publiques.

 

LK

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