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RDC : trois hauts magistrats et un commerçant lourdement condamnés pour corruption

Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux a salué une décision judiciaire majeure rendue par la Cour d’appel du Haut-Katanga, considérée comme une avancée significative dans la lutte contre la corruption et l’impunité en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel, le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé que trois hauts magistrats de la Cour d’appel du Tanganyika, ainsi qu’un commerçant de la ville de Kalemie, ont été condamnés en flagrance, le 26 janvier 2026, pour des faits graves de corruption.

Selon le document, les personnes poursuivies étaient impliquées dans un dossier de tentative de viol, au cours duquel une modification illégale de la peine aurait été opérée, en violation flagrante de la loi, à la suite d’actes de corruption.

À l’issue du procès, la juridiction a prononcé des peines de servitude pénale principale à l’encontre des trois magistrats et du commerçant corrupteur. Ces sanctions ont été assorties de peines complémentaires, notamment :

- des amendes,

- l’interdiction d’exercer les droits civiques,

- et la privation d’accès aux fonctions publiques.

Le ministre de la Justice a précisé que cette décision s’inscrit dans le cadre de l’exécution des instructions fermes du Président de la République, chef de l’État, et de la Première ministre, cheffe du gouvernement, visant à éradiquer la corruption, les antivaleurs et le sentiment d’impunité au sein des institutions publiques.

Pour le gouvernement, ces condamnations constituent un signal fort : nul n’est au-dessus de la loi, quelle que soit sa position sociale ou professionnelle.

« La justice doit être équitable pour tous, riche ou pauvre, grand ou petit », conclut le communiqué, réaffirmant l’engagement des autorités à restaurer la crédibilité de l’appareil judiciaire congolais.

 

Ernest K.

RDC : trois hauts magistrats et un commerçant lourdement condamnés pour corruption
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Est de la RDC : après l’aveu du Rwanda, Nangaa reconnaît une collaboration avec Kigali et Kampala

La crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo connaît une nouvelle tournure. Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), a reconnu publiquement, ce mardi, l’existence d’une collaboration entre son mouvement et le Rwanda ainsi que l’Ouganda.

Cette déclaration intervient peu après que Kigali a officiellement admis son soutien au M23, groupe armé actif notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Des liens transfrontaliers souvent dénoncés par Kinshasa, mais jusque-là rarement assumés publiquement par les acteurs concernés.

S’exprimant à l’occasion du premier anniversaire de l’occupation de Goma, Corneille Nangaa a affirmé que l’AFC entretient une coopération avec ces deux pays voisins, confirmant ainsi des soupçons persistants sur l’implication régionale dans le conflit à l’Est de la RDC.

À Kinshasa, ces aveux sont perçus comme une preuve supplémentaire d’ingérence étrangère et pourraient renforcer la mobilisation politique, diplomatique et militaire du gouvernement congolais face à cette situation.

Sur le terrain, la population civile continue de payer un lourd tribut, confrontée à des violences récurrentes, des déplacements forcés et une insécurité persistante, dans une crise qui tend de plus en plus à prendre l’allure d’un conflit régional ouvert.

 

LK

Est de la RDC : après l’aveu du Rwanda, Nangaa reconnaît une collaboration avec Kigali et Kampala
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Un an après la chute de Goma, l’Est de la RDC toujours dans l’impasse sécuritaire

Un an après la chute de Goma aux mains de l’AFC/M23, groupe armé actif dans l’Est de la République démocratique du Congo, la situation demeure marquée par un contraste saisissant : de timides évolutions sur le plan diplomatique, mais un blocage persistant sur le terrain sécuritaire.

Lors d’une récente émission L’Invité Afrique diffusée sur RFI Afrique, plusieurs responsables onusiens ont levé le voile sur les réalités du contrôle exercé par le M23 dans certaines zones du Nord-Kivu. Selon ces sources, la liberté de mouvement n’a jamais été totalement rétablie dans les territoires occupés. Si les troupes et le personnel humanitaire peuvent entrer et sortir par voie terrestre, l’aéroport de Goma reste inaccessible. Les forces internationales, quant à elles, se heurtent à de sévères restrictions : les patrouilles ne sont pas libres et toute coopération opérationnelle directe avec le M23 est formellement exclue, l’ONU considérant ce mouvement comme un groupe armé occupant illégalement une partie du territoire congolais.

Malgré les injonctions répétées du Conseil de sécurité des Nations unies, le M23 maintient des exigences jugées inacceptables par la communauté internationale, empêchant toute normalisation de la situation sécuritaire. Cette intransigeance contribue à prolonger l’impasse et à fragiliser davantage les populations civiles.

Dans ce contexte déjà tendu, un reportage de TV5 Monde est venu ajouter un élément majeur au débat. Selon la chaîne internationale, une reconnaissance officielle d’une coopération sécuritaire entre le Rwanda et l’AFC/M23 aurait été évoquée. L’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, aurait reconnu l’existence d’une telle collaboration, une déclaration qui tranche avec les démentis répétés de Kigali par le passé et marque un tournant diplomatique significatif.

Face à ces blocages, l’ONU affirme néanmoins avoir adapté son modus operandi afin de maintenir une présence dans l’Est de la RDC. Une présence jugée indispensable pour rassurer les populations civiles, documenter les violations des droits humains et continuer d’exercer une pression diplomatique internationale.

Un an après la prise de Goma, le constat reste donc sévère. Entre aveux diplomatiques, contrôle territorial persistant du M23/AFC et marges de manœuvre limitées pour la communauté internationale, la crise sécuritaire à l’Est de la RDC s’enlise, sans perspective claire de sortie à court terme.

 

LK

Un an après la chute de Goma, l’Est de la RDC toujours dans l’impasse sécuritaire
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Uvira : HRW enquête sur les meurtres des civils

 L’ONG Human Rights Watch (HRW) a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur des informations faisant état de meurtres de civils, en particulier au sein de la communauté Banyamulenge, après le retrait du mouvement rebelle M23 de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

Dans un rapport publié ce mercredi, HRW indique avoir recueilli des témoignages directs, des images vérifiées et des informations crédibles attestant d’une détérioration rapide de la situation sécuritaire depuis le départ des rebelles. L’organisation s’inquiète du sort des civils restés dans la ville, désormais exposés aux violences attribuées aux milices Wazalendo, accusées de multiples exactions dans plusieurs zones du Sud-Kivu.

« La simple présence des forces congolaises ne suffira pas à protéger les civils si les milices responsables d’abus continuent d’être tolérées ou soutenues », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse principale sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch.

« Les autorités doivent agir rapidement pour rétablir la sécurité et garantir la protection de toutes les communautés, y compris les Banyamulenge. »

Pillages, violences et climat de peur

Selon HRW, le retrait du M23 a été suivi de pillages massifs visant des habitations, commerces, églises et bâtiments publics. L’ONG affirme avoir authentifié plusieurs vidéos montrant des individus armés ou en tenue civile s’attaquant à des infrastructures publiques et privées.

Des sources locales font également état de blessés, disparitions forcées et cas présumés d’exécutions, poussant de nombreuses familles à fuir la ville. HRW poursuit actuellement ses vérifications pour établir l’ampleur exacte des violations commises.

Risque d’exactions des milices Wazalendo

L’organisation souligne que les milices Wazalendo, alliées de circonstance aux forces gouvernementales contre le M23, opèrent souvent sans commandement clair, sans discipline et sans mécanisme de reddition des comptes, ce qui accroît le risque d’abus contre les populations civiles.

Appels aux autorités et à la communauté internationale

Face à cette situation, Human Rights Watch recommande :

- le déploiement de forces de sécurité professionnelles et rigoureusement encadrées ;

- le désarmement et le démantèlement des milices incontrôlées ;

- l’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes sur les crimes signalés ;

- et une assistance humanitaire urgente aux populations affectées.

HRW appelle également la communauté internationale — notamment l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations Unies et les États-Unis — à renforcer la pression diplomatique afin de garantir la protection des civils et l’accès humanitaire sans entrave.

Une crise sécuritaire persistante

Le retrait du M23 d’Uvira, présenté par le mouvement comme un geste stratégique, laisse derrière lui une ville fragilisée, où la population vit dans un climat de peur et d’incertitude. HRW insiste : sans réponse rapide des autorités congolaises, le risque d’un nouveau cycle de violences demeure élevé.

 

Rédaction

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Uvira : le gouvernement lance la restauration progressive de l’autorité de l’État

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, lundi 19 janvier, dans un communiqué officiel, la mise en œuvre d’un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs, à la suite du retrait des forces de l’AFC/M23.

Selon ce communiqué, ce retrait fait suite à des actes répétés de pillage, de vols et d’insécurité ayant gravement affecté les populations civiles et la cohésion sociale. Les autorités estiment qu’il ne saurait être considéré comme un acte de bonne foi, ni comme la fin de l’agression contre la RDC.

Le gouvernement précise que cette évolution demeure ponctuelle et ne traduit pas une amélioration durable de la situation sécuritaire. Il réaffirme que la seule option acceptable reste le retrait total et sans condition des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’ensemble du territoire congolais, conformément aux engagements internationaux en vigueur.

Sur le terrain, les FARDC, la Police nationale congolaise et les autres services de sécurité poursuivent leur redéploiement progressif afin de rétablir l’autorité de l’État, assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, et stabiliser la zone.

Le gouvernement a également dénoncé les déplacements forcés de civils, notamment au sein de la communauté banyamulenge, tout en saluant le rejet de toute instrumentalisation communautaire. Il appelle enfin la population au calme, à la vigilance et à la responsabilité, face à la désinformation et aux discours de stigmatisation.

 

LK

Uvira : le gouvernement lance la restauration progressive de l’autorité de l’État
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Est de la RDC : l’AFC/M23 annonce à nouveau son retrait d’Uvira

La situation sécuritaire demeure incertaine dans l’est de la République démocratique du Congo. Pour la deuxième fois en un mois, la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) affirme s’être retirée de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, et déclare ne plus assumer la responsabilité de la sécurité locale, qu’elle confie désormais à la communauté internationale.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le mouvement indique avoir décidé de ce retrait le 15 décembre 2025. Le document, signé par Corneille Nangaa, précise que la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a été officiellement saisie afin d’assurer la protection des civils conformément à son mandat.

L’AFC/M23 se présente comme respectueux du cessez-le-feu et favorable à une solution politique à la crise sécuritaire, malgré les accusations persistantes de violations sur le terrain et de soutien rwandais formulées par Kinshasa et des rapports onusiens.

Le mouvement met par ailleurs en garde contre des menaces qu’il attribue notamment à l’armée burundaise, aux FDLR, aux groupes Wazalendo et à des mercenaires opérant aux côtés des FARDC. Il appelle au déploiement rapide d’une force « neutre » pour prévenir une nouvelle flambée de violences.

Uvira était passée sous contrôle rebelle le 10 décembre 2025. Un premier retrait, annoncé le 18 décembre, n’avait pas été confirmé sur le terrain. Cette nouvelle déclaration, non encore vérifiée de manière indépendante, est donc accueillie avec prudence dans une région habituée aux annonces sans effets durables.

 

LK

Est de la RDC : l’AFC/M23 annonce à nouveau son retrait d’Uvira
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Crise sécuritaire dans l’Est : João Lourenço échange avec la CENCO et l’ECC

Le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu à Luanda, ce mercredi, une délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), afin d’évoquer la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Conduits par Mgr Fulgence Muteba Mugalu et Mgr Donatien Nshole, les responsables religieux congolais ont attiré l’attention sur la persistance des violences impliquant l’AFC/M23 ainsi que sur l’aggravation de la crise humanitaire affectant les populations civiles.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique diplomatique engagée par l’Angola, quelques jours après les visites du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Luanda. Elle vise à explorer des pistes de paix complémentaires aux processus de Washington et de Doha, en privilégiant un dialogue inclusif entre toutes les parties prenantes.

Porteurs du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble », la CENCO et l’ECC ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner toute initiative crédible en faveur de la stabilité et d’une paix durable dans l’Est de la RDC.

 

LK

Crise sécuritaire dans l’Est : João Lourenço échange avec la CENCO et l’ECC
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Insécurité à Bunia : une vingtaine de bandits armés aux arrêts

Une vingtaine de bandits armés ont été arrêtés à Bunia, chef-lieu de la province de Ituri.

La Police nationale congolaise a présenté les présumés criminels, le mardi 13 Janvier 2026 , au Gouverneur militaire de la province, le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny.

Le sang du journaliste T.Lole crie vengeance 

Parmi eux , figurent les présumés assassins du journaliste Thierry Banga Lole, ainsi que ceux impliqués dans le meurtre d’un taximan-moto survenu en début de semaine.

Considérée comme la principale source d'insécurité criante observée ces derniers temps dans la ville de Bunia, cette bande criminelle a été maîtrisée par les services de sécurité, à en croire le commissaire divisionnaire Ngoy Sengelwa Kyo, numéro un de la Police nationale congolaise en province de l'ituri. 

« Les résultats obtenus démontrent le professionnalisme et la détermination de nos forces. La lutte contre l’insécurité se poursuivra sans relâche" , a-t-il précisé.

Occasion pour le commandant des opérations et Gouverneur militaire de l’Ituri d’encourager les services de sécurité, tout en réaffirmant la fermeté de l’État face aux groupes armés encore actifs dans la province.

Thomas Lubanga dans le viseur de l'armée

S’agissant des groupes armés, notamment la CRP, le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny a juré haut et fort : " Il faut procéder à l’arrestation de Thomas Lubanga, présenté comme un allié en perte de vitesse du M23" .

Mise en garde aux opérateurs économiques

En parallèle, une mise en garde sévère a été adressée à certains opérateurs économiques sommés de rembourser les fonds perçus auprès des partenaires étrangers, pour déstabiliser les zones autrefois sous occupation des groupes armés.

Stabilité retrouvée.

Johnny Luboya ajoute: 

"Aujourd’hui, la ville de Bunia ainsi que les cinq territoires de la province de l’Ituri connaissent une stabilité relative.

Cette accalmie est attribuée aux dispositions sécuritaires mises en place en vue de restaurer complètement l’autorité de l’État et de garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens"

La présentation de ces présumés bandits armés marque une étape importante dans la lutte contre l’insécurité en Ituri.

Les autorités promettent de maintenir la pression jusqu’au retour définitif de la paix.

 

 Rédaction

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Paix dans l’Est : la RDC intensifie sa diplomatie sous l’égide de l’Union africaine

Le Président de la République a pris part à une séance de travail consacrée aux efforts de paix et de stabilisation dans l’Est de la RDC.

 Cette rencontre s’est tenue à l’invitation de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise et médiateur de l’Union africaine.

Les échanges ont porté sur les initiatives diplomatiques en cours pour renforcer la coordination entre les acteurs régionaux, soutenir les mécanismes de dialogue et explorer des solutions de désescalade face à l’insécurité persistante dans l’Est du pays. L’implication des partenaires régionaux et internationaux a également été abordée.

Le Chef de l’État a réaffirmé l’engagement de la RDC en faveur d’une paix durable, fondée sur le respect de la souveraineté nationale, la protection des populations civiles et la coopération régionale, sous l’égide de l’Union africaine.

 

LK

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Haut-Lomami : les FARDC repoussent une attaque armée à Bukama

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir déjoué, le samedi 9 janvier 2026, une attaque menée contre l’une de leurs positions à Bukama, dans la province du Haut-Lomami. L’assaut a été attribué à des éléments du groupe armé Maï-Maï Zoulou.

D’après le communiqué de l’état-major général, le bilan provisoire fait état de quatre assaillants neutralisés et de trois autres blessés. Du côté des FARDC, un militaire a été blessé. La situation a été rapidement maîtrisée par les forces loyalistes.

L’armée rassure la population de Bukama et de ses environs que toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer la sécurité et le maintien de l’ordre public, et l’invite à vaquer librement à ses activités quotidiennes.

 

LK

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