L’abattoir public de Masina, situé à l’est de la capitale congolaise, a lancé ce mardi une nouvelle procédure visant à identifier systématiquement toute personne entrant dans sa salle d’abattage. Cette mesure a été annoncée par le Directeur général a.i., Gaston Kitenge, lors d’une opération d’assainissement supervisée sur le site.
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Le gouvernement provincial de Kinshasa a pris de nouvelles mesures pour réguler la circulation dans la commune de la Gombe. Dans une circulaire rendue publique, le ministre provincial des Transports interdit formellement la circulation, le stationnement et l’exploitation des taxis-motos dans cette zone administrative, à l’exception de certains points de dépose et de reprise autorisés.
Les tricycles, utilisés pour le transport des personnes et des marchandises, sont également bannis des grandes artères ciblées, jugés responsables de nombreux accidents et embouteillages.
Les contrevenants s'exposent à de lourdes sanctions. Pour les taxis-motos, il est prévu la saisie immédiate du véhicule, sa mise en fourrière pour une durée de 30 jours, ainsi qu’une amende de 500 000 FC. Les tricycles feront l’objet d’une suspension de leur autorisation de transport, d’une mise en fourrière de 15 jours et d’une amende équivalente.
La circulaire met également en garde les agents d’exécution contre toute forme de tracasserie ou complicité, en promettant des sanctions exemplaires.


A. BOPE
La déforestation a nettement ralenti au cours des dix dernières années dans les quelque 4 milliards d’hectares de forêts que compte la planète. C’est ce que révèle le nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), rendu public lors de la séance plénière de l’Initiative mondiale pour l’observation des forêts, qui s'est tenu à Bali, en Indonésie.
Cette Évaluation des ressources forestières mondiales, publiée tous les cinq ans, dresse un tableau contrasté : si plusieurs indicateurs montrent des avancées encourageantes, les forêts restent confrontées à des menaces persistantes, exacerbées par l’intensification de la crise climatique.
Au-delà de leur beauté naturelle, les forêts jouent un rôle vital pour la planète. Elles soutiennent la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance de millions de personnes, fournissent des biomatériaux essentiels, et constituent une source majeure d’énergie renouvelable.
Elles abritent également une part majeure de la biodiversité mondiale et régulent les grands cycles de l’eau et du carbone. Ces écosystèmes permettent de limiter les effets de la sécheresse, de la désertification, de l’érosion et des inondations.
« Les évaluations des ressources forestières sont les plus complètes et les plus transparentes au niveau mondial », souligne le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, dans l’avant-propos du rapport. Les données collectées servent de boussole aux décideurs, aux institutions internationales et aux investisseurs engagés dans la protection des forêts.
Des avancées significatives : moins de pertes, plus de protection
Le rapport met en avant un fait majeur : la déforestation ralentit. Entre 2015 et 2025, elle atteint environ 10 millions d’hectares par an, contre 18 millions au tournant des années 2000.
Les forêts primaires les plus anciennes et les plus riches en biodiversité subissent également moins de pertes, avec un recul divisé par deux par rapport au début du siècle.
Autre progrès notable : la gestion forestière. Désormais, 20 % des forêts mondiales sont officiellement protégées, et plus de la moitié font l’objet d’un plan de gestion. Cela représente une hausse de 350 millions d’hectares depuis 1990.
Le volume de bois sur pied, indicateur crucial du stockage naturel de carbone, continue de croître. Il atteint aujourd’hui 600 milliards de mètres cubes, tandis que les stocks de carbone forestier s’élèvent à 700 gigatonnes.
Malgré ces progrès, les défis restent colossaux. L’expansion forestière ralentit nettement : elle passe de 10 millions d’hectares par an au début des années 2000 à seulement 7 millions aujourd’hui. Les forêts plantées, pourtant essentielles à la restauration des écosystèmes, connaissent elles aussi un essoufflement.
À cela s’ajoutent les incendies, de plus en plus fréquents et violents. Chaque année, 300 millions d’hectares de terres partent en fumée, dont près de la moitié sont boisés, un phénomène aggravé par les épisodes de sécheresse extrême liés au changement climatique.
La FAO rappelle enfin que la déforestation, bien qu’en baisse, demeure « beaucoup trop élevée ». Les forêts continuent de disparaître à un rythme incompatible avec les objectifs climatiques et environnementaux mondiaux.
LK
Un incendie s’est déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi à l’entrepôt de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) à Kingabwa, dans la commune de Limete. Dans un communiqué publié ce vendredi 21 novembre, l’institution a dressé un lourd bilan matériel, confirmant la destruction d’un important lot d’équipements électoraux.
Selon les premières conclusions des enquêteurs, le feu serait parti de la salle où étaient stockées les batteries lithium. L’intervention rapide des équipes logistiques de la CENI a permis de maîtriser les flammes, mais les dégâts restent considérables.
Matériel détruit selon le rapport officiel :
- 3 773 batteries lithium (DEV 2018)
- 17 476 batteries lithium (DEV 2022–2023)
- 1 778 panneaux solaires
- 672 imperméables (BCR/INS)
- 96 batteries ISO
- 1 360 écritoires
- 771 casques moto
- 410 rétroviseurs moto
- 1 606 paires de bottes
- 1 610 tentes de campagne
Autant de matériels essentiels aux opérations de déploiement, notamment dans les zones reculées où la CENI dépend fortement de solutions autonomes en énergie et en logistique.
Cet incendie est le deuxième enregistré dans cet entrepôt en deux ans, un fait qui suscite de nombreuses interrogations. Les conditions de stockage, les normes de sécurité et la vulnérabilité des infrastructures sont de nouveau au centre des débats.
Alors que l’enquête se poursuit pour établir les causes exactes du sinistre, plusieurs acteurs appellent la CENI à renforcer ses dispositifs de prévention afin d’éviter de nouveaux incidents susceptibles de perturber ses opérations.
LK
Le Jeudi 20 novembre 2025, une importante réunion présidée par le Directeur Général Adjoint de l'Ogefrem, Emmanuel Mayele Samba s'est tenue à la Direction Générale de cet Etablissement public à kinshasa.

Elle a mis autour de la table la délégation angolaise forte de 17 personnes et conduite par Madame Paula, Administrator Executive de l'Accla ( conseil des chargeurs de l'Angola) et quelques Directeurs de l'Ogefrem ( conseil des chargeurs de la RDC).

Au menu des entretiens, la délégation angolaise a exprimé le voeu de coopérer avec l'Ogefrem pour la couverture du fret en partance ou en provenance de deux pays via le port de Luanda en Angola où un espace dédié est déjà amenagé pour le fret à destination de la RDC via les différents postes frontaliers.
La partie congolaise ( ogefrem) s'est déclarée disposée à renforcer cette coopération sur base des recommandations de chefs d’État de deux pays , J. Lourenco et F. Tshisekedi, au plus haut niveau de la coopération bilatérale.

Les deux parties ont enfin convenu de couler les préoccupations relatives à la gestion des conflits récurents aux postes frontaliers dans un protocole d'accord à adopter en janvier 2026 à Luanda. Ce, avant de le soumetre aux deux chefs d’État qui tiennent à la fluidité du commerce international entre kinshasa et Luanda.
Auparavant, la délégation angolaise a été présenté ses civilités au DG de l'Ogefrem William Kazumba Mayombo. Ce dernier a exhorté ses pairs à accélérer ce processus avant de solliciter l'implication de sa collègue de l'ACCLA pour le fonctionnement effectif de la Représentation de l'Ogefrem en Angola .
Il sied de noter que les délégués des services douaniers et de Contrôle aux frontières angolaises ainsi que du port de Luanda ont fait partie de cette délégation.
Le pouvoir du peuple
La Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, SEM Yolande Elebe Ma Ndembo, a tenu une séance de travail avec le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, SEM Samuel Roger Kamba, ce mercredi 19 novembre.
Selon les informations publiées sur la page officielle du Ministère de la Culture (mincap_rdc), les échanges ont porté sur la mise en œuvre de la couverture maladie destinée aux artistes et à leurs familles, en conformité avec le Statut de l’Artiste signé en juin dernier par la Première Ministre, Judith Suminwa.
La Ministre de la Culture a insisté sur l’urgence d’une collaboration interministerielle forte, afin de garantir une protection complète incluant la sécurité sociale, l’accès aux soins et le soutien durant les périodes d’inactivité. De son côté, le Ministre de la Santé a confirmé que l’accès aux soins via l’Assurance Maladie Obligatoire est déjà validé et en cours d’opérationnalisation.
Un calendrier prévisionnel a été annoncé:
• Décembre 2025: identification des artistes via les répertoires du Ministère de la Culture;
• Fin 2025: remise symbolique des premières cartes de santé;
• 2026: déploiement complet du dispositif à tous les bénéficiaires.
Cette initiative marque une avancée majeure pour la reconnaissance sociale et la protection des artistes en République Démocratique du Congo.
Ernest KANDALA
Un scandale retentissant frappe le secteur culturel congolais. Selon un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), révélé par Africa Intelligence, près de 25 millions de dollars destinés aux artistes ont disparu dans un système de gestion jugé totalement opaque.
D’après les conclusions de l’IGF, seulement 35 882 dollars ont réellement été versés aux artistes. Le reste des fonds aurait été absorbé par des retraits d’espèces injustifiés, des virements suspects et une chaîne de gestion marquée par des irrégularités majeures.
« Seuls 35 882 dollars sont arrivés aux artistes, tandis que le reste s’est volatilisé en retraits d’espèces et virements suspects », rapporte Africa Intelligence, citant le document de l’IGF.
L’enquête met en lumière un montage financier qui aurait profité à un petit cercle d’individus, au détriment de milliers de créateurs congolais pourtant censés bénéficier de ces rémunérations.
Cette affaire relance de vives interrogations sur la transparence dans la gestion des droits d’auteur en RDC, un secteur régulièrement secoué par les accusations de détournement et de mauvaise gouvernance.
A. BOPE
Le port ONATRA de Kikwit, autrefois considéré comme un maillon stratégique pour le transport fluvial et le commerce régional, présente aujourd’hui un visage d’abandon qui inquiète la population locale. Ce site, jadis animé par des activités économiques porteuses d’emplois et de recettes pour la ville, semble avoir perdu toute sa vocation première, laissant place à la dégradation progressive des infrastructures.

Sur place, le constat est alarmant : installations délabrées, absence d’entretien, végétation envahissante et dysfonctionnement total des services qui, autrefois, assuraient la liaison commerciale entre Kikwit et d’autres zones fluviales. Des habitants interrogés regrettent l’absence de travaux de réhabilitation malgré la valeur stratégique du site dans le développement de la province.
Pour plusieurs observateurs, l’état actuel du port ONATRA traduit un manque de vision dans la gestion des infrastructures publiques et une absence de politique durable en matière de logistique fluviale. Certains estiment que sa relance permettrait non seulement de ranimer les échanges commerciaux, mais aussi de favoriser des opportunités économiques au profit de milliers de familles.
Des appels insistants sont désormais lancés aux autorités nationales, provinciales ainsi qu’à la direction générale de l’ONATRA en vue d’un programme de modernisation, incluant la remise en état des installations, l’équipement du site et la reprise opérationnelle des activités portuaires.
Les habitants attendent une action concrète qui pourrait redonner souffle à cet espace délaissé et relancer l’économie locale, longtemps pénalisée par l’absence de structures fonctionnelles.
LK
La Sape congolaise, véritable phénomène culturel né au cœur de Kinshasa, continue de captiver les regards et de fasciner au-delà des frontières. Plus qu’un simple style vestimentaire, la Sape Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes est une philosophie, une attitude, un art de vivre qui traverse les générations. Aujourd’hui encore, elle demeure un marqueur identitaire fort, un symbole de fierté et un espace d’expression artistique pour de nombreux Congolais.
Née au milieu du XXᵉ siècle, la Sape s’inspire de l’élégance européenne. Mais la réduire à une imitation serait passer à côté de son essence. Les premiers sapeurs ont rapidement transformé cette influence en une esthétique authentiquement congolaise, alliant audace, couleurs vives et raffinement extrême. Au fil du temps, la Sape est devenue un langage culturel, une forme de résistance artistique dans les périodes troublées, et un moyen pour affirmer la dignité et l’élégance congolaise malgré les difficultés sociales et politiques.
Être sapeur, ce n’est pas seulement porter des vêtements de marques prestigieuses. C’est adopter une posture, une gestuelle, une présence. C’est entrer dans une pièce avec assurance, préstance et respect de soi. L’élégance est pensée dans les moindres détails :
harmonies de couleurs,
combinaisons audacieuses,
chaussures impeccablement cirées,
accessoires minutieusement sélectionnés.
Chaque tenue raconte une histoire, celle du bon goût, de la confiance et de l’identité.
La Sape congolaise s’est exportée bien au-delà de l’Afrique centrale. Des figures comme Papa Wemba, icône et véritable ambassadeur de la Sape, l’ont hissée sur les plus grandes scènes internationales. Aujourd’hui, les sapeurs apparaissent dans des documentaires, des expositions de mode, des clips musicaux ou encore dans des collaborations avec des designers africains et européens. Cette reconnaissance mondiale met en lumière un phénomène profondément enraciné dans l’histoire congolaise, tout en inspirant les créateurs de mode du monde entier.
Si la Sape est héritière d’une tradition forte, elle n’a jamais cessé de se réinventer. Les jeunes sapeurs y insufflent une modernité vibrante :
couleurs encore plus éclatantes,
créativité renouvelée dans les accessoires,
utilisation massive des réseaux sociaux pour dévoiler leur style.
Sur Instagram, TikTok ou YouTube, la Sape devient un spectacle global, partageant son énergie et son esthétique avec une audience internationale grandissante.
Plus qu’un phénomène vestimentaire, la Sape est un patrimoine culturel vivant. Elle demeure une vitrine de l’élégance africaine, un marqueur identitaire puissant et un outil de rayonnement pour la culture congolaise. À travers ses couleurs, ses codes et son audace, elle rappelle que l’élégance, lorsqu’elle est portée avec authenticité et fierté, devient une véritable forme d’art.
Éternelle et universelle, la Sape congolaise continue d’éblouir le monde.
Ernest KANDALA
Initialement prévu pour ce lundi 17 novembre, le lancement des opérations de contrôle technique des véhicules à Kinshasa ainsi que la campagne routière « Tosa ba tosa yo » a été repoussé de 48 heures. Cette reprogrammation intervient en raison du retour triomphal de l’équipe nationale de football, les Léopards, après leur succès face aux Super Eagles du Nigeria lors des barrages pour la Coupe du monde 2026, disputés dimanche à Rabat.
Selon le ministère provincial des Transports, cette décision vise à permettre aux habitants de la capitale de répondre massivement à l’appel du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui souhaite un accueil populaire à l’aéroport international de N’djili avant une grande caravane festive vers le stade des Martyrs.
« À la suite de la qualification des Léopards aux barrages intercontinentaux, le Chef de l’État invite la population à se rendre en grand nombre à l’aéroport pour réserver un accueil chaleureux à nos héros. Sur instruction du Gouverneur de la ville, Daniel Bumba, nous annonçons le report de toutes les opérations de contrôle des certificats techniques et des activités liées à la campagne "Tosa Ba Tosa Yo" pour une durée de 48 heures », indique un communiqué officiel.
Vainqueurs lors d’une séance de tirs au but haletante après un match nul 1-1 brillamment dominé, les Léopards n’ont pas encore garanti leur qualification définitive, mais leur retour s’annonce comme un moment de liesse nationale, de communion et de fierté sportive pour toute la ville.
LK
Lors de sa rencontre avec le président Félix Tshisekedi, le dimanche 16 novembre à la Cité de l'Union africaine, Tony Elumelu, président du Conseil d'administration (PCA) du groupe United Bank for Africa (UBA), a annoncé la nomination d’un Congolais à la direction générale de la banque, chargé de superviser ses opérations en RDC. Il a également présenté plusieurs initiatives du groupe, présent dans vingt pays africains : le soutien au développement des infrastructures, notamment dans le secteur énergétique, ainsi que l’extension de ses activités à toutes les provinces du pays.

« Nous avons confiance en ce pays et voyons un potentiel dans la jeunesse et le peuple congolais. C’est dans cette optique que nous allons contribuer à la création d’emplois avec l’ouverture de nos agences », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, neuf Congolais rejoindront le Conseil d'administration de la banque pour superviser les opérations locales. En sa qualité de fondateur de la Fondation Elumelu, il a également annoncé au Chef de l'État un soutien financier destiné à 350 entrepreneurs congolais.
« Nous allons continuer à le faire pour la prospérité du pays. Nous reviendrons très bientôt pour inaugurer notre siège ; tout se passe bien et nous sommes très heureux de la collaboration avec la RDC », a-t-il ajouté.
Daniel Mangili
C’est un nouveau record pour la star congolaise Fally Ipupa. Son concert prévu le 2 mai 2026 au Stade de France affiche déjà complet, plusieurs mois avant l’événement. Une performance historique pour un artiste africain, qui confirme son statut d’icône mondiale.
Un tournant historique pour “l’Aigle”
Sous le thème « One Night. One King. One Stage. », Fally Ipupa se produira devant plus de 80 000 spectateurs, dans l’un des plus prestigieux temples du spectacle européen. Les billets se sont arrachés en un temps record, preuve de l’aura internationale et du pouvoir d’attraction de l’artiste congolais.
L’Afrique au sommet de la scène mondiale
Ce triomphe dépasse le simple cadre musical : il marque une victoire symbolique pour la rumba congolaise et pour l’ensemble de la musique africaine, qui s’impose désormais sur les grandes scènes mondiales.
Depuis plus de vingt ans, “Dicap La Merveille” a su mêler rumba, afrobeat et pop urbaine, créant une signature unique qui séduit un public planétaire.
Un symbole de fierté et d’inspiration
Au-delà de la performance artistique, ce concert s’annonce comme un moment d’unité et de fierté africaine. Fally Ipupa incarne cette nouvelle génération d’artistes capables de rivaliser avec les plus grands tout en restant profondément enracinés dans leur culture.
Le 2 mai 2026, le Stade de France vibrera aux rythmes congolais, célébrant la détermination, le talent et la grandeur d’un artiste qui ne cesse de repousser les frontières.
Ernest KANDALA
Dena Mwana, de son vrai nom Denise Mwanakitata Muwayi, est née le 27 décembre 1986 à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Elle est la sixième d’une famille de huit enfants. Très jeune, elle rejoint le chœur « Chœur Notre‑Dame de Grâce » à Kinshasa à l’âge de 13 ans.
Cinq ans plus tard (vers 18 ans), elle devient directrice de ce chœur.
En 1998 (ou vers cette période), elle se fait connaître publiquement en chantant une chanson patriotique avec un groupe d’écoliers à Kinshasa.
En 2004, elle fonde le groupe « A Cappela » (après encouragements d’un professeur de musique à l’Institut National des Arts de Kinshasa).
En 2006, elle s’installe aux États-Unis (Virginie) afin de parfaire ses connaissances musicales et de servir dans des églises locales.
Elle parle d’une conversion plus personnelle et profonde à cette époque, ayant grandi dans un cadre religieux mais sans «expérience personnelle» forte auparavant.
Son premier album studio, Hosanna, est commencé en 2009 et officiellement sorti en 2011.
Son deuxième album, Monene, est sorti le 12 juin 2016 à Kinshasa, avec 14 titres.
Le troisième album, Souffle, est publié le 4 décembre 2020 sous les labels Motown Gospel Africa et Happy People.
L’album « Souffle » est ensuite certifié disque de platine par Africa Music & Charts.
Dena Mwana a organisé des tournées internationales importantes : en 2023 elle annonce huit dates dans six pays, incluant la France, le Sénégal, le Bénin, la RDC et le Canada.
Elle se produit devant des milliers de personnes dans divers pays d’Afrique, d’Europe et en Amérique du Nord.
Elle évolue dans la musique gospel, chrétienne contemporaine, mêlant chant d’adoration, louange, et messages spirituels.
Elle est aussi conférencière, conductrice de louange, et motivatrice.
Son nom de scène « Dena Mwana » signifie «Dame qui Évangélise les Nations par l’Adoration», selon certains articles.
Elle est nominée et a reçu plusieurs récompenses aux African Gospel Music & Media Awards (AGMA) en 2013 et 2019.
Son album « Souffle » franchit un cap rare pour un gospel francophone en étant certifié platine.
Vie personnelle (en bref):Elle est mariée à Michel Mutahali, qui est aussi son producteur et travaille avec son label.
Elle partage son temps entre la RD Congo et les États-Unis, notamment dans les débuts de son rayonnement international.
En résumé :Dena Mwana est une artiste qui part d’un engagement local (chorale à Kinshasa) pour devenir une figure majeure du gospel francophone international. Elle réussit à combiner talent musical, profondeur spirituelle et rayonnement global. Son parcours illustre comment une jeune femme kinoise peut, par la foi, le travail et l’internationalisation, s’imposer comme une artiste influente.
Fay Monique Kankwanda Balekelayi





