Initialement prévu pour ce lundi 17 novembre, le lancement des opérations de contrôle technique des véhicules à Kinshasa ainsi que la campagne routière « Tosa ba tosa yo » a été repoussé de 48 heures. Cette reprogrammation intervient en raison du retour triomphal de l’équipe nationale de football, les Léopards, après leur succès face aux Super Eagles du Nigeria lors des barrages pour la Coupe du monde 2026, disputés dimanche à Rabat.
Selon le ministère provincial des Transports, cette décision vise à permettre aux habitants de la capitale de répondre massivement à l’appel du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui souhaite un accueil populaire à l’aéroport international de N’djili avant une grande caravane festive vers le stade des Martyrs.
« À la suite de la qualification des Léopards aux barrages intercontinentaux, le Chef de l’État invite la population à se rendre en grand nombre à l’aéroport pour réserver un accueil chaleureux à nos héros. Sur instruction du Gouverneur de la ville, Daniel Bumba, nous annonçons le report de toutes les opérations de contrôle des certificats techniques et des activités liées à la campagne "Tosa Ba Tosa Yo" pour une durée de 48 heures », indique un communiqué officiel.
Vainqueurs lors d’une séance de tirs au but haletante après un match nul 1-1 brillamment dominé, les Léopards n’ont pas encore garanti leur qualification définitive, mais leur retour s’annonce comme un moment de liesse nationale, de communion et de fierté sportive pour toute la ville.
Lors de sa rencontre avec le président Félix Tshisekedi, le dimanche 16 novembre à la Cité de l'Union africaine, Tony Elumelu, président du Conseil d'administration (PCA) du groupe United Bank for Africa (UBA), a annoncé la nomination d’un Congolais à la direction générale de la banque, chargé de superviser ses opérations en RDC. Il a également présenté plusieurs initiatives du groupe, présent dans vingt pays africains : le soutien au développement des infrastructures, notamment dans le secteur énergétique, ainsi que l’extension de ses activités à toutes les provinces du pays.
« Nous avons confiance en ce pays et voyons un potentiel dans la jeunesse et le peuple congolais. C’est dans cette optique que nous allons contribuer à la création d’emplois avec l’ouverture de nos agences », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, neuf Congolais rejoindront le Conseil d'administration de la banque pour superviser les opérations locales. En sa qualité de fondateur de la Fondation Elumelu, il a également annoncé au Chef de l'État un soutien financier destiné à 350 entrepreneurs congolais.
« Nous allons continuer à le faire pour la prospérité du pays. Nous reviendrons très bientôt pour inaugurer notre siège ; tout se passe bien et nous sommes très heureux de la collaboration avec la RDC », a-t-il ajouté.
C’est un nouveau record pour la star congolaise Fally Ipupa. Son concert prévu le 2 mai 2026 au Stade de France affiche déjà complet, plusieurs mois avant l’événement. Une performance historique pour un artiste africain, qui confirme son statut d’icône mondiale.
Un tournant historique pour “l’Aigle”
Sous le thème « One Night. One King. One Stage. », Fally Ipupa se produira devant plus de 80 000 spectateurs, dans l’un des plus prestigieux temples du spectacle européen. Les billets se sont arrachés en un temps record, preuve de l’aura internationale et du pouvoir d’attraction de l’artiste congolais.
L’Afrique au sommet de la scène mondiale
Ce triomphe dépasse le simple cadre musical : il marque une victoire symbolique pour la rumba congolaise et pour l’ensemble de la musique africaine, qui s’impose désormais sur les grandes scènes mondiales.
Depuis plus de vingt ans, “Dicap La Merveille” a su mêler rumba, afrobeat et pop urbaine, créant une signature unique qui séduit un public planétaire.
Un symbole de fierté et d’inspiration
Au-delà de la performance artistique, ce concert s’annonce comme un moment d’unité et de fierté africaine. Fally Ipupa incarne cette nouvelle génération d’artistes capables de rivaliser avec les plus grands tout en restant profondément enracinés dans leur culture.
Le 2 mai 2026, le Stade de France vibrera aux rythmes congolais, célébrant la détermination, le talent et la grandeur d’un artiste qui ne cesse de repousser les frontières.
Dena Mwana, de son vrai nom Denise Mwanakitata Muwayi, est née le 27 décembre 1986 à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Elle est la sixième d’une famille de huit enfants. Très jeune, elle rejoint le chœur « Chœur Notre‑Dame de Grâce » à Kinshasa à l’âge de 13 ans.
Cinq ans plus tard (vers 18 ans), elle devient directrice de ce chœur.
En 1998 (ou vers cette période), elle se fait connaître publiquement en chantant une chanson patriotique avec un groupe d’écoliers à Kinshasa.
En 2004, elle fonde le groupe « A Cappela » (après encouragements d’un professeur de musique à l’Institut National des Arts de Kinshasa).
En 2006, elle s’installe aux États-Unis (Virginie) afin de parfaire ses connaissances musicales et de servir dans des églises locales.
Elle parle d’une conversion plus personnelle et profonde à cette époque, ayant grandi dans un cadre religieux mais sans «expérience personnelle» forte auparavant.
Son premier album studio, Hosanna, est commencé en 2009 et officiellement sorti en 2011.
Son deuxième album, Monene, est sorti le 12 juin 2016 à Kinshasa, avec 14 titres.
Le troisième album, Souffle, est publié le 4 décembre 2020 sous les labels Motown Gospel Africa et Happy People.
L’album « Souffle » est ensuite certifié disque de platine par Africa Music & Charts.
Dena Mwana a organisé des tournées internationales importantes : en 2023 elle annonce huit dates dans six pays, incluant la France, le Sénégal, le Bénin, la RDC et le Canada.
Elle se produit devant des milliers de personnes dans divers pays d’Afrique, d’Europe et en Amérique du Nord.
Elle évolue dans la musique gospel, chrétienne contemporaine, mêlant chant d’adoration, louange, et messages spirituels.
Elle est aussi conférencière, conductrice de louange, et motivatrice.
Son nom de scène « Dena Mwana » signifie «Dame qui Évangélise les Nations par l’Adoration», selon certains articles.
Elle est nominée et a reçu plusieurs récompenses aux African Gospel Music & Media Awards (AGMA) en 2013 et 2019.
Son album « Souffle » franchit un cap rare pour un gospel francophone en étant certifié platine.
Vie personnelle (en bref):Elle est mariée à Michel Mutahali, qui est aussi son producteur et travaille avec son label.
Elle partage son temps entre la RD Congo et les États-Unis, notamment dans les débuts de son rayonnement international.
En résumé :Dena Mwana est une artiste qui part d’un engagement local (chorale à Kinshasa) pour devenir une figure majeure du gospel francophone international. Elle réussit à combiner talent musical, profondeur spirituelle et rayonnement global. Son parcours illustre comment une jeune femme kinoise peut, par la foi, le travail et l’internationalisation, s’imposer comme une artiste influente.
Depuis quatre décennies, Koffi Olomide incarne la rumba congolaise dans toute sa splendeur et sa complexité.
De Kisangani à Paris, il a fait de la musique un art total une discipline, une philosophie, une marque.
À 69 ans, il demeure une figure incontournable de la culture africaine, à la fois créateur, stratège et visionnaire.
Des racines à la vocation
Né le 13 juillet 1956 à Kisangani, Antoine Christophe Agbepa Mumba, alias Koffi Olomide, grandit entre le fleuve et la capitale.
Issu d’un foyer modeste, il passe une partie de son enfance à Kinshasa, où la rumba s’impose comme la bande-son d’une jeunesse en quête d’identité.
Très tôt, il révèle une intelligence linguistique rare et un goût prononcé pour la littérature.
Étudiant en économie et communication en France, il développe une curiosité musicale insatiable.
Son surnom “Koffi” lui vient du jour de sa naissance un vendredi selon la tradition ghanéenne, et “Olomide” lui est attribué par un professeur impressionné par sa prestance oratoire.
Les premiers pas d’un perfectionniste
De retour au pays, Koffi rejoint Viva La Musica, le groupe de Papa Wemba, véritable école d’excellence de la rumba.
Mais rapidement, il rêve d’indépendance artistique. En 1983, il signe son premier album, Ngounda, puis Diva et Elle et Moi, où s’affirme déjà un style raffiné, mêlant poésie, élégance et introspection.
Ses textes se distinguent par un français soutenu, des métaphores riches et une sensibilité urbaine. Il impose une rumba “intellectuelle”, où la langue devient un instrument de prestige autant que de séduction.
Quartier Latin : la fabrique de légendes
En 1986, Koffi fonde Quartier Latin International, un orchestre qui deviendra un véritable incubateur de talents.
Sous sa direction, naîtront des figures majeures de la musique congolaise moderne : Fally Ipupa, Ferré Gola, Bouro Mpela, Suzuki Luzubu, Fisher Roi David, Cindy Le Cœur, entre autres.
Le Quartier Latin n’est pas qu’un groupe, c’est une institution musicale.
Koffi y impose une discipline rigoureuse : perfection du son, rigueur dans la danse, élégance dans le costume.
Chaque concert devient une chorégraphie millimétrée, chaque clip, un court-métrage.
“Quartier Latin, c’était plus qu’un orchestre : c’était une école où la musique se vivait comme un art royal.”
Un ancien membre du groupe
Les années fastes : gloire, style et influence
Les années 1990 et 2000 propulsent Koffi Olomide au sommet. Avec des albums phares comme Noblesse Oblige (1993), V12 (1995), Loi (1997), Effrakata (2001) ou Danger de Mort (2003), il devient l’icône d’une génération.
Son titre “Loi”, sorti en 1997, devient un tube continental. Il conquiert l’Afrique, l’Europe et les diasporas, imposant un style nouveau : le “Tcha Tcho”, une rumba modernisée teintée de pop et de soukous.
En 2002, il rafle quatre Kora Awards, dont celui du Meilleur artiste africain.
“Koffi Olomide a transformé la rumba en un produit culturel exportable. Il a compris avant tout le monde la valeur du show et de l’image.”
Une plume et un esprit
Derrière le chanteur flamboyant, se cache un auteur d’une précision rare.
Ses chansons, souvent empreintes de philosophie et de satire sociale, oscillent entre la poésie et le réalisme.
Amour, pouvoir, trahison, foi, ambition — autant de thèmes explorés avec un vocabulaire soigné et une ironie parfois mordante.
“Je ne chante pas pour plaire, je chante pour marquer mon époque.”, Koffi Olomide
Cette exigence textuelle et esthétique lui a valu le respect des intellectuels et des critiques, tout en renforçant sa stature d’artiste complet.
L’héritage et la postérité
En près de 40 ans de carrière, Koffi Olomide a vendu des millions d’albums, donné des centaines de concerts et marqué la mémoire collective.
Mais son influence dépasse la musique : il a défini une manière d’être artiste.
Son élégance vestimentaire, son langage codé, sa gestion du pouvoir artistique ont inspiré des générations entières de musiciens et d’entrepreneurs culturels africains.
Il demeure une figure tutélaire, parfois controversée, toujours influente celle d’un créateur conscient de son rôle dans l’histoire.
- Frise de carrière, Les moments clés
Année et Événement clé
1983 Premier album Ngounda ;
1986 Fondation du Quartier Latin International ;
1997 Sortie de Loi, tube continental ;
2001 Effrakata consacre le “Grand Mopao”;
2002 Quatre Kora Awards, dont “Meilleur artiste africain”;
2013 Abracadabra, la maturité d’un créateur ;
2020-2025 Tournées et projets “La Légende de Mopao” et “Le Grand Retour”
Les héritiers du Mopao
Fally Ipupa la modernité et la discipline.
Ferré Gola, la voix et la poésie.
Cindy Le Cœur, la grâce féminine du Quartier Latin.
Fabregas, la nouvelle génération entrepreneuriale.
Tous revendiquent une part de son héritage, entre admiration et volonté d’émancipation.
Conclusion : L’homme qui voulait durer Koffi Olomide n’a jamais cessé de provoquer, d’innover, de fasciner. Son nom évoque à la fois la passion, la controverse et la maîtrise. Mais au-delà des débats, demeure une vérité : il a donné à la rumba congolaise une dimension universelle.
Et quand il déclare, d’un ton calme :
“Je suis né pour chanter, pas pour m’excuser de réussir”, on comprend que le Grand Mopao ne chante pas seulement sa vie, il écrit celle de tout un peuple.
Kinshasa, le 10 novembre 2025. Le Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), KAZUMBA MAYOMBO William, a lancé ce lundi la session budgétaire de l’exercice 2026, marquant le début d’une nouvelle étape de planification stratégique au sein de l’institution.
Cette session constitue, selon lui, un moment crucial de bilan et de projection pour renforcer la performance et la transparence dans la gestion du fret multimodal en République Démocratique du Congo.
« Nous voici encore une fois réunis pour évaluer l’exécution du budget 2025 et élaborer les prévisions pour 2026 », a déclaré le Directeur Général.
« Cette session revêt une importance particulière, car elle nous permet d’identifier les défis rencontrés et de définir nos priorités pour l’exercice à venir », a-t-il ajouté.
Le budget 2026 mettra l’accent sur plusieurs axes prioritaires :
- la modernisation des infrastructures d’appui aux chargeurs,
- la sécurisation et la traçabilité des opérations,
- le contrôle renforcé des actions financières et techniques,
- la rationalisation des dépenses de fonctionnement,
- la formation continue du personnel et l’accroissement de la production.
M. KAZUMBA MAYOMBO a exhorté ses collaborateurs à faire preuve de discipline, de rigueur et de sens du service public, rappelant que la rémunération doit être proportionnelle à la contribution réelle de chacun.
Alors que l’OGEFREM s’apprête à célébrer son 45ᵉ anniversaire, cette session s’annonce décisive pour consolider la position de l’Office comme acteur clé du développement logistique et du commerce international de la RDC.
En effet, dans la localité de Benalongo-gare, dans le territoire de Mweka, un conflit foncier qui a éclaté depuis quelques amis refait surface depuis plus d'une semaine.
Il oppose des communautés soutenues par les chefs cotumiers s'affronte avec des armes blanches et fusils de chasse avec décapitation des victimes dans les deux camps. Un jeune homme a été trouvé et décapité dans le village Thiopi habité par la communauté kete qui s'affronte avec la communauté kuba.
"Un corps sans vie a été retrouvé en état de décomposition à Benalongo Gare.
La population dans la section Tshiopi, a été plongée dans la consternation le mercredi matin après la découverte d’un corps sans vie en état de décomposition avancée" , a déclaré un témoin à notrerédaction.
Selon les premiers éléments recueillis sur place, la victime serait un jeune homme répondant au nom de KAMALE, originaire de Kinambombo comme l'indiquent les pièces d’identité retrouvées sur lui.
Les agents de sécurité, alertés par des habitants, ont procédé à la constatation des faits avant d’informer les autorités locales compétentes du territoire de Mweka.
Il a ajouté: "Un registre de créanciers a également été découvert dans le sac du défunt, mais aucun autre indice ne permet, pour l’instant, de déterminer les circonstances exactes du drame".
La causes du décès demeure inconnues.Toutefois, la thèse d'une décapitation serait évoquée au regard des faits anterieurs depuis le debut de ce conflit qui doit mobliser avec diligence kinshasa.
Pour rappel, le jeudi dernier, un enfant de 5 ans appartenant à une famille attaquée par la communauté adverse est mort dans la ferroviaire de ndemba alors qu'il fuyait , sans pareht, avec ses frères vers kananga , chef-lieu de la province du kasaï central. Il a été enterré par les hommes de bonne volonté.
Les autorités locales appellent la population au calme et à la cohabitation pacifique.
Invité ce jeudi sur Top Congo FM, le chanteur congolais Fally Ipupa a tenu à mettre fin aux rumeurs entourant un éventuel financement public de son concert prévu au Stade de France.
« Le concert que je joue est produit par une maison de production professionnelle qui m’a déjà accompagné par le passé. Tout a été payé : la location du stade, les instruments, les billets d’avion, jusqu’aux tenues des artistes. Je n’ai pas besoin d’argent de l’État congolais. Cela fait 20 ans que je mène une carrière solo et l’État ne m’a jamais donné ne fût-ce que 10 dollars américains », a déclaré la star congolaise.
L’artiste a ainsi pris ses distances avec l’initiative portée par la ministre de la Culture. Selon lui, les informations évoquant la location de lounges ou de stands au profit de l’État congolais n’ont aucun fondement
« Je n’ai ni le droit ni le pouvoir d’imposer quoi que ce soit au comité d’organisation du Stade de France », a précisé Fally Ipupa, tout en soulignant que tous les aspects logistiques et financiers relèvent exclusivement du producteur.
Fally Ipupa a réaffirmé son indépendance financière et artistique :
« Ce concert historique ne dépend d’aucun financement public. C’est le fruit de mon travail et de celui de mon équipe. »
Bien avant la sortie médiatique de l'artiste, le cabinet du ministre de la culture a publié un communiqué dans le quel il tient à préciser que malgré les objectifs assignés au ministre de la culture et des arts notamment, la promotion et le rayonnement de la culture congolaise à l'échelle internationale, le Ministre de la culture, arts et patrimoine n'a engagé à ce jour, aucune démarche visant à remettre les fonds à l'artiste Fally Ipupa, ni à se substituer à sa production, encore qu'aucune demande de l'artiste n'a été formulée dans ce sens.
La maison communale de Limete est sommée de libérer les lieux dans un délai de sept jours, conformément au jugement rendu sous RC 22.929 du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete et à l’arrêt RCA 6757 de la Cour d’appel de Kinshasa-Matete.
La décision judiciaire, exécutoire en faveur de la succession Molebe contre l’Hôtel de Ville de Kinshasa, ordonne l’évacuation des installations occupées par l’administration communale.
Selon le document consulté par le pouvoir du Peuple, cette mesure intervient après plusieurs années de procédure opposant la succession Molebe à la Ville de Kinshasa au sujet de la propriété du site abritant la maison communale de Limete.
Réuni ce mercredi à Kinshasa avec les membres des bureaux des Assemblées provinciales, ainsi qu’avec les Gouverneurs et Vice-Gouverneurs, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité des institutions provinciales.
Une rencontre qui s’inscrit dans le prolongement des instructions du Président de la République, soucieux de consolider l’unité nationale et d’assurer la continuité de la gouvernance locale.
Au cœur des échanges : les tensions récurrentes, motions et pétitions qui, selon le VPM, paralysent l’action publique et fragilisent la cohésion institutionnelle. Jacquemain Shabani a relayé le message clair du Chef de l’État : « Prioriser la stabilité pour garantir l’efficacité de l’administration territoriale et poursuivre les efforts de développement. »
Dans un contexte marqué par la guerre d’agression menée contre la RDC par le Rwanda et ses supplétifs du M23/AFC, le Vice-Premier ministre a appelé à la responsabilité et à la solidarité : « Les institutions provinciales doivent rester unies et stables face à cette situation exceptionnelle. »
Le Gouvernement encourage les Assemblées provinciales à adopter une résolution suspendant les pétitions et motions jusqu’à la fin de cette période de crise. De leur côté, les Gouverneurs sont exhortés à une gestion transparente, concertée et responsable des ressources publiques, en étroite collaboration avec leurs Assemblées.
Jacquemain Shabani a enfin averti que l’Exécutif national n’hésitera pas, si besoin, à recourir aux articles 197 et 198 de la Constitution pour préserver la stabilité et la légitimité des institutions provinciales.
Le boulevard Kimberlite, situé au cœur du poste résidentiel de la Miba, a retrouvé tout son éclat grâce au projet présidentiel Tshilejelu, signifiant le modèle à suivre. Réhabilitée et modernisée, cette artère emblématique redonne à la ville minière de Mbuji-Mayi son charme d’antan et son calme légendaire, au sein de la commune de la Kanshi.
Selon un cadre provincial de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), joint par Le Pouvoir du Peuple et ayant requis l’anonymat, « cet axe a été réalisé dans les règles de l’art et équipé de panneaux de signalisation modernes, permettant aux habitants de la capitale du diamant de redécouvrir une ville qu’on croyait autrefois oubliée ».
Il ajoute : « Les usagers sont invités à faire bon usage de cette infrastructure et à respecter scrupuleusement la signalisation horizontale et verticale. »
Depuis le début de l’année 2025, la voirie urbaine de Mbuji-Mayi s’embellit jour après jour, conformément aux orientations du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fils du terroir, soucieux de redonner à sa ville natale son prestige d’autrefois.
Le Fonds National d’Entretien Routier (FONER) a réagi fermement aux allégations faites par Ephraim Akwakwa Nametu, ancien ministre de l’Emploi, qui a affirmé, lors de son passage à la radio Top Congo le 31 octobre dernier, que sa signature aurait été falsifiée sur un arrêté ministériel.
Dans une mise au point officielle, le FONER qualifie ces accusations de « diffamatoires et infondées », tout en apportant plusieurs clarifications sur le dossier à l’origine de cette polémique.
Rappel des faits
Selon la version du FONER, tout part d’un agent de l’institution réaffecté pour insuffisance de résultats. Muté en province à la suite d’un mouvement du personnel, cet agent a contesté sa mutation en invoquant son statut de suppléant au Comité des représentants des travailleurs.
Le FONER souligne que cette mutation a été décidée dans le strict respect du Code du travail, rappelant que la représentation syndicale de ses agents est nationale et non locale. Par souci de transparence, l’établissement a, le 30 avril 2025, sollicité l’avis de l’Inspection Générale du Travail pour valider la mutation.
Une procédure régulière, selon le FONER
Le 3 juillet 2025, une décision d’un inspecteur principal du travail a été transmise au FONER, bien que la demande ait été adressée à l’inspecteur général. Une démarche jugée irrégulière par le FONER, car la réponse est intervenue au-delà du délai légal de 30 jours prévu à l’article 258 du Code du travail.
Face à ces irrégularités, le FONER a introduit un recours hiérarchique auprès du ministre de tutelle, qui a annulé la décision litigieuse par un arrêté ministériel du 22 juillet 2025. C’est cet arrêté que M. Akwakwa, alors ministre en fonction, affirme aujourd’hui avoir été falsifié.
Le FONER dénonce une manœuvre politique
Le FONER rejette catégoriquement toute accusation de falsification :
« Le FONER n’avait aucun intérêt à falsifier un quelconque document, d’autant plus qu’il pouvait se prévaloir de la forclusion du délai de réponse par l’Inspection Générale du Travail », peut-on lire dans la mise au point.
L’institution publique estime qu’il s’agit d’une campagne de déstabilisation orchestrée par un Directeur Général Adjoint d’une entreprise publique, identifiée comme l’instigateur de cette « machination politique » visant à nuire à l’image du Directeur Général du FONER.
« Ces accusations portent gravement atteinte à l’honneur du FONER et à son leadership. L’établissement se réserve le droit d’engager toutes actions judiciaires pour défendre son intégrité », poursuit le communiqué.
Une institution engagée dans la réforme
Malgré cette polémique, le FONER réaffirme sa détermination à poursuivre ses efforts de réforme et d’assainissement interne entamés depuis trois ans. Ces réformes visent à renforcer la transparence et à faire du FONER « un véritable instrument de financement et de développement des infrastructures routières » en phase avec la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.