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SANCTIONS UE ET BOYCOTT DE LUANDA PAR LE M23 : JEAN-MARC CHATAIGNER PARLE D'UN PRÉTEXTE

Jean-Marc Chataigner, ancien ambassadeur de l'Union Européenne en République Démocratique du Congo, a réagi fermement après le refus du groupe rebelle M23 de participer aux négociations à Luanda. Il a déclaré que ce refus n'avait aucun lien avec les sanctions européennes récemment imposées au mouvement. Selon lui, ces sanctions n’interdisaient en aucun cas l’accueil d’une délégation du M23 en Angola pour les discussions de paix. Pour Chataigner, le prétexte invoqué par le M23 pour justifier son absence de la table des négociations est infondé et sert à éviter de faire face à la pression diplomatique nécessaire pour parvenir à une solution pacifique en RDC.

 

L’ancien diplomate européen a souligné que l’objectif des sanctions européennes était uniquement d’encourager un retour à la paix et de forcer les parties à dialoguer. De plus, il a insisté sur le fait que l'Union européenne soutenait pleinement le processus de paix en RDC et ne cherchait pas à créer des obstacles à des pourparlers. Le refus du M23 de participer aux négociations est donc, selon lui, une tentative d'échapper à une solution diplomatique sérieuse, une position qui ne ferait qu’aggraver la situation sécuritaire en RDC.

 

Jean-Marc Chataigner a également précisé que l’Angola, en tant que pays hôte, n’avait aucune contrainte imposée par l’Union européenne pour organiser des discussions avec le M23. Il a donc estimé que le refus du M23 est davantage une question de stratégie politique interne qu'une conséquence des sanctions européennes. Pour lui, le véritable enjeu est de convaincre tous les acteurs impliqués de privilégier la voie diplomatique et de s’engager dans des négociations sincères, sans prétextes.

SANCTIONS UE ET BOYCOTT DE LUANDA PAR LE M23 : JEAN-MARC CHATAIGNER PARLE D'UN PRÉTEXTE
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LE GOUVERNEMENT DE LA RDC SALUE LES NOUVELLES SANCTIONS IMPOSÉES PAR L'UE CONTRE LE M23/AFC

Ces mesures font suite à des sanctions similaires adoptées récemment par les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Canada, indique un communiqué du Ministère des médias.

 

Kinshasa considère ces décisions comme une reconnaissance claire de la responsabilité du Rwanda dans la coordination de la situation à l'Est de ldu pays.

 

 En effet, les forces rwandaises et les combattants M23 sont des accusés de multiples exactions : massacres de civils, crimes de guerre, attaques contre les antirétroviraux, d'enfants, d'enfants, d'abus et violences sexuelles.

 

Le Gouvernement congolais se félicite également des sanctions prises contre l'Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz, ainsi que sa filière d'or de Gasabo.

 

 Ces entités sont impliquées dans les recents pillages des ressources minières congolaises, un enjeu majeur du conflit dans la région.

 

La RDC appelle à des mesures encore plus strictes, l'embargo sur les minerais du sang et le retrait des troupes rwandaises du sol congolais. 

 

 

DELVO OKITALOLA

LE GOUVERNEMENT DE LA RDC SALUE LES NOUVELLES SANCTIONS IMPOSÉES PAR L'UE CONTRE LE M23/AFC
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Négociations directes de Luanda : l'AFC/M23 se rétracte après les sanctions de l'UE

Dans un communiqué parvenu à la rédaction et largement diffusé sur le web, la coalition M23-AFC dit ne pas participer aux négociations directes de Luanda censées débuter ce mardi 17 Mars.

 

L’AFC/M23 s’indigne du fait que ces mesures punitives rendent impossible la tenue des pourparlers tant attendus. Une posture qu’elle qualifie d’incompréhensible, équivoque et ambiguë, qui ne ferait que conforter le président Félix Tshisekedi dans une politique belliciste.

 

En parallèle, le mouvement rebelle accuse les forces coalisées du régime de Kinshasa de mener une campagne militaire de grande envergure. Il dénonce des attaques terrestres et des bombardements indiscriminés sur des zones densément peuplées et sur ses positions, avec l’utilisation d’avions de chasse et de drones de combat de type CH-4.

Négociations directes de Luanda : l'AFC/M23 se rétracte après les sanctions de l'UE
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Rupture diplomatique entre Kigali et Bruxelles : la Belgique annonce les mesures de réciprocité

La Belgique a annoncé ce lundi les mesures de réciprocité après la décision du Rwanda de rompre les relations diplomatiques et d'expulser ses diplômantes sous 48 heures

Dans un communiqué officiel, le gouvernement Rwandais a justifié cette rupture parce qu'il qualifie de " tentatives pitoyables de la Belgique de maintenir ses illusions néocoloniales" et par son rôle "historique et profondément violent" dans la région. Kigali accuse la Belgique d'agir systématiquement contre le Rwanda dans le conflit en RDC et de manipuler l'opinion internationale pour créer une hostilité à son encontre.

Le Rwanda rapproche également également à la Belgique d'héberger sur son territoire des groupes qu'il considère comme des propagateurs de l'idéologie génocidaire.

En réaction, le Ministre Belge des affaires étrangères, Maxime Prévôt, a dénoncé une décision disproportionnée regrettant que lorsque nous sommes en désaccord avec le Rwanda, il préfère ne pas dialoguer. La Belgique prend à son tour des mesures de réciprocité, dont la convocation du chargé d'affaires rwandais à Bruxelles, la déclaration des diplômantes Rwandais de persona non grata et la dénonciation des accords de coopération internationale entre les deux pays.

Cette rupture diplomatique marque une escalade dans les tensions entre Bruxelles et Kigali alors la Belgique accuse le Rwanda de soutenir la rébellion du M23 dans l'Est de la RDC. Une accusation que Kigali rejette fermement

Rupture diplomatique entre Kigali et Bruxelles : la Belgique annonce les mesures de réciprocité
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Négociations directes de Luanda : Bemba à la tête de la délégation Kinshasa

Les négociations directes entre le Gouvernement congolais et les rebelles du M23, soutenus par l'Alliance des Forces Congolaises (AFC/M23), ont pris un tournant décisif avec l’arrivée de la délégation congolaise à Luanda, capitale de l'Angola. Cette rencontre, qui s'inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques pour résoudre la crise sécuritaire à l'Est de la République Démocratique du Congo, a attiré une attention internationale importante.*

 

Le rôle clé de Jean-Pierre Bemba

 

Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RDC et figure politique influente, est à la tête de la délégation gouvernementale. Son rôle dans ce dialogue direct est d'autant plus crucial qu'il est perçu comme un homme de compromis, capable de rassembler des acteurs politiques aux positions souvent divergentes. En tant que leader du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), une formation politique majeure en RDC, Bemba bénéficie d’une expérience politique et diplomatique qui a été saluée par les observateurs.

 

Le choix de Bemba pour diriger cette délégation reflète la volonté du gouvernement congolais de privilégier une approche diplomatique renforcée, dans l'espoir de trouver une solution durable à la crise. Son expérience sur la scène internationale, notamment ses précédentes négociations au sein de l’Union Africaine et d'autres forums diplomatiques, est un atout majeur pour ce processus de paix.

 

Un cadre propice à la diplomatie régionale

 

La ville de Luanda a été choisie comme le lieu des négociations, un choix stratégique en raison de la médiation de l’Angola, un acteur clé de la stabilité régionale. Le président angolais, João Lourenço, joue un rôle de facilitateur dans ces discussions, soulignant l’importance de la collaboration entre les pays voisins pour atteindre une paix durable. L’Angola, en raison de ses liens historiques et diplomatiques avec la RDC, est considéré comme un médiateur neutre capable de réunir les parties en conflit.

 

Les négociations visent à parvenir à un cessez-le-feu immédiat, à discuter des conditions de retrait des forces rebelles du M23 et à trouver un compromis pour la réintégration des membres du M23 dans le processus politique congolais. Le rôle de l’AFC/M23, qui se considère comme un acteur légitime dans la quête de leurs droits, est également au centre des discussions.

 

Les défis à surmonter

 

Malgré les espoirs placés dans ces négociations, plusieurs obstacles demeurent. D'abord, la méfiance entre les parties est profonde, avec des accusations réciproques d’atrocités commises pendant les affrontements dans l’Est de la RDC. L’Armée congolaise et les forces du M23 s’accusent mutuellement de violations des droits de l’homme, et certains analystes estiment que la confiance sera difficile à restaurer en l'absence d’une volonté claire de réconciliation.

 

Ensuite, les implications géopolitiques de la crise de l’Est congolais compliquent davantage les négociations. Les intérêts des puissances régionales, notamment du Rwanda et de l’Ouganda, ainsi que les enjeux économiques liés aux ressources naturelles de la région, ajoutent une dimension supplémentaire aux discussions. Le rôle de l’Union Africaine et de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) sera aussi déterminant pour assurer un environnement propice à un accord définitif. 

 

Danny Ngubaa Yambushi

Négociations directes de Luanda : Bemba à la tête de la délégation Kinshasa
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Urgent! Voici les responsables M23 sanctionnés par l'UE 

Comme annoncé, l'Union Européenne vient de dévoiler les personnes sanctionnées au sein du Mouvement du 23 Mars. Ces dernières sont d'ordre divers notamment interdiction de voyage et blockage des comptes bancaires. Ci-après, la liste de personnes sanctionnées.

↘️ Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint AFC/M23

↘️ Ruzi Karusisi, commandant des forces spéciales rwandaises récemment remplacé

↘️ Désire Rukomera, de nationalité rwandaise chargé de recrutement et propagande M23

↘️John Imani Nzenze, de nationalité congolaise, présenté comme responsable renseignement du M23

↘️ Eugène Nkubito, commandant 3e division RDF

↘️ Pascal Muhizi, Commandant 2e division RDF

↘️Jean Bosco Nzabonimpa, responsable finances M23, de nationalité congolaise

↘️ Francis Kamanzi, CEO de Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board

↘️ Joseph Musanga (Bahati Erasto), gouverneur M23 au Nord-Kivu

↘️ Gasabo Gold Rafiney, place of establishment, Kigali Rwanda

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RDC : l'envoyé spécial de Donald Trump reçu par Félix Tshisekedi

Le Président Félix Tshisekedi a échangé ce dimanche 16 mars 2025 avec Ronny Jackson, l'envoyé spécial de Donald Trump et membres du congrès américain.

 

La crise sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans l'Est de la RDC, marquée par la présence des troupes Rwandaises qui appuient les terroristes du M23, était le principal objectif de leur échange.

 

Pour l'émissaire américain, il faut que la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC soient respectées de tous.

 

<<Nous allons travailler pour que tous les obstacles qui s'érigent sur les chemins de la paix soient ôtés afin que la paix revienne en RDC>>, a rassuré M. Ronny Jackson.

 

Dans la même logique, l'envoyé spécial de Trump a émis le vœu de voir les investisseurs américains atterrir sur une terre où règne la paix. << Nous voulons travailler pour que les entreprises américaines puissent venir investir et travailler en RDC et pour cela, nous devons nous rassurer qu'il y a un environnement de paix>>, a insisté l'émissaire de Donald Trump.

 

Membres de congrès américain, M. Ronny Jackson travaille dans plusieurs commissions entre autres l'armement, les renseignements et les relations extérieures.

RDC : l'envoyé spécial de Donald Trump reçu par  Félix Tshisekedi
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Négociations de Luanda : la RDC confirme sa participation

La République Démocratique du Congo (RDC) a annoncé qu’elle prendra part aux négociations de paix avec les groupes rebelles de l’AFC/M23. Cette décision intervient après plusieurs mois de tensions et de combats dans l'est du pays, où les rebelles du M23 ont intensifié leurs attaques contre les forces armées congolaises. Tina Salama, la porte-parole du président Félix Tshisekedi, a précisé ce dimanche qu'il est encore trop tôt pour déterminer les membres exacts de la délégation congolaise. Elle a insisté sur le fait que la composition de cette délégation n’est pas encore arrêtée, soulignant que des discussions internes sont en cours.

 

Les pourparlers visent à tenter de résoudre le conflit armé qui secoue la région du Kivu et qui a causé d'innombrables souffrances humaines et matérielles. Ces négociations devraient permettre de poser les bases d’un cessez-le-feu durable et d’une réconciliation. Cependant, la situation reste complexe, avec des accusations de soutien militaire du Rwanda aux rebelles du M23, ce qui complique davantage la recherche d’une solution pacifique.

 

Le gouvernement congolais reste ferme sur sa volonté de défendre la souveraineté du pays, tout en explorant toutes les options pour parvenir à un règlement politique du conflit. La RDC espère que ces pourparlers permettront de désarmer les groupes armés et de mettre fin à l’insécurité qui plombe le développement de l’est du pays.

 

Les observateurs internationaux attendent avec impatience les premiers résultats de ces discussions, car la paix dans cette région cruciale de l’Afrique centrale est essentielle pour la stabilité de toute la région.

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Occupation rwandaise : 62 cas d'assassinats et 17 de viols en 5 jours [COMMUNIQUÉ]

Des assassinats ciblés, des viols, pillages et le recrutement forcé dans les zones sous occupation du M23, c'est ce que dénonce le Ministre de l'intérieur dans un communiqué rendu public ce dimanche dont une copie est parvenue à la rédaction du journal le pouvoir du peuple.

 

Dans ce communiqué le patron de l'intérieur n'est pas allé par quatre chemins, Jacquemin Chabani a révélé que du 10 au 14 Mars dans les zones sous occupation, il a été enregistré 62 cas d'assassinat ciblé et execution sommaire. Il a également dénoncé 17 cas de viols et plusieurs cas de pillages perpétrés par l'armée Rwandaise et leurs supplétifs de M23.

 

En date du 10 Mars 2025, l'armée Rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC ont aussi fait une incursion pour la deuxième fois à l'hôpital Ndosho pour enlever une centaine de malades et gardes malades parmi eux, les militaires et policiers qu'ils ont sommairement exécutés .

 

Le Ministre de l'intérieur révélé également le décès le 13 Mars 2025 de monsieur Antoine Fikiri, chef de groupement Mfuni-matanda, qui a d'abord été enlevé pendant 7 jours et torturé puis tué. A cela s'ajoute le renforcement des militaires de l'armée Rwandaise sur les axes walikale-Masisi dans le Nord Kivu et dans haut plateau de Minyembwe dans le sud kivu où il a été signalé en daté du 9 mars, l'atterrissage d'un hélicoptère affrété par le CICR à l'aérodrome de Kisiba pour récupérer les militaires Rwandais blessés lors de l'affrontement contre les forces loyalistes.

 

Ces faits constituent selon lui une violation flagrante des instruments internationaux ratifiés par la RDC ainsi que la résolution 2773 du conseil de sécurité de l'ONU.

 

Le Ministère de l'intérieur annonce pour conclure qu'il continue de documenter ces crimes commis par le gouvernement Rwandais et qui nécessitent une prise en charge conséquente afin que la justice soit rendue en faveur des victimes.

Occupation rwandaise : 62 cas d'assassinats et 17 de viols en 5 jours [COMMUNIQUÉ]
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Justice : Constant Mutamba réactive l'École nationale de criminologie

Dans le cadre de la réforme du système judiciaire congolais, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a officiellement relancé l’École nationale de criminologie. Cette initiative vise à renforcer les capacités des experts en criminalistique, en vue de moderniser les méthodes d’enquête et d’analyse des infractions en République Démocratique du Congo (RDC).

Un outil stratégique pour la justice congolaise

La relance de cette institution spécialisée intervient dans un contexte où la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes nécessite des compétences accrues et des outils performants. Grâce à cette école, la RDC ambitionne de former des magistrats, des officiers de police judiciaire, ainsi que des experts en criminologie et en sciences forensiques.

Selon Constant Mutamba, cette réforme s’inscrit dans une vision globale de renforcement du système judiciaire congolais :

« La criminalité évolue, nos méthodes doivent également s’adapter. L’École nationale de criminologie jouera un rôle crucial dans la formation de spécialistes capables d’apporter des réponses précises et scientifiques aux nouvelles formes de criminalité. »

Un programme de formation adapté aux réalités du pays

L’établissement proposera des formations pointues en criminologie, droit pénal, psychologie judiciaire, médecine légale et cybercriminalité. L’objectif est d’apporter aux professionnels du droit et des forces de sécurité des connaissances approfondies sur les modes opératoires des criminels et les techniques modernes d’enquête.

La relance de cette école marque une avancée significative pour la modernisation de la justice en RDC. En dotant les enquêteurs et magistrats d’outils scientifiques adaptés, le pays entend améliorer l’efficacité des investigations judiciaires et renforcer la confiance des citoyens dans le système judiciaire.

Avec cette initiative, Constant Mutamba affirme sa volonté de bâtir une justice plus crédible, efficace et tournée vers l’avenir, au service de la sécurité et de l’État de droit en République Démocratique du Congo.

Justice : Constant Mutamba réactive l'École nationale de criminologie
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RDC : Kinshasa classe Rubaya en "site rouge" pour stopper le pillage du coltan

La République démocratique du Congo intensifie sa lutte contre l’exportation illicite de ses minerais, une pratique qui profite aux groupes armés et à leurs soutiens extérieurs. Lors du Conseil des ministres de ce vendredi, Kizito Pakabomba, ministre des Mines, a annoncé des mesures décisives pour contrecarrer ce commerce illégal qui alimente l’économie de guerre des rebelles du M23 et du Rwanda.

 

Rubaya, un site stratégique sous haute surveillance

 

Parmi les mesures adoptées, Kinshasa a décrété le classement des sites miniers de Rubaya (territoire de Masisi) et de Nyabibwe (territoire de Kalehe) comme "sites rouges". Rubaya, un centre névralgique de l’extraction du coltan, joue un rôle clé dans l’approvisionnement mondial de ce minerai essentiel à l’industrie électronique. Selon les estimations officielles, cette zone représenterait entre 15 et 30 % de la production mondiale de coltan.

 

L’exploitation illégale de ces minerais alimente non seulement l’instabilité sécuritaire en RDC mais aussi des réseaux de contrebande bien établis. En 2023, un rapport des Nations Unies avait révélé que près de 60 % du coltan exporté par le Rwanda provenait en réalité de la RDC, via des circuits frauduleux. Un exemple frappant est celui de la société rwandaise East Africa Minerals, accusée d’avoir revendu des minerais congolais à des multinationales sans traçabilité claire.

 

Le gouvernement congolais a également exigé la suspension des certificats de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) pour les exportations de minerais en provenance du Rwanda, estimant que ces documents facilitent la commercialisation de ressources frauduleusement extraites du sol congolais.

 

Vers un audit international de la chaîne d’approvisionnement rwandaise

 

Kinshasa réclame la saisie et la confiscation des minerais exportés par le Rwanda jusqu’à ce qu’un audit international indépendant établisse leur provenance exacte. L’objectif de cette initiative est de contraindre la CIRGL à appliquer ses propres normes en retraçant l’origine des minerais rwandais. La RDC exige la suspension immédiate des certificats d’origine tant qu’aucune preuve irréfutable n’exclut la présence de minerais issus de zones sous contrôle du M23.

 

Cette pression vise également à soumettre la chaîne d’approvisionnement du Rwanda à une surveillance internationale, afin d’empêcher la commercialisation de minerais provenant de l’Est congolais sur les marchés internationaux, notamment en Europe et en Asie. Un précédent marquant est la décision des États-Unis en 2022 d’interdire l’importation de certains minerais rwandais en raison d’un manque de transparence sur leur origine.

 

Un contexte diplomatique tendu

 

Ces mesures interviennent alors que les tensions entre la RDC et le Rwanda s’intensifient. Plusieurs puissances occidentales commencent à prendre en compte les accusations congolaises concernant l’implication de Kigali dans le conflit. Le ministre des Mines a salué les premières réactions de la communauté internationale, notamment les sanctions ciblées contre James Kabarebe, conseiller spécial du président rwandais Paul Kagame, et certains responsables du M23.

 

Par ailleurs, le Conseil de l’Union européenne envisage une réévaluation de son protocole d’accord sur les minerais stratégiques avec le Rwanda, un tournant majeur qui pourrait accroître la pression sur Kigali. En 2021, un rapport de l’ONG Global Witness avait déjà dénoncé l’implication de plusieurs sociétés européennes dans l’achat de minerais rwandais d’origine douteuse, poussant certaines d’entre elles à revoir leurs approvisionnements.

 

Un suivi international renforcé

 

Le Conseil des ministres congolais s’est engagé à assurer la mise en œuvre effective de ces mesures avec le soutien de ses partenaires internationaux. Kinshasa espère que cette stratégie renforcera la lutte contre le pillage des ressources congolaises et garantira une exploitation minière conforme aux normes internationales. Des pays comme l’Allemagne et la Belgique, traditionnellement importateurs de minerais africains, ont déjà manifesté leur volonté d’imposer des restrictions aux fournisseurs ne pouvant garantir une origine licite de leurs produits.

RDC : Kinshasa classe Rubaya en &quot;site rouge&quot; pour stopper le pillage du coltan
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Dialogue global et inclusif : Martin Fayulu s'aligne derrière la CENCO et l'ECC à l'aube des rencontres de Luanda

Le Président de l'Ecidé n'est pas de marbre face aux enjeux autour de la démarche des évêques de l'Eglise Catholique en RDC et ceux de l'Eglise du Christ au Congo.

 

À l'aube de l'ouverture du dialogue direct entre les délégations de Kinshasa et du M23 en Angola, il signe un communiqué dans lequel il détermine sa position, celle de souscrire au schéma du duo CENCO-ECC.

 

Dans cette dynamique, dit " l'homme d la vérité des urnes ", nous réitérons avec force notre appel pressant au peuple congolais et à toutes les parties prenantes, les exhortant à mobiliser leurs efforts pour appuyer l'initiative, que nous qualifions de processus de Kinshasa, portée par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et l'Église du Christ au Congo (ECC), à travers le Pacte Social pour la Paix et le Bien-Vivre Ensemble en République Démocratique du Congo et dans les Grands Lacs. 

 

À en croire Martin Fayulu, " cette initiative constitue une occasion décisive pour s'attaquer aux causes profondes des crises politiques et sécuritaires récurrentes qui entravent la stabilité et l'épanouissement de notre nation. "

 

Martin Fayulu Madidi exhorte les prélats catholiques et les Pasteurs à préserver sur leur voie malgré les sons de cloche négatifs de certains sur la scène politique.

 

La Rédaction 

Dialogue global et inclusif : Martin Fayulu s'aligne derrière la CENCO et l'ECC à l'aube des rencontres de Luanda
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