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Embouteillages/Kinshasa paralysée : quand l’État abdique face au chaos

Kinshasa ne respire plus. Elle suffoque. Chaque matin, la capitale de la République démocratique du Congo s’enfonce un peu plus dans une paralysie totale, rythmée par des embouteillages interminables qui transforment la ville en piège géant. Ce n’est plus un problème de circulation : c’est l’illustration brutale de la faillite de l’autorité publique.

L’État regarde, impuissant. La Police de circulation routière gesticule, la Police militaire est déployée comme pour masquer l’absence de solutions réelles. Rien n’y fait. L’anarchie règne, sans plan, sans règles, sans vision. À Kinshasa, on ne circule pas, on survit. Et cette survie quotidienne est devenue une humiliation collective.

Aucune politique sérieuse de mobilité urbaine n’existe. Ni au niveau provincial, ni au niveau national. Les annonces tapageuses, les décisions improvisées, les opérations spectaculaires sans lendemain ont toutes échoué. L’absence de coordination et le mépris de la planification ont conduit à une situation où chacun se débrouille, pendant que l’État se dérobe à sa responsabilité fondamentale : organiser la cité.

La colère populaire est légitime. Des malades meurent dans des ambulances immobilisées. Des citoyens abandonnent leurs véhicules au milieu de la nuit pour rentrer à pied ou à moto.

Pendant ce temps, les cortèges officiels bafouent les règles, roulent à contre-sens, plaques masquées et gyrophares arrogants, révélant un pouvoir qui s’exonère des lois qu’il impose aux autres. Cette injustice alimente le ressentiment et détruit la crédibilité de l’État.

Le danger est désormais politique et sécuritaire. À l’heure où le pays fait face à une insécurité persistante, où des milices inquiètent aux portes de la capitale, l’asphyxie de Kinshasa devient une menace directe pour les institutions, pour les services d’urgence et pour la stabilité même de la ville. Une capitale bloquée est une capitale vulnérable.

Il faut le dire sans détour : laisser Kinshasa dans cet état relève de la négligence grave. Réguler drastiquement l’importation des véhicules, investir massivement dans les transports publics, imposer l’exemplarité absolue aux autorités, repenser l’urbanisme et la circulation ne sont pas des options, mais des urgences nationales.

À force de tolérer le chaos, le pouvoir public abdique. Et quand l’État abdique, c’est la loi du plus fort qui s’installe. Kinshasa mérite mieux qu’un gouvernement spectateur de sa propre décomposition.

 

La Rédaction

Embouteillages/Kinshasa paralysée : quand l’État abdique face au chaos
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Tribune – Uvira, Washington et Pékin : derrière les mouvements militaires, une bataille géo-économique mondiale

La récente prise d’Uvira, survenue dans le sillage de l’accord de Washington négocié sous la médiation américaine, ne peut être comprise en dehors du cadre plus vaste qui redessine aujourd’hui les rapports de force mondiaux. Car derrière les diplomaties souriantes et les discours de paix se cache une réalité brutale : la bataille pour le contrôle des minerais critiques, indispensables à l’économie du XXIᵉ siècle, se joue dans l’Est de la RDC. Et Washington comme Pékin le savent.

Un théâtre local pour une rivalité globale

Depuis une décennie, l’Afrique centrale est devenue l’un des épicentres de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la RDC concentre plus de 60 % des réserves mondiales de cobalt et détient des quantités stratégiques de lithium, coltan, cuivre et germanium. À l’heure de l’électrification des transports, de la fabrication de semi-conducteurs et des technologies de défense, ces minerais ne sont plus de simples ressources : ce sont des leviers de puissance.

La Chine, anticipant cette mutation depuis longtemps, a verrouillé des pans entiers du secteur minier congolais. Son avance dans le raffinage mondial et son implantation dans les chaînes d’approvisionnement en métaux stratégiques donnent à Pékin une influence quasi hégémonique. C’est précisément ce que Washington cherche à contenir.

L’accord de Washington : diplomatie de paix ou diplomatie des ressources ?

L’implication américaine dans les discussions régionales n’a rien d’innocent. Officiellement, il s’agit de stabiliser l’Est congolais, dont les conflits chroniques entravent le développement. En réalité, cette stabilisation sert un second objectif, plus discret mais tout aussi réel : créer un environnement géopolitique favorable à un rééquilibrage économique, afin que les États-Unis puissent regagner une influence qu’ils jugent indispensable pour leurs industries stratégiques.

La paix, dans ce cadre, devient un outil au service d’une stratégie plus ambitieuse. En soutenant certains alignements diplomatiques ou sécuritaires, Washington cherche à réduire la dépendance de Kinshasa envers Pékin. Ce n’est pas tant “chasser les Chinois” que fragmenter leur domination et ouvrir la voie à des partenariats alternatifs.

Uvira : une pièce logistique dans un jeu qui dépasse la région

Il serait toutefois simpliste de voir dans Uvira un enjeu minier direct. Cette ville n’est pas un gisement, mais un carrefour : une porte d’entrée vers le Sud-Kivu, le Burundi et le lac Tanganyika, et une rampe d’accès vers les zones minières du Katanga. Contrôler Uvira, c’est maîtriser des axes vitaux pour le commerce légal comme illégal, pour les mouvements armés comme pour les flux économiques.

Dans un conflit où les routes valent parfois autant que les mines, l’emprise sur Uvira s’inscrit dans une stratégie d’ensemble : celle de remodeler les circuits logistiques, d’affaiblir certains réseaux, d’en renforcer d’autres, et in fine de redéfinir l’architecture sécuritaire régionale selon des intérêts qui dépassent largement les acteurs locaux.

La bataille des minerais critiques ne fait que commencer

La prise d’Uvira ne saurait donc être interprétée comme un épisode isolé. Elle est un symptôme d’une dynamique plus large : celle où les puissances mondiales utilisent la diplomatie, la pression économique, les alliances locales et parfois même le chaos pour redessiner la carte des influences.

La RDC, malgré elle, devient le champ de bataille d’une confrontation silencieuse mais déterminante pour l’économie mondiale. Les États-Unis ne cherchent pas une victoire militaire dans le Kivu ; ils cherchent à éviter une défaite stratégique face à Pékin dans la course aux métaux de l’avenir.

Uvira n’est qu’une pièce sur l’échiquier. Mais l’échiquier, lui, est global.

la diplomatie américaine, le rôle de groupes armés comme l’AFC-M23, les intérêts des multinationales, la rivalité USA–Chine et le corridor de Lobito en RDC: Les USA utilisent-ils une « diplomatie de la canonnière » ?

La diplomatie de la canonnière (gunboat diplomacy) renvoie à l’usage de la puissance, y compris militaire ou économique, pour imposer sa volonté.

Le corridor de Lobito est un projet d’infrastructure destiné à relier le centre minier de la RDC aux ports atlantiques via l’Angola, facilitant l’exportation vers l’Europe et les États-Unis afin de diversifier les routes commerciales dominées par les ports de l’océan Indien (via la Chine).

Les États-Unis et l’UE soutiennent ce projet comme un moyen de renforcer les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.

La République démocratique du Congo doit adopter une posture stratégique cohérente face aux profondes recompositions géo-économiques régionales et internationales. À cet égard, le corridor de Lobito constitue un projet d’infrastructure majeur : il relie le cœur minier de la RDC aux ports atlantiques via l’Angola, ouvrant un accès direct vers l’Europe et les États-Unis. Cette alternative réduit la dépendance historique aux corridors orientaux, largement dominés par les dynamiques commerciales de l’océan Indien et, surtout, par l’influence économique de la Chine.

Pour Washington et Bruxelles, cet axe logistique représente bien plus qu’une simple route de transport : il s’agit d’un outil géopolitique destiné à sécuriser des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques — cobalt, cuivre et autres éléments critiques — indispensables à leurs industries de pointe et à la transition énergétique. En soutenant le corridor de Lobito, ces puissances entendent rééquilibrer la compétition mondiale, réduire leur vulnérabilité géo-économique et s’implanter durablement dans la région.

Dans ce contexte, la RDC doit jouer pleinement son rôle de puissance stratégique au cœur de l’Afrique. Cela implique de défendre fermement ses intérêts, de renforcer sa capacité à négocier avec les partenaires internationaux, et surtout de consolider l’État sur ses fondements essentiels :

sécurité nationale,

souveraineté territoriale,

indépendance politique et économique,

maîtrise de ses ressources stratégiques.

Face aux rivalités de puissances et aux nouvelles formes de compétition mondiale, la RDC ne peut se permettre d’apparaître comme un simple espace d’extraction ou de transit. Elle doit se recentrer autour de ses forces de sécurité et de ses institutions afin de préserver son intégrité territoriale et d’affirmer son statut d’acteur souverain. L’époque où les logiques impérialistes dictaient le destin des nations africaines doit appartenir au passé ; l’heure est venue pour la RDC d’occuper, par stratégie et par volonté, la place de droit qui lui revient dans le concert des nations.

 

PRINCE KINANA SILUMBANZA
Président du MND
La relève pour la renaissance congolaise [RNC]

 

LPP/WISE.CD

 

Tribune – Uvira, Washington et Pékin : derrière les mouvements militaires, une bataille géo-économique mondiale
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Nouveau bras de fer entre Kigali et les FDLR : la paix sous haute tension

Analyse de Roberto Tshahe 

Alors que Kinshasa et Kigali annoncent une offensive conjointe contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), le mouvement rebelle rwandais rejette toute reddition sans dialogue politique. Ce refus ravive les tensions historiques de la région des Grands Lacs et met à l’épreuve la diplomatie régionale.

Un refus qui relance les fractures du passé

Les FDLR, issues des milices hutus réfugiées en RDC après le génocide de 1994, ont depuis longtemps perdu de leur puissance militaire. Mais leur existence conserve une forte charge symbolique : pour Kigali, elles incarnent la persistance des génocidaires en exil ; pour leurs membres, elles représentent la défense des réfugiés hutus craignant de rentrer au Rwanda sans garanties de sécurité.

En conditionnant leur désarmement à un dialogue direct avec Paul Kagame, les FDLR cherchent à se repositionner politiquement, refusant d’être traitées comme une simple cible militaire. Leur message traduit aussi une méfiance persistante vis-à-vis de Kigali, accusé d’écarter toute réconciliation sincère.

Une coopération Kinshasa-Kigali à haut risque

L’annonce d’une opération conjointe contre les FDLR survient alors que les relations entre la RDC et le Rwanda demeurent extrêmement tendues. Kinshasa accuse Kigali de soutenir le M23, tandis que le Rwanda reproche à son voisin de tolérer la présence des FDLR sur son sol.

Dans ce contexte, une coopération militaire directe paraît paradoxale et risquée sur le plan politique : elle alimente la suspicion d’une partie de l’opinion congolaise, qui garde un souvenir douloureux des interventions rwandaises des années 1990-2000.

Entre survie stratégique et calcul diplomatique

Pour les FDLR, cet appel au dialogue s’apparente à une stratégie de survie. Le groupe sait que sa capacité de résistance militaire est limitée face à une offensive conjointe. En cherchant la médiation internationale, il tente de transformer un combat perdu d’avance en enjeu diplomatique.

Mais du côté de Kigali et Kinshasa, la tentation d’une solution rapide par la force reste forte, au risque de réactiver les cycles de violence dans l’Est congolais.

Un test décisif pour la paix régionale

Cette nouvelle séquence s’annonce comme un test majeur pour la diplomatie régionale. Si l’opération se déroule sans abus et parvient à neutraliser les FDLR, elle pourrait ouvrir la voie à un réchauffement prudent entre Kigali et Kinshasa.

Mais en cas d’échec ou de dérapages, elle risquerait de raviver les blessures des guerres du Congo et de fragiliser les efforts de médiation de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la SADC.

Dans une région marquée par des alliances mouvantes et des méfiances anciennes, la question des FDLR rappelle une vérité essentielle : aucune stabilité durable ne peut naître d’une victoire militaire seule. La paix, ici plus qu’ailleurs, exige un courage politique et une mémoire partagée.

Nouveau bras de fer entre Kigali et les FDLR : la paix sous haute tension
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" L'EPARGNE AU SOUFFLE DU FRANC CONGOLAIS" ( POEME DU PROF BOBO B. KABUNGU)

Lorsque la monnaie prend de la hauteur,
Les prix s’apaisent, la crainte s’endort,
Et dans les foyers, naît la vigueur
D’un revenu mieux gardé que l’effort.

 

L’appréciation calme le marché,
Les biens s’offrent à moindre coût,
Et l’épargnant moins accablé,
Revoit l’avenir d’un œil plus doux.

 

 

La hausse du franc freine l’inflation,
Préserve la valeur du gain.
Ainsi s’affirme la raison
D’épargner pour des jours plus sains.

 

La confiance renaît dans la monnaie,
Les ménages quittent le dollar,
L’économie se fait ordonnée,
Le franc devient pilier du devoir.

 

Les banques, fortes de cette foi,
Recueillent un flux d’épargne accrue,
Le crédit suit les règles et la loi,
Et la croissance va dans le sens voulu.

 

Les taux réels trouvent leur éclat,
Récompensant l’effort des mains,
Car l’épargne, au lieu d’être là-bas,
Fleurit enfin sur le chemin.

 

Mais cette force, pour demeurer,
Demande rigueur et confiance,
Une politique bien mesurée,
Et la prudence en toute instance.

 

Ainsi, le franc qui se consolide,
Rend le foyer plus résilient,
Et par son cours stable et lucide,
Fait naître un peuple épargnant.

 

Prof. Bobo B. KABUNGU, Économiste banquier central 
Chargé de recherche au Centre de recherche en sciences humaines (CRESH)
Poème rédigé ce 31 octobre 2025, à l’occasion de la Journée internationale de l’épargne.

" L'EPARGNE AU SOUFFLE DU FRANC CONGOLAIS" ( POEME DU PROF BOBO B. KABUNGU)
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SOCIÉTÉ : LA LECTURE, UNE CULTURE LONGTEMPS OUBLIÉE PAR LES KINOIS 

Autrefois considérée comme l’un des meilleurs moyens de nourrir l’esprit, la lecture semble aujourd’hui avoir perdu de sa saveur auprès d’une bonne partie des Kinois. Dans une ville où les distractions numériques occupent de plus en plus d’espace, le livre a-t-il encore une place dans la vie quotidienne ? Pour en savoir davantage, la rédaction de Lepouvoirparlepeuple.com est allée à la rencontre de quelques habitants de la capitale.

« Honnêtement, je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai ouvert un livre », avoue Raissa Kalama, récemment diplômée en coupe et couture. « Entre les réseaux sociaux, la musique et les films, la lecture paraît ennuyeuse. Pourtant, je sais qu’elle est importante pour mon avenir. »

De son côté, Joseph, vendeur au marché Gambela, estime que le problème est d’abord économique :

« Avec le coût de la vie à Kinshasa, acheter un roman ou un journal devient un luxe. On préfère investir dans la nourriture. »

Mais tout n’est pas sombre. Devant une table de vente de livres à Victoire, nous avons rencontré Bélange, jeune passionnée de littérature et étudiante à l’UNISIC (ex-IFASIC).

« La lecture me permet de voyager sans bouger. Même si mes amis trouvent ça démodé, moi, je ne peux pas m’en passer », confie-t-elle, un roman à la main.

Le contraste est frappant : entre ceux qui s’éloignent du livre, happés par la modernité et les contraintes sociales, et ceux qui s’y accrochent par passion ou par nécessité intellectuelle.

Face à cette réalité, certains acteurs culturels plaident pour la relance des clubs de lecture, l’organisation de foires du livre et surtout, une politique de promotion de la lecture adaptée aux jeunes générations.

La question demeure : dans un Kinshasa en perpétuel mouvement, le goût de la lecture, longtemps perdu, pourra-t-il retrouver sa place dans le quotidien des Kinois ?

 

Exaucé MWANO

 

SOCIÉTÉ : LA LECTURE, UNE CULTURE LONGTEMPS OUBLIÉE PAR LES KINOIS 
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EGLISES DU REVEIL: LE PASTEUR MULEBA DENONCE L'EVANGILE BUSNESS

L’évangile business 

La frontière entre le séculier et le sacerdoce n’existe plus, on utilise l’évangile pour s’enrichir et pour être vu.

On organise des séminaires et des conventions pour faire des appels des fonds à la fin.

On utilise les dons spirituels pour se faire de l’argent. 

- Ecole des Prophètes payantes, donc si tu n’as pas d’argent tant pis pour toi.

- Il te faut une offrande pour rencontrer l’Homme de Dieu, si tu n’as pas d’argent tant pis pour toi.

- Tu reçois une prophétie il faudra la sceller avec une offrande sinon ça s’accomplira pas.

- On écrit des livres pour se faire des bénéfices 

- Il y a des concerts VIP, donc il y a d’autres enfants de DIEU qui ne sont pas VIP.

- Il n’y a plus des différents entre les clips gospels et profanes, images (danses), sons et scènes.

Une autre chose qui me choque dans différents lives qui pullulent les réseaux sociaux, ce qu’on met plus en évidence c’est :

« Pour vos dons et offrandes…numéro de compte…»

Rarement les mentions du genre : « Pour donner votre vie à Christ »

On a remplacé l’appel au salut par les appels des fonds, il existe même des spécialistes des appels des fonds. Les évangélistes spécialistes des appels au salut on en a plus vraiment besoin.

Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Mathieu 10:8. Romains 2:5-6

 

PASTEUR MULEBA 

 

 

EGLISES DU REVEIL: LE PASTEUR MULEBA DENONCE L'EVANGILE BUSNESS
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INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA) QUID?

L’IA (Intelligence Artificielle) est un domaine de l’informatique qui consiste à créer des systèmes capables d’exécuter des tâches qui, normalement, nécessitent l’intelligence humaine.

Ces tâches incluent par exemple :

1. Comprendre le langage (traduction, conversation, résumé de texte).

2. Apprendre à partir de données (reconnaissance d’images, recommandations).

3. Prendre des décisions (planification, diagnostic médical, conduite autonome).

4. Résoudre des problèmes complexes (optimisation, jeux d’échecs ou de Go).

En résumé, l’IA cherche à imiter certaines capacités du cerveau humain grâce à des algorithmes, des modèles mathématiques et la puissance des ordinateurs.

Imaginons que tu utilises YouTube ou Netflix.

Tu regardes souvent des vidéos de musique ou des films d’action.

- L’IA observe ce que tu regardes, apprend tes goûts et ensuite te suggère de nouvelles vidéos ou films qui te plairont sûrement.

Un autre exemple simple :

- Quand tu parles à Siri, Google Assistant ou ChatGPT, l’IA comprend tes mots et fabrique une réponse comme le ferait une personne.

- Donc, l’IA, c’est comme un apprenti intelligent qui apprend en observant beaucoup d’exemples et qui essaie d’agir comme un humain.

 

Louis d'or Balekelayi

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA) QUID?
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"RÉSEAUX SOCIAUX ET MARCHÉ NUMÉRIQUE À KINSHASA " , tel est le sujet du mémoire de licence en communication numérique de BOPE MINGA ACHILLE ( ISIPA)

À l’heure où le numérique révolutionne les pratiques commerciales, une recherche académique récente apporte un éclairage inédit sur l’impact des réseaux sociaux sur le marché numérique à Kinshasa. Réalisée par Bope Minga Achille et supervisée par le Chef de travaux depuis 4 ans et Doctorant chercheur en communication numérique Louis d’or BALEKELAYI NYENGELE, cette étude met en lumière la manière dont les plateformes digitales transforment les habitudes des consommateurs et la stratégie des entreprises kinoises.

Le problème général de cette recherche repose sur : le manque de connaissances sur l'Impact des réseaux sociaux sur le marché numérique à Kinshasa. 

À Kinshasa, malgré la popularité croissante de Facebook, WhatsApp, Instagram ou encore TikTok, de nombreuses institutions bancaires comme la Rawbank, peinent encore à tirer pleinement profit de ces outils. Méfiance des consommateurs, déficit de formation digitale et infrastructures numériques parfois limitées constituent autant de freins à leur intégration efficace.

Afin d’apporter des réponses concrètes, Bope Minga Achille a fait usage de la méthode ethnosociologique.

À travers des questionnaires d'enquête auprès d'un échantillon de 100 personnes, il a pu analyser les comportements numériques des habitants de Kinshasa et mesurer l’influence des réseaux sociaux sur leurs décisions d’achat. Cette démarche qualitative offre un regard ancré dans le vécu quotidien des consommateurs.

Les résultats démontrent que les réseaux sociaux représentent des leviers puissants pour dynamiser l’économie numérique locale :

• Ils renforcent la visibilité des produits et services ;

• Ils créent une relation de proximité entre entreprises et clients ;

• Ils favorisent l’essor des transactions en ligne, notamment chez les jeunes adultes.

Pour maximiser ce potentiel, l’étude formule trois recommandations majeures :

• Renforcer la formation numérique des entreprises locales pour professionnaliser leur présence en ligne ;

• Améliorer les infrastructures numériques afin de garantir confiance et efficacité ;

• Développer une interactivité accrue entre entreprises et clients, fondée sur la transparence et la réactivité.

L’originalité de cette étude réside dans sa contextualisation locale. En prenant Kinshasa et plus particulièrement la Rawbank comme terrain d’analyse, Bope Minga Achille montre comment les réseaux sociaux façonnent non seulement les pratiques de communication, mais influencent également les comportements d’achat et la dynamique économique de la capitale congolaise.

 

A. BOPE, Auteur, webmaster et Reporter au journal le Pouvoir du peuple

"RÉSEAUX SOCIAUX ET MARCHÉ NUMÉRIQUE À KINSHASA " , tel est le sujet du mémoire de licence en communication numérique de BOPE MINGA ACHILLE ( ISIPA)
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L'EXAMEN D'ÉTAT EST UN PASSAGE ; L'AVENIR EST UN HORIZON A CONQUÉRIR 

Chaque année, la publication des résultats de l’Examen d’État en République Démocratique du Congo suscite une émotion profonde et une fierté partagée à travers le pays. Ce moment n’est pas seulement l’aboutissement d’un cycle scolaire ; il incarne la récompense d’années d’efforts, de discipline et de persévérance. Au-delà des chiffres, il exprime la victoire de la volonté sur les épreuves et l’espérance d’un avenir façonné par le savoir.

Ce triomphe est avant tout celui des lauréats. Derrière chaque nom inscrit sur la liste des admis se cache une histoire de nuits d’étude, de sacrifices consentis et de rêves entretenus avec détermination. Ces jeunes portent l’élan et la promesse d’une jeunesse congolaise prête à relever les défis de l’excellence, malgré les obstacles.

Les parents, quant à eux, sont les bâtisseurs silencieux de cette réussite. Leur patience, leur soutien inébranlable et leurs sacrifices quotidiens offrent aux enfants les moyens de s’élever. En misant sur l’éducation, ils contribuent non seulement à transformer des vies individuelles, mais aussi à renforcer les bases d’une nation plus forte et plus éclairée.

Les enseignants et les établissements scolaires méritent également notre reconnaissance. Les premiers, par leur savoir, leur engagement et leur passion, accompagnent les élèves vers la maturité intellectuelle. Les seconds, par leur vision et leur organisation, créent les conditions propices à l’apprentissage et à l’épanouissement. Ensemble, ils constituent la colonne vertébrale vivante de notre système éducatif.

Le Gouvernement, à travers ses politiques et ses réformes, agit pour améliorer la qualité de l’enseignement, élargir l’accès à l’éducation et préserver la crédibilité de l’Examen d’État. Nos félicitations vont au Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son engagement constant en faveur de la cohésion nationale et de l’unité du pays. Nous formulons le vœu que, sous son impulsion, cette fête éducative retrouve toute son intensité sur l’ensemble du territoire, afin que nos compatriotes de l’Est participent pleinement à cette célébration, dans un esprit de joie et de fierté partagée.

Chers lauréats, votre succès n’est pas une fin, mais un commencement. Les savoirs acquis au secondaire sont la fondation sur laquelle vous devez bâtir un parcours académique et professionnel ambitieux. Les défis à venir seront plus grands, mais ils ouvriront les portes de l’innovation, de l’expertise et du leadership.

Avancez avec audace, car c’est par la qualité intellectuelle, morale et civique de ses citoyens qu’une nation s’élève.

 

PROFESSEUR MBAKI LUZAYISU Efrem

L'EXAMEN D'ÉTAT EST UN PASSAGE ; L'AVENIR EST UN HORIZON A CONQUÉRIR 
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DISPUTES, POLÉMIQUES ET CONTROVERSES DANS LE MONDE POLITIQUE CONGOLAIS : ANALYSE DIACHRONIQUE ET SYNCHRONIQUE DES DISCOURS DES ACTEURS POLITIQUES (TRIBUNE DU PROFESSEUR OSCAR SHAMBA BEMUNA)

La scène politique congolaise s’apparente à une véritable arène où se multiplient disputes, polémiques et controverses autour de la gestion des affaires publiques. Les anciens gouvernants, devenus opposants, et les opposants d’hier, devenus gouvernants, s’adonnent à des échanges acrimonieux souvent marqués par des invectives, des attaques personnelles, voire des propos haineux. À l’observation attentive, on remarque que les critiques jadis formulées par les opposants d’alors sont aujourd’hui reprises, parfois mot pour mot, par ceux-là mêmes qui, autrefois au pouvoir, les rejetaient avec véhémence. Ce jeu de rôle réversible témoigne d’une inconstance idéologique inquiétante, traduisant une pratique politique marquée par l’amateurisme, la versatilité et un manque de vision à long terme.

Dans cette ambiance, les acteurs politiques congolais évoquent moins la recherche du bien commun que la préservation de leurs intérêts personnels. Les disputes et polémiques semblent souvent aussi stériles que les cris des spectateurs d’un match de football prétendant en savoir plus que l’entraîneur et les joueurs sur le terrain.

Le criminologue Oscar Shamba Bemuna, chercheur au Centre de recherches en sciences humaines, propose une lecture diachronique et synchronique des discours politiques en RDC. Selon lui, les acteurs politiques congolais s’enferment dans une posture de déni : ils refusent de faire leur propre autocritique, n’assument pas leurs échecs passés et cultivent une forme d’amnésie stratégique. Leurs discours relèvent davantage de l’imposture que de la réflexion constructive.

Le langage comme outil de manipulation

L’analyse discursive proposée par Oscar Shamba Bemuna souligne la puissance du langage, capable aussi bien de construire la confiance que de la détruire. Les politiciens congolais instrumentalisent la parole politique comme outil de manipulation, d’usurpation et de falsification. Le mensonge et la désinformation sont devenus des moyens d'exister politiquement. La raison a cédé le pas à l’émotion, à la haine et à la jalousie. Dans ce contexte, la critique – même constructive – est perçue comme une attaque contre le pouvoir, alors qu’elle devrait être un levier de réforme.

Le peuple congolais, principal destinataire de ces discours, est quant à lui préoccupé par les urgences quotidiennes : se nourrir, se soigner, survivre. Il est souvent désarmé face à la complexité des enjeux politiques, sombrant peu à peu dans une forme de servitude volontaire, devenu spectateur de son propre destin plutôt qu’acteur de son avenir. Pourtant, c’est bien en son nom que les discours politiques sont tenus.

Paradoxalement, ceux qui prônent la paix dans leurs discours adoptent des comportements contraires à cette valeur. La culture de la paix – entendue comme l’ensemble des pratiques favorisant la coexistence pacifique, la justice sociale et le respect mutuel – n’est, dans ce contexte, qu’un slogan vide de sens.

Métaphore comique mais révélatrice

Une métaphore humoristique empruntée à une comédie ouest-africaine illustre parfaitement la duplicité de certains discours politiques. Dans cette mise en scène, un patron accuse son domestique d’un vol, mais chacun, à tour de rôle, assis sur une certaine chaise, devient soudainement incapable « d’entendre » la vérité. Cette chaise devient le symbole d’un pouvoir qui altère la perception, déforme le discours et permet à chacun de justifier l’indéfendable. Cette satire met en lumière la contradiction entre les discours tenus hors pouvoir et ceux adoptés une fois aux commandes.

Clarification conceptuelle : dispute, polémique et controverse

Avant d’approfondir l’analyse, il convient de distinguer les termes-clés mobilisés : dispute, polémique et controverse. Bien que tous renvoient à des désaccords, ils n’ont pas la même portée :

La controverse est une discussion argumentée, souvent entre experts, sur un sujet complexe.

La dispute désigne un échange conflictuel, parfois virulent, où l’émotion prime sur l’argumentation.

La polémique est une dispute publique, souvent agressive, destinée à décrédibiliser l’adversaire.

Dans le contexte congolais, on constate une prévalence des disputes et des polémiques sur les controverses véritables. Le débat scientifique sérieux sur les questions de gouvernance reste marginal, voire inexistant.

Controverse sur la révision ou le changement de la Constitution de 2006

La question de la révision – voire du changement – de la Constitution de 2006 constitue un sujet clivant, devenu presque tabou en République démocratique du Congo. Son évocation suscite immédiatement passions, tensions et suspicions, au point où la loi fondamentale semble devenir, pour reprendre les mots d’Évariste Boshab, une « citadelle imprenable ». Or, comme toute œuvre humaine, la Constitution doit pouvoir évoluer avec le temps.

Cette question révèle une profonde incohérence dans le positionnement des acteurs politiques. Ceux qui, hier, militaient en faveur d’une révision constitutionnelle – notamment les partisans de l’ancien régimen n sont aujourd’hui farouchement opposés à toute réforme. À l’inverse, ceux qui s’y opposaient au nom de la sauvegarde de la démocratie (UDPS, UNC, ECIDE, société civile...) plaident désormais pour un changement, sans pour autant produire de justifications claires ou cohérentes.

Cette versatilité s’explique par des logiques de pouvoir, non par des considérations juridiques ou institutionnelles. La Constitution est devenue l’otage des calculs politiques et des procès d’intention. Chacun soupçonne l’autre d’instrumentaliser la réforme pour rester au pouvoir.

Or, adapter une Constitution à de nouvelles réalités ne devrait ni être diabolisé, ni être utilisé comme un outil de légitimation d’ambitions personnelles. Cela exige un débat serein, inclusif, fondé sur des arguments objectifs et transparents.

Analyse diachronique et synchronique des discours

L’approche diachronique permet de retracer l’évolution des discours sur la Constitution dans le temps. Elle met en évidence les revirements spectaculaires des mêmes acteurs politiques selon leur position du moment (opposition ou pouvoir). Quant à l’analyse synchronique, elle examine les discours actuels en les confrontant à leur contexte, et révèle un manque flagrant de cohérence argumentative. Ceux qui militent aujourd’hui pour le changement ne sont pas en mesure de justifier ce revirement autrement que par des intérêts politiques à court terme.

Il apparaît donc urgent de rompre avec ces logiques de discours contradictoires, marqués davantage par l’opportunisme que par une vision républicaine. Le débat sur la révision constitutionnelle doit s’appuyer sur des garanties institutionnelles solides pour éviter les dérives.

Conclusion : vers un sursaut de lucidité politique

La situation actuelle révèle une profonde crise de la pensée politique en RDC. Les disputes et polémiques ont remplacé les débats rationnels. L’émotion domine, la raison est absente. Même les intellectuels et les scientifiques semblent avoir abdiqué leur rôle critique pour se transformer en relais des passions partisanes. Ce vide intellectuel et moral pose une question cruciale : qui sauvera la RDC de cette impasse ?

Une révision constitutionnelle peut s’avérer nécessaire, voire urgente. Mais elle ne pourra aboutir que dans un climat de dialogue sincère, respectueux des institutions et des aspirations du peuple congolais. Ce n’est pas dans les clameurs des disputes, ni dans le silence de ceux qui « n’entendent pas », que se décidera l’avenir du pays. Il faut réhabiliter la pensée, le débat d’idées, et replacer le citoyen au cœur de la construction démocratique.

 

Oscar shamba Bemuna, criminologue  

DISPUTES, POLÉMIQUES ET CONTROVERSES DANS LE MONDE POLITIQUE CONGOLAIS : ANALYSE DIACHRONIQUE ET SYNCHRONIQUE DES DISCOURS DES ACTEURS POLITIQUES (TRIBUNE DU PROFESSEUR OSCAR SHAMBA BEMUNA)
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