L’opposant Martin Fayulu a fermement condamné l’agression dont a été victime Jean-Marc Kabund à Camp Luka, un quartier populaire de Kinshasa, alors qu’il s’apprêtait à tenir un meeting politique.
Dans un message publié sur son compte X, le président de l’ECiDé a rappelé que « Camp Luka n’appartient ni à l’Union sacrée ni à quiconque », insistant sur le fait que l’espace politique congolais ne peut être confisqué par aucun groupe.
« Je m’insurge contre l’agression de Jean-Marc Kabund à Camp Luka alors qu’il allait animer un meeting. Les libertés fondamentales des Congolais ne sont pas négociables », a déclaré Martin Fayulu, exigeant par ailleurs « une enquête et des poursuites immédiates » contre les auteurs de cette attaque.
Pour l’opposant, cet incident constitue une atteinte grave à la démocratie et à la liberté d’expression. Il appelle au respect des droits politiques de tous les citoyens, quel que soit leur camp, et met en garde contre une montée de l’intolérance politique dans un contexte national déjà fragile.
Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur a adressé ce vendredi 5 décembre 2025 un message officiel à l’ensemble des gouverneurs de province, leur ordonnant de rejoindre Kinshasa « toutes affaires cessantes » afin d’assister au discours du Chef de l’État sur l’état de la Nation.
Selon le télégramme signé par le Vice-ministre des Affaires coutumières, Jean-Baptiste Ndeze Katurebe, le Président de la République s’exprimera le lundi 8 décembre 2025 devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, au Palais du Peuple.
La présence des gouverneurs est déclarée obligatoire, soulignant le caractère institutionnel et hautement symbolique de ce rendez-vous annuel. Le Chef de l’État y présentera la situation générale de la Nation, les défis en cours et les grandes orientations politiques, économiques et sécuritaires.
Dans cette note télégraphique, le gouvernement rappelle l’impératif de discipline et le sens du devoir républicain attendus des autorités provinciales pour cet événement majeur de la vie institutionnelle du pays.
À la veille de la signature de l’Accord de Washington entre le Président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, la porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, a animé le mercredi 3 Décembre une conférence de presse cruciale dans la capitale américainen pour dissiper les zones d’ombre et répondre aux nombreuses spéculations qui enflamment l’opinion depuis plusieurs jours.
À quelques deux jours de la signature, ce jeudi 4 décembre à Washington, de l’accord de paix RDC-Rwanda par le Président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, le professeur Modeste Bahati Lukwebo a salué sur X cette initiative diplomatique, y voyant une « étape cruciale pour la pérénisation de la paix, la sécurité et la dignité ‘’ pour la Nation congolaise.
‘’ Kinshasa et Kigali sont attendus à Washington. En y allant, c’est l’unité de notre Nation que nous portons. Chaque Congolaise et chaque Congolais aspire à la paix, à la sécurité et à la dignité ‘’, indique cet éminent membre de l’Union sacrée et autorité morale de l’AFDC-A.
Bahati Lukwebo poursuit : ‘’ Nous avançons à Washington (ndlr) avec la force de tout un peuple, rassemblé par l’espoir d’un avenir apaisé. La RDC porte la voix d’un peuple qui refuse la peur et choisit la vie. ‘’
La rencontre de Washington, organisée avec la facilitation américaine, doit permettre aux deux chefs d’État de ratifier l’accord déjà paraphé par les Ministres des affaires étrangères en juin dernier. Ce texte prévoit notamment un mécanisme de désescalade, un suivi conjoint de sécurité et des engagements liés au retrait des forces et groupes armés soutenus par l’extérieur.
Si l’accord suscite un espoir prudent dans le pays, plusieurs observateurs rappellent que la situation dans l’Est reste volatile et que la mise en œuvre représentera le véritable test. Pour Bahati Lukwebo, dont la prise de position reflète le soutien de sa famille politique à l’initiative présidentielle, laisse transparaitre une confiance en l’unité du Congo et des congolais dont la voix est porté au pays de l’Oncle Sam.
La 13ᵉ Conférence des Gouverneurs, prévue du 9 au 13 décembre 2025 dans la province du Kwilu, n’aura finalement pas lieu à ces dates. La Vice-Primature en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a annoncé, dans un message officiel daté du 29 novembre 2025, le report de cette rencontre d’importance nationale.
Selon les autorités, ce réaménagement du calendrier fait suite à une instruction directe du Président de la République, qui a demandé aux services compétents de revoir les modalités d’organisation de l’événement. Aucune nouvelle date n’a encore été fixée, mais elle sera communiquée « en temps utile ».
Dans l’intervalle, le gouvernement appelle les participants et parties prenantes à faire preuve de patience, de responsabilité et de patriotisme, le temps de finaliser les ajustements nécessaires à la tenue de cette rencontre stratégique.
L’opposant Martin Fayulu a interpellé, ce vendredi 28 novembre 2025, le président Félix Tshisekedi au sujet du projet d’accord en discussion entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Dans une déclaration publiée sur son compte X, il exige que le contenu réel du document soit rendu public.
Selon Fayulu, le chef de l’État ne peut engager la nation dans un accord aussi sensible sans transparence.
« Nous disons à M. Félix Tshisekedi : les Congolais ont le droit de connaître le contenu réel du projet d’accord que vous envisagez de signer avec M. Kagame à Washington », a-t-il déclaré.
Il met également en garde contre toute concession qui pourrait fragiliser les intérêts nationaux :
« Ce projet doit être rendu public. Ne signez aucun accord qui porterait atteinte à la souveraineté de la RDC. »
Un avertissement lancé dans un contexte régional hautement inflammable
La sortie de Fayulu survient alors que Paul Kagame a réaffirmé hier, dans une intervention médiatique, des positions jugées provocatrices sur la crise dans l’Est, laissant entendre que les négociations avec Kinshasa évoluent « dans la bonne direction ». Des propos qui ont immédiatement ravivé les suspicions au sein de l’opinion congolaise, où la méfiance vis-à-vis de Kigali reste profonde.
Parallèlement, la situation sécuritaire continue de se dégrader sur le terrain. Les affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 gagnent en intensité sur plusieurs axes du Nord-Kivu. L’avancée des combattants rebelles, les déplacements massifs de civils et l’effondrement des lignes de défense aggravent un climat déjà explosif.
Des inquiétudes grandissantes sur un accord jugé potentiellement “déséquilibré”
Cette conjonction d’événements déclaration de Kagame, pressions diplomatiques internationales et recrudescence des combats nourrit les inquiétudes d’un accord négocié dans la précipitation, susceptible d’affaiblir davantage la position de la RDC face à une insécurité persistante et à une ingérence rwandaise que Kinshasa dénonce depuis des années.
Pour de nombreux observateurs, l’appel de Fayulu ne se limite pas à une posture politique : il reflète l’exigence, largement partagée dans l’opinion nationale, d’une transparence totale sur tout engagement susceptible d’influer sur la souveraineté, la sécurité et l’avenir du pays.