RD Congo : les appels au « dialogue », de plus en plus en vogue

RD Congo : les appels au « dialogue », de plus en plus en vogue

Le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir, s'est exprimé ce jeudi à travers les médias. En fait, il répondait à la proposition d'André-Alain Atundu, cadre du Front commun pour le Congo (FCC), qui estime qu'il est urgent de tenir un dialogue « constructif et positif pour sauver la République » qui, à l'en croire, pourra renforcer le pouvoir politique qui est faible et incapable de donner de l'impulsion aux autres institutions.

Et c'est Augustin Kabuya de l'UDPS qui répond :
« Le dialogue ce n'est pas une mauvaise chose mais il pouvait aller plus loin pour préciser s'il faut dialoguer autour de quoi et autour de qui ? Quel est le problème ? Monsieur Atundu avait tout le temps pour prodiguer les conseils à monsieur Kabila et à sa famille politique, moi personnellement j'avais tiré la sonnette d'alarme pour dire que les choses n'allaient pas bien, n'allaient pas dans les bonnes directions... »

De poursuivre, « (...) Ils ont fabriqué un mythe pour prouver à Kabila qu'il faut gêner 30 ou 40 jours avant de le rencontrer, certains petits malins profitaient de cette politique. Ils transmettaient même les faussetés, qui ne venaient même pas de leur chef... »

L'idée du dialogue a été largement évoquée durant ces derniers mois par le farouche opposant Martin Fayulu, à travers sa proposition de « sortie de crise » post-électorale. Bien que dans sa conférence de presse de ce jeudi, il a au passage insisté sur la tenue obligatoire des élections générales en 2023, il n'a renoncé non plus à ses idées de l'organisation des « assises » devant aboutir à la création du Haut conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) et des élections anticipées.

Sauf que le camp Tshisekedi, mieux la dynamique Union sacrée, n'entend les choses de cette manière.

Tony-Antoine Dibendila


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