Le paysage politique congolais connaît un nouveau tournant. L’honorable Modeste Bahati Lukwebo a officiellement démissionné de ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat, selon une correspondance datée du 18 mars 2026 et adressée au président de la Chambre haute.
Dans cette lettre, l’autorité morale du regroupement politique AFDC-A, membre de l’Union sacrée de la Nation chère au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, justifie sa décision par le climat politique qui prévaut actuellement au sein du Sénat. Il évoque notamment la nécessité de préserver la sérénité au sein de cette institution.
« Je prends la liberté de déposer la démission de mon poste […] à la suite du climat politique qui règne en ce moment au sein de la Chambre haute », écrit-il, tout en réaffirmant sa loyauté envers le Chef de l’État.
Cette démission intervient dans un contexte marqué par sa mise en accusation dès l’ouverture de la session parlementaire de mars, une situation qui semble avoir précipité son retrait du bureau du Sénat.
Modeste Bahati Lukwebo précise par ailleurs que son départ ne résulte pas d’une quelconque défaillance dans l’exercice de ses fonctions, affirmant s’être « toujours acquitté de [ses] charges professionnelles correctement et en temps réel ». Il souligne plutôt une volonté de faciliter la poursuite du travail parlementaire par d’autres collègues.
Cette décision ouvre ainsi la voie à une recomposition au sein du bureau du Sénat, dans un climat politique déjà tendu. Elle pourrait également avoir des répercussions au sein de l’Union sacrée et du regroupement AFDC-A, dont Bahati Lukwebo demeure une figure centrale.
La suite des événements sera particulièrement scrutée, tant pour l’équilibre interne du Sénat que pour les dynamiques politiques au sein de la majorité présidentielle. Pour sa part, Modeste Bahati Lukwebo vient de jouer sa partition dans l’effervescence des enjeux de l’heure au pays.

La Rédaction






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