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Conflits entre RDC-Rwanda: les États Unis imposent des sanctions contre quatre hauts gradés de l'armée Rwandaise

Les États-Unis ont officiellement imposé des sanctions à quatre hauts responsables de la Rwanda Defence Force (RDF), accusée de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) dans l’Est de la RDC.

L’annonce a été faite par le U.S. Department of the Treasury, qui vise notamment le chef d’état-major général de la RDF, le général Mubarakh Muganga, ainsi que trois autres officiers supérieurs occupant des fonctions stratégiques au sein de l’armée rwandaise.

Selon Washington, la RDF appuierait le M23 en matière d’entraînement, de coordination et d’opérations militaires. Des accusations que les autorités américaines considèrent comme une violation des engagements de paix relatifs à la crise dans l’Est congolais.

Concrètement, ces sanctions entraînent le gel des avoirs détenus aux États-Unis, l’interdiction de transactions avec des entités américaines et un isolement financier accru. « Les sanctions soutiennent la paix en RDC », précise le Trésor américain.

Déjà sous sanctions américaines et onusiennes, le M23 est accusé de graves atteintes aux droits humains et d’avoir aggravé la crise humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Cette décision marque un nouveau durcissement de la position américaine dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali.

 

LK

 

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Aéroport international de Bangboka : une attaque de drones déjouée, les autorités pointent Kigali et l’AFC/M23

Une nouvelle tentative d’attaque par drones visant l’aéroport international de Bangboka a été mise en échec ce dimanche, selon les autorités provinciales de la Tshopo. L’incident, qualifié d’« acte terroriste », n’a fait ni victime ni dégâts matériels majeurs.

Dans un communiqué officiel, le gouverneur de la province, Paulin Lendongolia Lebabonga, a indiqué que l’offensive a débuté aux environs de 2 heures du matin. D’après la même source, plusieurs drones chargés de sous-munitions ont pris pour cible les installations de l’aéroport civil de Kisangani.

Les services de sécurité affirment avoir intercepté et neutralisé quatre engins au cours de la journée, respectivement à 15h48, 17h30, 19h30 et 19h48.

Un moment de tension particulier a été signalé vers 19h45, lorsqu’un appareil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) amorçait sa phase d’atterrissage. Malgré la proximité temporelle entre l’approche de l’avion et l’interception d’un drone, aucun incident grave n’a été enregistré.

Les autorités provinciales accusent formellement le Rwanda ainsi que des éléments affiliés à l’Alliance Fleuve Congo et au Mouvement du 23 mars d’être à l’origine de cette tentative d’attaque. Ces accusations interviennent dans un contexte sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions dans l’est de la République démocratique du Congo.

À l’heure actuelle, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des parties mises en cause. Les autorités provinciales assurent que des mesures supplémentaires ont été prises pour renforcer la sécurité autour des infrastructures stratégiques de la ville.

Une enquête est en cours afin d’établir les circonstances exactes de cette tentative d’attaque et d’identifier les responsables.

 

LK

 

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Kinshasa : peine capitale pour Josué Kaniki, reconnu coupable du meurtre de sa mère

Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a condamné à la peine de mort Josué Kaniki Kasongo, poursuivi pour le meurtre de sa mère dans la commune de Kisenso, au sud de la capitale congolaise.

Les faits se sont produits la semaine dernière, dans un contexte de tensions familiales. D’après des informations recueillies auprès de sources locales, un conflit lié notamment à une dette aurait mal tourné. Alertées par des odeurs inhabituelles signalées dans le voisinage, les autorités communales, appuyées par la police, se sont rendues sur les lieux avant de procéder à l’arrestation du suspect.

Au cours de l’instruction et des audiences, le tribunal a également retenu des faits d’anthropophagie, estimant que l’accusé avait conservé une partie du corps de la victime après le meurtre. Ces éléments ont été jugés suffisamment probants pour motiver la décision de la cour.

Avec ce verdict rendu en première instance, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete met un terme judiciaire provisoire à une affaire qui a suscité une vive émotion dans l’opinion publique kinoise.

 

LK

 

Kinshasa : peine capitale pour Josué Kaniki, reconnu coupable du meurtre de sa mère
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Nord-Kivu : le porte-parole militaire de l’AFC/M23, Willy Ngoma, tué à Masisi

Le porte-parole militaire de l'AFC/M23, Willy Ngoma, a trouvé la mort tôt dans la matinée de ce mardi 24 février aux alentours de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). La nouvelle a été confirmée à Radio France Internationale (Rfi) par un responsable du mouvement rebelle, soutenu par Kigali.

D’après des sources locales consultée par Rfi, le convoi dans lequel circulaient Willy Ngoma et plusieurs combattants aurait été pris pour cible par une frappe de drone. Les circonstances exactes de l’attaque demeurent toutefois floues.

Les attaques impliquant des drones ont été signalées depuis le lundi 23 février, dans cette zone stratégique.

À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué et les autorités comme les sources rebelles n’ont pas encore précisé le nombre total de victimes.

 

A. BOPE

 

Nord-Kivu : le porte-parole militaire de l’AFC/M23, Willy Ngoma, tué à Masisi
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Sud-Kivu : la MONUSCO et l’ICGLR en mission à Uvira pour baliser le suivi du cessez-le-feu

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) ont engagé une mission conjointe d’évaluation exploratoire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, en vue de préparer l’installation d’un mécanisme conjoint de surveillance du cessez-le-feu.

Déployée du 23 au 27 février 2026, cette initiative fait suite à des consultations avec le président Félix Tshisekedi. Elle vise à examiner les prérequis sécuritaires, logistiques et politiques indispensables à la mise en œuvre d’un dispositif de suivi crédible et opérationnel.

Selon les organisateurs, l’objectif est d’identifier les conditions concrètes permettant d’assurer un contrôle effectif du respect du cessez-le-feu, dans un contexte marqué par des tensions persistantes dans l’est de la RDC. La démarche s’inscrit dans la dynamique des efforts régionaux destinés à contenir les violences et à favoriser une issue politique durable à la crise.

La MONUSCO souligne toutefois que cette mission demeure à un stade exploratoire. Toute opération ultérieure dépendra des garanties de sécurité obtenues sur le terrain ainsi que des paramètres techniques et opérationnels qui seront définis à l’issue de cette évaluation.

 

LK

 

Sud-Kivu : la MONUSCO et l’ICGLR en mission à Uvira pour baliser le suivi du cessez-le-feu
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Est de la RDC : les FARDC accusent le M23 de violer le cessez-le-feu

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent l’armée rwandaise et ses alliés de l’AFC/M23 d’avoir mené une série d’attaques contre leurs positions dans l’est du pays, en violation du cessez-le-feu proposé par le président angolais João Lourenço.

Selon l’armée congolaise, les affrontements ont eu lieu les 18 et 19 février 2026 dans plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Des attaques ont notamment été signalées dans les territoires de Walikale et de Rutshuru, au Nord-Kivu, ainsi que dans les Hauts-Plateaux de Fizi–Uvira, au Sud-Kivu.

Le porte-parole ad intérim des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, affirme que ces offensives constituent une entorse au cessez-le-feu en cours et compromettent les efforts diplomatiques engagés pour restaurer la paix dans la région.

D’après les informations communiquées par l’armée, quatre habitations ont été incendiées lors de ces violences et un jeune homme de 18 ans a perdu la vie. Les FARDC assurent toutefois demeurer engagées dans le respect du cessez-le-feu et du processus de paix en cours, tout en réaffirmant leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays.

Ces nouveaux incidents interviennent dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la RDC, où les initiatives régionales peinent à imposer une désescalade durable.

 

LK

 

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CAN 2025 : jusqu’à un an de prison pour 18 supporters sénégalais après les incidents de Rabat

La justice marocaine a condamné, jeudi 19 février à Rabat, 18 supporters sénégalais ainsi qu’un ressortissant français arrêtés à la suite des violences survenues lors de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Les peines prononcées vont de trois mois à un an de prison ferme, assorties d’amendes. Les avocats ont annoncé leur intention de faire appel, rapporte RFI.fr

Neuf prévenus ont écopé d’un an de prison et de 5 000 dirhams d’amende, six autres de six mois et 2 000 dirhams, tandis que trois ont été condamnés à trois mois et 1 000 dirhams. Le Français, jugé pour avoir lancé une bouteille d’eau, a reçu la même peine de trois mois.

Les accusés étaient poursuivis pour hooliganisme, notamment violences contre les forces de l’ordre, dégradations et jets de projectiles. Le parquet s’est appuyé sur les images du stade Moulay Abdellah et sur des certificats médicaux attestant de blessures parmi les agents de sécurité. Les dégâts matériels ont été évalués à plus de 370 000 euros.

À l’audience, les prévenus ont affirmé leur innocence tout en exprimant des regrets, évoquant la fraternité entre les peuples marocain et sénégalais. La défense dénonce une décision sévère et conteste la solidité des preuves.

Les faits remontent au 18 janvier, lors d’une finale tendue remportée 1-0 par le Sénégal. Après un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse, déclenchant des heurts.

Fin janvier, la Confédération africaine de football (CAF) avait déjà infligé des sanctions disciplinaires aux deux fédérations pour manquements au fair-play.

 

LK

 

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Kinshasa : le pasteur Marcello Tunasi devant la justice pour un litige sur l'héritage de sa défunte épouse

À Kinshasa, un contentieux familial à forte résonance publique oppose le pasteur Marcello Tunasi à la famille de sa défunte épouse, Blanche Odia Kandolo Tunasi. Dix-huit mois après le décès de cette dernière, l’homme d’Église a comparu, mardi 17 février, devant le tribunal afin d’éclaircir un différend portant sur la gestion et le partage des biens du couple.

Au cœur du litige : l’héritage laissé par la disparue. Selon des sources proches du dossier, la belle-famille réclamerait une somme estimée à 800 000 dollars américains, alors que le pasteur proposerait un règlement de 250 000 dollars. Les proches de la défunte invoquent le régime matrimonial de la communauté des biens pour justifier leur revendication sur l’ensemble du patrimoine concerné.

La situation est d’autant plus délicate que le couple a laissé quatre enfants, héritiers directs, dont les droits successoraux doivent également être pris en compte dans le cadre de la procédure.

Dans une déclaration publique, le pasteur Marcello Tunasi a fait part de son amertume face à cette procédure judiciaire :

« Pendant que nous souhaitons la bonne année, je serai au tribunal dans une semaine, parce que des personnes ont décidé que je ne dois pas gérer seul mes propres biens », a-t-il déclaré.

L’affaire, abondamment relayée sur les réseaux sociaux, suscite de vifs débats au sein de l’opinion kinoise. Figure connue de la sphère religieuse, le pasteur bénéficiait, aux côtés de son épouse aujourd’hui disparue, d’une forte notoriété dans la capitale. De nombreux fidèles lui ont exprimé leur solidarité, tandis que d’autres voix estiment légitime que la famille de la défunte défende ses intérêts conformément au droit civil.

Au-delà de l’émotion suscitée, ce dossier met en lumière les enjeux juridiques liés aux successions et au régime matrimonial en République démocratique du Congo. La décision du tribunal pourrait, selon plusieurs observateurs, faire jurisprudence et influencer la gestion de cas similaires à l’avenir.

 

LK

 

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Kasaï-Orientale : le VPM Jacquemain Shabani consulte les députés sur les enjeux sécuritaires en province 

Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a reçu ce mardi 17 février le caucus des députés nationaux du Kasaï-Orientale pour une séance de travail axée sur la situation sécuritaire dans la province.

Au cœur des échanges : la recrudescence des défis sécuritaires, notamment dans la ville de Mbuji-Mayi. Les élus ont plaidé pour un renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise (PNC), évoquant le déficit en effectifs, les difficultés de prise en charge ainsi que l’insuffisance des moyens logistiques.

La problématique du conflit coutumier dans le territoire de Katanda a également figuré parmi les priorités abordées lors de cette rencontre.

En réaction, le Vice-Premier ministre a assuré que la mise en œuvre progressive de la loi de programmation sur la réforme de la Police permettra d’améliorer sensiblement les capacités humaines et matérielles de la PNC. Il a, par ailleurs, annoncé la dotation prochaine du commissariat provincial en véhicules tout-terrain et en bus anti-émeutes afin de renforcer la mobilité et l’efficacité des unités sur le terrain.

S’agissant du conflit coutumier à Katanda, un forum de paix sera prochainement organisé pour favoriser un règlement concerté et durable des différends. Le VPM a exhorté les députés à s’impliquer activement dans ce processus, dans un esprit de responsabilité et de cohésion provinciale.

 

LPP/MIN.IN

Kasaï-Orientale : le VPM Jacquemain Shabani consulte les députés sur les enjeux sécuritaires en province 
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Est de la RDC : bras de fer entre Kigali et Washington, des sanctions américaines en discussion

La crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo connaît un nouveau regain de tension, sur fond d’échanges diplomatiques musclés entre Kigali et Washington. Les récentes déclarations du président rwandais Paul Kagame, affirmant ne pas redouter d’éventuelles sanctions internationales, ont suscité une réaction du côté américain.

Intervenant lundi 16 février sur France 24, le conseiller américain Massad Boulos a répondu aux propos du chef de l’État rwandais avec fermeté. « Oui, nous avons entendu sa déclaration. Nous verrons. Comme vous le savez, cela n’a rien de nouveau. Les États-Unis ont déjà mis en œuvre différentes actions », a-t-il déclaré, laissant planer la possibilité de nouvelles mesures.

Sans confirmer explicitement des sanctions ciblées contre Kigali, le responsable américain a indiqué ne pas vouloir « spéculer » sur les décisions à venir. Il a toutefois précisé que toute initiative serait prise de manière collégiale, soulignant que la décision finale ne relèverait pas d’une seule personne « sauf peut-être du président Trump », a-t-il nuancé.

Au cœur des tensions figure la situation militaire dans l’est congolais. Washington accuse le mouvement rebelle M23, ainsi que le Rwanda, d’avoir commis une « violation grave » de l’Accord de Washington, notamment après la prise de la ville d’Uvira. Ces développements fragilisent davantage le cessez-le-feu et compromettent les efforts diplomatiques engagés pour stabiliser la région.

Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, les États-Unis affirment se tenir prêts à adopter, en coordination avec leurs partenaires, des mesures destinées à faire respecter les engagements pris et à restaurer la paix dans l’est de la RDC.

Dans ce contexte déjà explosif, le bras de fer diplomatique entre Kigali et Washington pourrait marquer un tournant décisif dans la gestion internationale de la crise sécuritaire congolaise.

 

LK

 

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