Un pas important vient d’être franchi dans la gestion de la crise à l’Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont conclu une déclaration conjointe axée sur l’accès humanitaire, la libération des détenus et le suivi du cessez-le-feu.
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L’affaire impliquant le Dr David Balanangayi connaît un nouveau tournant. Après un jugement rendu en première instance par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole, le ministère public a décidé d’interjeter appel, relançant ainsi la procédure judiciaire devant une juridiction supérieure.
Cette démarche ouvre une nouvelle phase du dossier. Elle vise à soumettre l’affaire à un nouvel examen, afin que les faits, les éléments du dossier et les conclusions du premier jugement soient réévalués par les juges d’appel. En attendant la fixation d’une nouvelle audience, l’issue du procès demeure suspendue à cette étape décisive.
Pour le parquet, cet appel traduit la volonté de faire examiner à nouveau les circonstances de l’affaire et de permettre un débat contradictoire plus approfondi. Cette relance judiciaire maintient également l’attention de l’opinion publique sur un dossier qui continue de susciter de nombreux commentaires.
Au-delà du cas précis du Dr David Balanangayi, cette procédure rappelle l’importance du droit de recours dans le système judiciaire congolais. L’appel constitue en effet une garantie essentielle pour les parties, leur offrant la possibilité de faire valoir leurs arguments dans le respect des principes d’équité et de justice.
La suite dépendra désormais de la décision de la juridiction d’appel, appelée à trancher définitivement sur ce dossier très suivi.
LK
Le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe intensifie la lutte contre la criminalité économique en déclenchant une vaste opération de recherche visant trois individus poursuivis pour faux, usage de faux et escroquerie.
Une nouvelle phase jugée décisive dans la résolution du conflit qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo s’ouvre ce 13 avril en Suisse. Cette rencontre diplomatique de haut niveau réunira les représentants du gouvernement de Kinshasa et ceux de l’AFC/M23, dans un climat de fortes attentes et de tensions persistantes sur le terrain.
Ces discussions s’inscrivent dans la continuité des multiples initiatives régionales et internationales engagées ces derniers mois pour tenter de mettre fin à l’instabilité sécuritaire qui frappe particulièrement la province du Nord-Kivu. Sur place, les combats, les déplacements massifs de populations et la dégradation de la situation humanitaire continuent d’inquiéter la communauté internationale.
Autour de la table des négociations, plusieurs acteurs majeurs sont attendus pour jouer un rôle de facilitateur et de garant du processus. Parmi eux figurent la MONUSCO, les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine ainsi que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Leur présence traduit l’importance stratégique de ces pourparlers, perçus comme une opportunité de relancer un dialogue souvent fragilisé par des violations répétées des engagements antérieurs.
Selon plusieurs sources diplomatiques, une pression soutenue devrait être exercée sur l’AFC/M23 afin d’obtenir des avancées concrètes sur des mesures de confiance. En tête des priorités figure la réouverture de l’aéroport de Goma, fermé dans un contexte d’insécurité persistante. Cette infrastructure est essentielle non seulement pour le trafic civil, mais aussi pour l’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux milliers de déplacés internes vivant dans des conditions précaires.
Au-delà de cette question, les discussions devraient également porter sur le respect du cessez-le-feu, le retrait des forces rebelles de certaines zones occupées, ainsi que le retour progressif de l’autorité de l’État congolais dans les territoires affectés. Des mécanismes de suivi et de vérification pourraient aussi être renforcés afin d’éviter l’effondrement rapide des engagements, comme cela a été observé lors des précédents accords.
Pour Kinshasa, l’enjeu est double : restaurer son intégrité territoriale et répondre à l’urgence humanitaire qui s’aggrave de jour en jour. De leur côté, les médiateurs internationaux espèrent obtenir des gestes forts susceptibles de restaurer la confiance entre les parties et de créer les conditions d’un dialogue durable.
Alors que les regards sont tournés vers la Suisse, cette nouvelle séquence diplomatique pourrait marquer un tournant dans la gestion de la crise à l’Est de la RDC. Mais entre espoirs de percée et risques d’impasse, l’issue de ces négociations reste suspendue à la volonté réelle des protagonistes de privilégier la voie du dialogue.
LK
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rendu public un rapport alarmant sur les violences survenues à Uvira, dans l’est du pays, durant la période d’occupation par les rebelles de l’AFC/M23. Ce document met en évidence l’ampleur des exactions commises contre les populations civiles entre le 10 décembre 2025 et le 18 janvier 2026.
Présenté par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, ce bilan fait état de plus de 1 500 personnes tuées au cours de cette séquence marquée par des affrontements violents et des attaques ciblées. Ces chiffres traduisent l’intensité des violences qui ont secoué cette ville stratégique du Sud-Kivu.
Le rapport souligne également une situation particulièrement préoccupante en matière de violences sexuelles. Environ 14 400 femmes auraient été victimes d’abus, révélant le recours massif au viol comme arme de guerre dans cette zone de conflit.
Au-delà des pertes humaines, les conséquences humanitaires sont considérables. Près de 300 000 habitants ont été contraints de fuir leurs domiciles, laissant derrière eux leurs biens et leurs moyens de subsistance. Ce déplacement massif s’inscrit dans un contexte d’insécurité persistante qui continue de fragiliser les populations locales.
Les infrastructures essentielles n’ont pas été épargnées. Plusieurs écoles, centres de santé et installations sociales ont été détruits, accentuant la vulnérabilité des communautés déjà éprouvées par des semaines de violences.
Autre élément inquiétant : la découverte de fosses communes dans la région, laissant présager que le bilan réel pourrait être encore plus lourd que celui actuellement établi.
Face à ces révélations, les autorités congolaises ainsi que plusieurs acteurs de la société civile appellent à l’ouverture d’enquêtes approfondies afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de ces crimes. La communauté nationale et internationale est également interpellée sur la nécessité d’une réponse urgente, tant sur le plan humanitaire que sécuritaire, pour venir en aide aux populations affectées et prévenir de nouvelles atrocités.
LK
À Kinshasa, le verdict rendu à l’issue du procès pédagogique du médecin David Balanganayi continue de faire réagir les acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Reconnu coupable de coups et blessures simples, il a été condamné à deux mois de servitude pénale assortis d’un sursis d’une année.
Dans la foulée de cette décision, l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille a lancé un appel pressant aux victimes, les invitant à dénoncer tout cas de violence auprès des structures spécialisées ou des postes de police.
Présente dans les 24 communes de Kinshasa, cette agence assure une prise en charge globale des survivantes, incluant un accompagnement médical, physique, psychologique et judiciaire. L’objectif est d’offrir une réponse complète aux besoins des victimes, souvent confrontées à de multiples difficultés.
Dans cette affaire, l’ AVIFEM s’est particulièrement illustrée en accompagnant la victime, Dorcas, tout au long de la procédure judiciaire, illustrant ainsi l’importance de l’assistance aux survivantes dans la quête de justice.
Réagissant à ce verdict, la Directrice provinciale de l’AVIFEM, Matshingi Sheshi Mathy, a insisté sur la nécessité pour les femmes de ne plus garder le silence. « J’appelle toutes les femmes victimes de violences à dénoncer sans crainte. Le silence protège les bourreaux, tandis que la dénonciation ouvre la voie à la justice et à la réparation », a-t-elle déclaré.
Les organisations engagées dans ce combat rappellent que la lutte contre les violences basées sur le genre nécessite une mobilisation collective, impliquant les autorités, les structures d’accompagnement et l’ensemble de la communauté.
À travers cette affaire, un message fort est lancé : briser le silence demeure une étape essentielle pour mettre fin à l’impunité et garantir la protection des victimes.
LK
À Kinshasa, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole a rendu, ce vendredi 3 avril 2026, son jugement dans l’affaire opposant le Dr David Balanganayi Kayembe à Mme Dorcas Moya. Le praticien a été reconnu coupable de coups et blessures simples et condamné à deux mois de servitude pénale assortis d’un sursis d’une année, ainsi qu’au paiement d’une amende.
Au terme des audiences, la juridiction a écarté les accusations plus graves, notamment celles de torture et d’enregistrement d’images sans consentement, estimant qu’elles n’étaient pas suffisamment établies, ni en fait ni en droit. Le tribunal a ainsi prononcé l’acquittement du prévenu sur ces chefs, ne retenant que les faits de violences légères à l’encontre de la plaignante.
Le verdict, rendu publiquement et de manière contradictoire, a suscité une certaine tension dans la salle d’audience. Grâce au sursis, le Dr Balanganayi échappe à une incarcération immédiate, à condition de ne pas commettre de nouvelle infraction durant la période fixée par la justice.
Par ailleurs, l’État a été condamné à verser aux parties civiles des dommages et intérêts jugés modestes, compris entre 2,5 et 3 millions de francs congolais.
Avant même le prononcé du jugement, le médecin avait exprimé des regrets face aux faits qui lui étaient reprochés. « Je demande carrément pardon », avait-il déclaré, réagissant au réquisitoire du ministère public.
Cette décision judiciaire vient clore, au moins en première instance, une affaire qui a retenu l’attention de l’opinion publique locale.
LK
Dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la République démocratique du Congo, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a au cours d'un briefing presse tenu ce 2 Avril, vivement critiqué l’attitude du gouvernement rwandais et de ses alliés présumés du mouvement AFC-M23, qu’il accuse de ne pas respecter les engagements de retrait.
S’exprimant avec fermeté, l’autorité provinciale a affirmé que ces forces ne quitteront pas les zones occupées sans une pression significative de la communauté internationale. « S’il n’y a pas de contrainte, qu’elle soit diplomatique, politique ou militaire, ces gens ne vont jamais partir », a-t-il déclaré.
Jean-Jacques Purusi a rappelé que des mécanismes de désengagement avaient pourtant été définis dans le cadre des accords conclus à Doha et à Washington. Ces arrangements prévoyaient des zones précises de repli pour les combattants concernés.
Selon ces dispositions, dans les Hauts Plateaux, les forces devaient se retirer jusqu’à Kaziba, soit une distance estimée à 75 kilomètres. De même, dans la plaine de la Ruzizi, le long de la route nationale numéro 5 reliant Bukavu à Uvira, un recul d’environ 65 kilomètres était attendu, notamment jusqu’à la localité de Kamanyola.
Cependant, d’après le gouverneur, ces engagements sont loin d’être respectés. « Dans les Hauts Plateaux, ils ne se sont retirés que jusqu’à Lemera, soit à peine 15 kilomètres. Sur la RN5, ils se sont arrêtés à Sange, à environ 30 kilomètres seulement », a-t-il déploré.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions persistent dans plusieurs zones de l’est du pays, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des affrontements et de l’occupation de certains territoires.
Face à cette situation, les autorités provinciales appellent à une mobilisation accrue des partenaires régionaux et internationaux afin de faire appliquer les engagements pris et restaurer la sécurité dans cette partie du territoire national.
LK
La province de l’Ituri a une nouvelle fois été le théâtre d’une violence extrême. Au moins 43 civils ont été tués lors d’une attaque survenue dans la localité de Bafwakowa, en territoire de Mambasa, d’après un communiqué des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) rendu public le jeudi 2 avril 2026.
Selon l’armée, l’assaut est attribué aux combattants des ADF/MTM, régulièrement accusés de cibler les populations civiles dans cette région. L’attaque n’a pas seulement fait des victimes, elle a également provoqué d’importantes destructions matérielles : 44 habitations incendiées, ainsi qu’un camion-benne et cinq motos endommagés, laissant de nombreuses familles sans abri.
Face à cette nouvelle tragédie, les FARDC annoncent un renforcement de leur présence et de leurs opérations dans la zone, avec pour objectif de neutraliser les assaillants et rétablir la sécurité. Les autorités militaires appellent également la population à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les forces de défense.
Ce nouveau massacre illustre la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, où les civils continuent de payer un lourd tribut aux attaques des groupes armés.
LK





