REVUE DE PRESSE AFRIQUE: CORONAVIRUS, LE DANGER EST TOUJOURS LÀ

REVUE DE PRESSE AFRIQUE: CORONAVIRUS, LE DANGER EST TOUJOURS LÀ

On en parle moins mais le coronavirus est loin d’avoir dit son dernier mot… Certes, l’Afrique est moins touchée que le reste du monde mais ça et là, des signes de relâchement apparaissent et le Covid-19 en profite pour se propager.

 

Exemple en Algérie : le pays « a enregistré 463 cas nouveaux cas de coronavirus hier, rapporte le site d’information TSA, ce qui porte à 16 404 le total des cas positifs depuis le début de l’épidémie, selon un nouveau bilan publié par le ministère de la Santé. Il s’agit d’un nouveau record quotidien des contaminations. Le précédent datait d’avant-hier dimanche avec 441 cas supplémentaires. »
 
Autre exemple : Madagascar… « Deux mois après son déconfinement, Antananarivo, la capitale, a été de nouveau placée en confinement, rapporte Le Monde Afrique, en raison d’un regain de propagation du coronavirus. "La région d’Analamanga (dont fait partie la capitale) retourne au confinement total", a indiqué la présidence, au lendemain du conseil des ministres. L’autorité sanitaire malgache a rapporté des centaines de cas au quotidien depuis trois jours, dont 216 pour samedi, un record pour le pays. Dans la capitale, les habituels défilés nuptiaux du week-end ont fait place à des cortèges mortuaires et dans les journaux, les rubriques nécrologiques multiplient les annonces de décès de personnalités de toutes catégories. »
 
Même phénomène au Burkina Faso : le déconfinement est arrivé un peu vite et les gestes barrières ont été remisés. « Les Burkinabé se comportent aujourd’hui comme si le pays avait tourné la page du coronavirus, déplore Le Pays. En tout cas, c’est le constat que l’on peut faire dans les maquis et gargotes et autres endroits publics, aussi bien en ville qu’en zone rurale. Faites un tour dans n’importe quel bar à Ouagadougou et vous tomberez des nues, s’exclame le journal. Il y règne une ambiance de "je m’en fous la mort". On se serre chaleureusement les mains ; on se serre comme des sardines, les couples d’un soir sont tellement collés qu’on a l’impression qu’ils sont en train de vivre leur première nuit de noces. Bref, la mort des mesures barrières a été "décrétée" par le peuple. Et on a le sentiment que chacun veut rattraper les longs moments de jouissance et de défoulement perdus en raison du Covid-19. Et pourtant, l’heure n’est pas encore à ce relâchement, pointe Le Pays. En effet, le Covid-19 est encore dans nos murs. Les statistiques en date du 4 juillet dernier, font état de 53 décès et de 86 cas actifs. Et quand on jette un coup d’œil sur la Côte d’Ivoire voisine, on peut se rendre compte qu’on n’est pas loin du seuil critique. »
 
La Côte d’Ivoire qui est le pays d’Afrique francophone le plus touché avec plus de 10 000 cas. La raison est simple, rapporte L’Infodrome : « Le non-respect des mesures barrières par la grande majorité de la population, notamment le lavage des mains, la distanciation sociale d’un mètre et le port du cache-nez… Autre raison : tous les cas suspects ne vont pas se faire dépister. Et parmi eux, les potentiels porteurs du virus répandent la maladie autour d’eux. »
Économies fragiles…
 
Le cumul de cas depuis le début de la pandémie le 10 mars en RDC fait 7 660 cas (un probable) dont 182 décès (un probable) et 3 236 guéris.
 
Enfin, sur le plan économique, la pandémie commence à peser lourd. C’est ce que pointe le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou. « Le Covid-19 a mis à nu les limites du libéralisme, mais plus encore sur le vieux continent cette maladie a démontré que les confettis d’économie que forment les 54 États sont d’une fragilité insigne malgré quelques robustesses individuelles comme au Rwanda, en Côte d’ivoire, ou au Sénégal… Et pour ne rien arranger, poursuit Aujourd’hui, le coronavirus a cornaqué d’autres tensions sociales dont on n’avait pas besoin. La fermeture par exemple des lieux de culte a suscité dans certains pays, comme récemment au Gabon, des hourvaris dont on pourrait faire l’économie. Vivement, conclut le quotidien burkinabé, que le respect des mesures-barrières soit plus vivace pour une reprise rapide des activités afin d’interrompre la saignée. Et que des embellies apparaissent côté économie. »
 
LePouvoir/RFI
 

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