Le prince Philip, époux de la reine d’Angleterre, est mort

Le prince Philip, époux de la reine d’Angleterre, est mort

Epoux de la reine Elizabeth II, le prince consort Philip, duc d’Edimbourg, mort vendredi 9 avril à l’âge de 99 ans, a marqué son temps par une personnalité pour le moins complexe.

De souche allemande, mais de religion orthodoxe, Philip est né prince de Grèce et du Danemark, le 10 juin 1921, sur l’île de Corfou (Grèce). Il est le cinquième enfant, mais le seul fils, du prince André de Grèce et de la princesse Alice de BA la suite de l’exil de ses parents, il est ballotté de pensionnat en pensionnat dans toute l’Europe, notamment à Saint-Cloud, en France, et en Allemagne.

Entre l’âge de 8 ans et de 15 ans, il n’a pas vu sa mère, schizophrène, ne recevant pas non plus de courrier de sa part. En 1939, pistonné par son oncle, Lord Mountbatten, l’aristocrate de nationalité grecque entre dans la marine britannique comme cadet et prend une part active à la seconde guerre mondiale.

Tout au long de sa vie, malgré cette conversion, le prince a gardé certaines valeurs inculquées par sa foi orthodoxe, comme le sens de la hiérarchie, le conservatisme en matière de mœurs et les préoccupations écologiques. En février 1952, la mort prématurée de son beau-père, le roi George VI, met fin à une carrière d’officier de la Navy qui le passionnait.

« Cet homme charmeur et distingué a été l’élément central de la démocratisation de la monarchie contre l’establishment. Ses origines étrangères expliquent sans doute son ouverture d’esprit. Intelligent, résolu, efficace, il a mis un peu de sel dans la vie de la reine, femme conservatrice et traditionnelle, sans jamais tenter de lui faire de l’ombre », souligne le biographe royal, Robert Lacey.

Après l’accession au trône d’Elizabeth en 1952, l’époux de la souveraine a pourtant du mal à s’effacer derrière sa femme, contraint désormais à marcher deux pas derrière elle. Il ne parvient pas toujours à masquer sa frustration lorsque les officiels de Buckingham Palace, qu’il compare à « une bande de chemises amidonnées », gardent hors de portée les documents officiels.


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