Kikwit : les activités du parti Cause commune suspendues pour raisons sécuritaires
Le maire de la ville de Kikwit, Abbé Ngiama Katshiaka, a ordonné la suspension, à compter du 1er février 2026, de toutes les activités politiques du parti Cause commune, formation dirigée par Claude Ibalanki, sur l’ensemble de la juridiction urbaine.
La décision, annoncée dans un communiqué officiel parvenu à la presse, est justifiée par un contexte sécuritaire jugé préoccupant. L’autorité urbaine évoque notamment la récente apparition publique de Claude Ibalanki aux côtés de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, deux figures associées à des dynamiques politico-militaires liées à des groupes rebelles actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon le communiqué, toute initiative politique menée au nom du parti Cause commune ou pour le compte de son président national est désormais formellement interdite à Kikwit. Les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi.
Le maire réaffirme par ailleurs l’engagement de la ville en faveur de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale, rejetant toute attitude susceptible de soutenir ou de banaliser les actions des groupes armés, régulièrement accusés de graves violations des droits humains et d’alimenter l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
Ancien cadre de l’UDPS et ex-ambassadeur itinérant du chef de l’État, Claude Ibalanki est originaire de la province du Kwilu. Il a lancé le parti Cause commune à l’approche des élections générales de 2023 et s’était présenté à la députation nationale lors du scrutin du 20 décembre 2023 à Kikwit.
Présenté comme proche de Claude Ibalanki, le maire de la ville a pris cette décision peu après avoir été interpellé en urgence à Kinshasa pour une consultation par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
LK






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