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Haut-Katanga : la production de cuivre et de cobalt reprend partiellement après contrôle ministériel

Le ministère des Mines a annoncé, ce jeudi, la levée partielle et temporaire de la suspension des activités de traitement du cuivre et du cobalt dans la province du Haut-Katanga. Cette décision fait suite à une mission de contrôle menée par les services compétents, laquelle avait mis en évidence des manquements liés à la conformité administrative et à la traçabilité des substances minérales.

Selon le communiqué officiel, les opérateurs concernés recevront des notifications individuelles dans un délai de 72 heures. La reprise des activités restera toutefois strictement conditionnée au respect des normes légales et réglementaires, tant sur le plan administratif que sur celui de la traçabilité des produits miniers.

Le gouvernement souligne que cette mesure s’inscrit dans sa volonté de renforcer la gouvernance du secteur minier, tout en maintenant un équilibre entre la relance économique et le respect rigoureux du cadre légal.

 

LK

Haut-Katanga : la production de cuivre et de cobalt reprend partiellement après contrôle ministériel
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Commerce extérieur : le prix d’une tonne de cuivre en hausse de 2,37%

Le prix d’une tonne de cuivre observe une hausse sur les marchés internationaux, au cours de la période du 19 au 24 janvier 2026. Ce minerai se négocie à 13.179,20 USD la semaine sous analyse contre 12.874,05 USD la semaine précédente, soit une augmentation de 2,37% la tonne.      

Il convient de relever que la hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, agricoles et menus forestiers sont consécutives à l’offre et à la demande sur les marchés internationaux ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement. Ces variations ont un impact direct sur l’économie congolaise, fortement dépendante des exportations des matières premières, notamment dans le secteur minier. 

Pour rappel, la RDC est le premier producteur africain de cuivre. Les mines du pays ont livré 2,8 millions de tonnes en 2023, lui permettant de se hisser au rang de deuxième producteur mondial.

 

La Rédaction

Commerce extérieur : le prix d’une tonne de cuivre en hausse de 2,37%
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RDC : les recettes pétrolières en forte hausse après la fin des circuits de fuite

Les recettes du secteur pétrolier en République démocratique du Congo ont atteint un niveau record, grâce aux réformes engagées par le gouvernement pour assainir la gestion fiscale du secteur.

Sous la conduite du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, plusieurs mesures ont été mises en place pour rationaliser la dépense fiscale pétrolière. Selon des données officielles, les recettes mensuelles, qui s’élevaient en moyenne à 4 milliards de francs congolais entre janvier et juillet 2025, sont passées à 79 milliards de francs congolais entre août et décembre de la même année.

Cette progression spectaculaire est attribuée notamment à la suppression des exonérations fiscales abusives, la fermeture des circuits de fuite et l’assainissement des mécanismes de perception. Ces actions ont permis de renforcer la transparence et d’améliorer la mobilisation des ressources publiques.

Les autorités financières estiment que cette performance marque une avancée majeure dans la gouvernance du secteur pétrolier, désormais considéré comme un pilier stratégique pour le financement des politiques publiques et le renforcement des recettes internes.

 

LK

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Paiements en devises : la Banque centrale rappelle la primauté du franc congolais

 

La Banque centrale du Congo (BCC) a dénoncé des pratiques illégales observées dans certaines messageries financières et établissements de monnaie électronique, qui exigent des paiements et transferts en devises étrangères tout en refusant les services en monnaie nationale.

Dans un communiqué officiel, l’institution d’émission rappelle que le franc congolais est la seule monnaie ayant cours légal et pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire national. Conformément à la réglementation de change en vigueur, les prix des biens et services doivent être fixés, affichés et payés en monnaie nationale, sauf dérogation expresse accordée par les autorités compétentes.

La BCC souligne que ces pratiques compromettent les efforts de promotion de l’usage du franc congolais et fragilisent la discipline du marché des changes. Face à ces dérives, des mesures ont déjà été prises contre les établissements concernés, avec la possibilité de sanctions plus sévères en cas de récidive.

L’institution appelle enfin la population à la vigilance et l’invite à signaler, en toute confidentialité, toute pratique contraire à la réglementation auprès de ses services compétents, afin d’assurer un suivi rigoureux des plaintes.

 

LK

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Dossier PayServices : le Gouvernement congolais dément tout engagement financier et rejette les accusations

Le ministère des Finances de la République démocratique du Congo a publié un communiqué officiel en réaction à un article d’Africa Intelligence évoquant le dossier PayServices. Les autorités congolaises y rejettent toute implication financière de l’État et dénoncent des allégations qu’elles jugent dépourvues de fondement juridique.

Selon le ministère, les informations relayées reposent sur des prétentions formulées par une partie privée dans le cadre d’une procédure contentieuse encore en cours. À ce stade, aucune décision judiciaire définitive n’établit la responsabilité de l’État congolais ou de ses institutions.

Le Gouvernement précise que les protocoles d’accord et mémorandums signés avec la société PayServices, entreprise de droit américain, revêtaient un caractère purement exploratoire. Ils s’inscrivaient dans un projet de digitalisation des services publics et n’engageaient ni le Trésor public ni le budget de l’État. Aucun décaissement ni transfert de fonds n’a, par ailleurs, été effectué.

S’agissant de la demande de paiement de vingt millions de dollars américains introduite par PayServices, le ministère indique qu’elle a été rejetée à l’issue d’analyses administratives et juridiques approfondies. Cette décision repose notamment sur la non-conformité des accords invoqués avec la législation congolaise relative aux finances publiques ainsi que sur l’absence d’autorisation parlementaire requise.

Le Gouvernement dément également toute accusation de corruption, affirmant qu’aucun paiement, promesse ou avantage indu n’a été accordé à qui que ce soit dans ce dossier.

Enfin, la République démocratique du Congo réaffirme son attachement à la légalité, à la transparence et à la bonne gouvernance, tout en réitérant son ouverture aux investisseurs respectueux des lois et règlements en vigueur.

 

LK

Dossier PayServices : le Gouvernement congolais dément tout engagement financier et rejette les accusations
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Franc Congolais : l’essentiel est fait et la confiance monte

Les dix biais cognitifs d’un PhD s’attaquant à la monnaie congolaise - patrimoine national

Dans un article de presse paru en ligne ce lundi 12 janvier 2026, alors même que la Banque Centrale annonce une nouvelle intervention pour répondre aux besoins de liquidités en devises et casser les spéculations dans le chef de certains opérateurs économiques, un prétendu expert, aux réflexions rappelant l’effet Dunning-Kruger et la paranoïa, tente de semer le trouble et inoculer le doute quant à la stabilité avérée du CDF.

Se taire face aux inepties reprises dans ce papier aurait constitué une complicité silencieuse dans une campagne contre la monnaie nationale dont le raffermissement est salué par des millions de congolaises et de congolais. D’où la réaction qui suit, structurée en dix points, suivant les biais observés.

1. « La BCC tripote les réserves en devises… »Pourquoi l’argument est faux ou trompeur.

Présenter l’usage des réserves de change comme un simple « jonglage tactique » relève d’une caricature de la politique monétaire.

Dans une économie fortement dollarisée et importatrice comme la RDC, les interventions de la banque centrale sur le marché des changes sont un instrument standard et légitime de stabilisation :

- lissage de la volatilité excessive,
- ancrage des anticipations,
- prévention des spirales inflation-dépréciation.

La littérature montre que, dans les pays à faible crédibilité monétaire, les interventions discrétionnaires peuvent être plus efficaces que les règles strictes (Calvo & Reinhart, 2002).

👉 Ce n’est donc pas une absence de réflexion monétaire, mais une réponse contrainte par la structure de l’économie.

2. « Le Franc Congolais ne permet ni projection, ni planification ».
Erreur conceptuelle.

La capacité de projection économique ne dépend pas exclusivement de la monnaie, mais :
- de la stabilité macroéconomique globale,
- de la prévisibilité budgétaire,
- de la crédibilité des politiques publiques.

De nombreux pays à monnaie historiquement instable (Israël, Brésil, Pérou) ont restauré la planification avant une stabilité parfaite de leur monnaie (Rodrik, 2008).

👉 La monnaie est un symptôme autant qu’une cause, et non un obstacle autonome à la planification.

3. « La monnaie ne porte aucune valeur autonome »
Contresens théorique.

Cette affirmation est fausse en économie monétaire moderne. La monnaie possède une valeur institutionnelle et sociale :
- unité de compte,
- réserve de valeur,
- instrument de règlement des obligations fiscales.

Comme l’a montré Chartalism / Modern Monetary Theory, la valeur de la monnaie repose notamment sur la capacité de l’État à imposer et percevoir l’impôt dans cette monnaie (Knapp, 1924 ; Wray, 2015).

👉 Dire que la monnaie « ne porte aucune valeur » revient à nier le rôle central des institutions.

4. « La corruption comme destruction du lien de confiance ». Glissement abusif.

La corruption affecte la confiance, mais elle n’est ni la seule ni la cause première de l’instabilité monétaire.

L’instabilité monétaire, en théorie, résulte davantage de déficits non financés, chocs externes, dépendance aux importations, faiblesse de la base productive (Acemoglu & Robinson, 2012).

👉 L’argument est moralement séduisant mais analytiquement faible.

5. « Visa comme confusion stratégique ». Faux dilemme.

Opposer infrastructure nationale et réseaux internationaux de paiement est une erreur stratégique.
Les systèmes Visa/Mastercard réduisent le cash,
améliorent la traçabilité,
favorisent l’inclusion financière.

La littérature montre que l’intégration aux réseaux globaux renforce, et non affaiblit, les systèmes financiers nationaux (Beck et al., 2009).

👉 Le problème n’est pas Visa, mais l’absence de complémentarité stratégique. Et la Banque Centrale y travaille particulièrement, la digitalisation étant un des six piliers de son nouveau Plan Stratégique (2026-2030).

6. « La monnaie est créée majoritairement par les banques commerciales ». Assertion mal utilisée.

Oui, la monnaie est principalement créée par le crédit bancaire (McLeay et al., 2014). Mais en RDC :
- le crédit bancaire est faible,
- la création monétaire endogène est limitée.

👉 Cette vérité générale est peu pertinente empiriquement en contexte congolais.

7. « Le rôle de la Banque Centrale n’est pas de produire l’activité ». Argument hors sujet.

Aucune banque centrale ne « produit » directement l’activité économique.

Ce point est trivial, sans lien direct avec la stabilité de la monnaie nationale.

👉 Il s’agit d’un homme de paille rhétorique.

8. « La dollarisation est un abandon de souveraineté ». Lecture partielle.

La dollarisation en RDC est :
- une réponse endogène des agents économiques à l’histoire inflationniste,
- un mécanisme de protection privée, avant le retour à la stabilité du Franc Congolais.

La dé-dollarisation réussie (Pérou, Bolivie) a reposé sur une stabilité macroéconomique durable, une crédibilité progressive, des instruments incitatifs, etc. (IMF, 2015).

👉 La dollarisation n’est pas une fuite, mais une stratégie adaptative rationnelle en période d’instabilité. Mais le raffermissement du CDF suivi de sa stabilité réécrit le cours de l’histoire monétaire en RDC. La préférence pour les devises étrangères diminue globalement au profit de la monnaie nationale qui rassure désormais.

9. « L’indice de sentiment économique n’est pas suivi ». Confusion analytique et déconnexion face aux dernières évolutions.

Les indices de sentiment sont utiles, mais secondaires dans les économies à faible formalisation, moins prédictifs que les données réelles (prix, taux de change, importations). Même dans les pays développés, leur pouvoir explicatif est limité (OECD, 2017).

👉 Retenons que même si l’absence ne discrédite pas une politique monétaire, avec le nouveau top management de la BCC, la réactivation de la fonction de communication a impliqué le suivi de plusieurs indicateurs, entre autres l’indice de confiance en la monnaie nationale.

10. « La vitesse de circulation est ignorée ».
Argument obsolète.

La vitesse de circulation est instable, difficilement mesurable, largement abandonnée comme cible opérationnelle depuis les années 1980 (Friedman, 1988).

👉 Ce n’est pas une variable opérationnelle fiable.

Au-delà de ces dix biais, la conclusion philosophique (« l’ombre et l’objet ») pose également un problème fondamental. Elle confond analyse monétaire,
critique institutionnelle,
méditation philosophique.
Or la stabilité du Franc Congolais est une question d’ordre empirique, pas une métaphore. L’argumentaire substitue profondeur rhétorique à rigueur analytique.

En définitive, cette tribune :
- empile des vérités générales mal contextualisées,
- confond causes structurelles et instruments conjoncturels,
- ignore les contraintes spécifiques d’une économie dollarisée et importatrice.
👉 Elle ne propose qu’une lecture idéologique de la monnaie, détachée de l’économie politique réelle de la RDC.

Groupe de réflexion sur l’économie et le commerce (GREC)*

Le GREC est un regroupement d’économistes membres du Département de recherche en économie et finance au sein du Centre de recherche en sciences humaines (CRESH).

Bibliographie
- Acemoglu, D., & Robinson, J. A. (2012). Why nations fail: The origins of power, prosperity, and poverty. Crown Business.
- Beck, T., Demirgüç-Kunt, A., & Levine, R. (2009). Financial institutions and markets across countries and over time. World Bank Economic Review, 24(1), 77–92.
- Calvo, G. A., & Reinhart, C. M. (2002). Fear of floating. Quarterly Journal of Economics, 117(2), 379–408.
- Friedman, M. (1988). Money and the stock market. Journal of Political Economy, 96(2), 221–245.
- International Monetary Fund. (2015). Dedollarization: Experiences and policy implications. IMF Staff Discussion Note.
- Knapp, G. F. (1924). The state theory of money. Macmillan.
- McLeay, M., Radia, A., & Thomas, R. (2014). Money creation in the modern economy. Bank of England Quarterly Bulletin, 54(1), 14–27.
- OECD. (2017). Business and consumer confidence indicators. OECD Publishing.
- Rodrik, D. (2008). The real exchange rate and economic growth. Brookings Papers on Economic Activity, 365–412.
- Wray, L. R. (2015). Modern money theory: A primer on macroeconomics for sovereign monetary systems. Palgrave Macmillan.


Le pouvoir du peuple

Franc Congolais : l’essentiel est fait et la confiance monte
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RDC : La Banque Centrale du Congo injecte à nouveau 50 millions USD pour contenir les tensions sur le marché de change

La Banque Centrale du Congo (BCC) annonce une nouvelle vente de devises prévue pour ce lundi 12 janvier 2026, après avoir déjà procédé, le 8 janvier, à une injection de 50 millions de dollars américains dans les banques commerciales, au taux de 2 040 CDF pour un dollar. Cette opération vise à répondre aux besoins de liquidité en devises du système bancaire, particulièrement affecté après les fêtes de fin d’année.

Selon l'institution d’émission, un suivi du marché au 10 janvier a mis en évidence des tensions persistantes sur le marché parallèle. Celles-ci sont attribuées à des comportements spéculatifs alimentés par des anticipations négatives de certains opérateurs économiques.

La BCC tient néanmoins à rassurer quant à la solidité de ses réserves internationales, qui lui permettent de continuer à intervenir efficacement sur le marché des changes et de garantir une couverture suffisante des importations de biens et services.

Dans ce contexte, la Banque Centrale appelle les opérateurs économiques et le grand public à recourir prioritairement aux circuits bancaires formels, dans un climat de confiance et dans le strict respect de la réglementation en vigueur.


 

 

LK

RDC : La Banque Centrale du Congo injecte à nouveau 50 millions USD pour contenir les tensions sur le marché de change
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Politique monétaire : la BCC réduit son taux directeur à 15 % et renforce le soutien à la croissance économique

 

La Banque Centrale du Congo (BCC) poursuit résolument sa dynamique d’assouplissement monétaire. Réuni le jeudi 08 janvier 2026, à l’occasion de sa première session ordinaire de l’année, le Comité de Politique Monétaire (CPM) a décidé d’abaisser, pour la deuxième fois consécutive en l’espace de trois mois, son principal taux directeur. Cette décision stratégique traduit la consolidation des équilibres macroéconomiques et témoigne d’une confiance accrue dans la trajectoire actuelle de l’économie congolaise.

Après une réduction majeure intervenue en octobre 2025, faisant passer le taux directeur de 25 % à 17,5 %, la BCC franchit une nouvelle étape en le ramenant désormais à 15,0 %. Ce nouvel ajustement confirme une orientation monétaire cohérente, graduelle et clairement tournée vers le soutien durable de l’économie réelle.

1. Une décision fondée sur des indicateurs macroéconomiques rassurants

Les décisions prises par le Comité de Politique Monétaire reposent sur une analyse approfondie de la conjoncture nationale et des perspectives économiques à court et moyen termes. Les projections disponibles font état :

- d’une inflation contenue attendue pour l’année 2026 ;

- d’une stabilisation durable du taux de change, reflet d’un meilleur équilibre entre l’offre et la demande de devises ;

- du maintien d’une croissance économique soutenue, portée notamment par la reprise des investissements et la résilience de certains secteurs clés.

Dans ce contexte jugé favorable, la BCC a arrêté les mesures suivantes :

- la réduction du taux directeur de 17,5 % à 15,0 %, soit une baisse de 250 points de base ;

- l’abaissement du taux des facilités de prêt marginales, qui passe de 21,5 % à 19,0 % ;

- le maintien des coefficients de réserve obligatoire à leur niveau actuel, dans un souci de prudence et de stabilité financière.

Ces décisions illustrent la volonté de la Banque Centrale de créer un environnement monétaire plus accommodant, tout en préservant les acquis macroéconomiques obtenus au prix d’importants efforts de stabilisation.

Concrètement, cette orientation vise à rendre le coût de l’argent progressivement plus accessible, afin de faciliter le financement de l’économie nationale sans fragiliser le système financier.

2. Un signal fort en faveur de l’investissement et du crédit

Le taux directeur constitue l’instrument central de la politique monétaire. Il représente le coût auquel la Banque Centrale refinance les banques commerciales, lesquelles s’en servent comme référence pour déterminer les taux appliqués aux crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

En procédant à deux réductions successives du taux directeur sur une période relativement courte, la BCC adresse un message clair aux acteurs économiques :

- la maîtrise de l’inflation est effective ;

- la stabilité macroéconomique est consolidée ;

- les conditions sont réunies pour stimuler davantage la croissance par le canal du crédit.

Les retombées attendues de cette orientation sont multiples :

- les entreprises pourraient accéder à des financements à des conditions plus favorables, encourageant les investissements productifs et l’expansion des capacités de production ;

- les ménages devraient bénéficier d’un meilleur accès au crédit, notamment pour le logement, les activités génératrices de revenus ou la consommation.

À terme, cette dynamique est susceptible de renforcer la circulation de la liquidité dans l’économie, de soutenir la création d’emplois et d’accroître la contribution du secteur privé à la croissance nationale.

3. Le maintien des réserves obligatoires : une approche équilibrée

Les réserves obligatoires correspondent à la fraction des dépôts bancaires que les établissements de crédit doivent conserver auprès de la Banque Centrale. En choisissant de ne pas modifier ces coefficients, la BCC démontre sa volonté de procéder à un assouplissement mesuré, évitant toute création excessive de liquidités qui pourrait raviver des pressions inflationnistes.

Cette posture traduit une gestion prudente et responsable de la politique monétaire, conciliant le besoin de soutenir l’activité économique avec l’impératif de préserver la solidité du système bancaire et la stabilité financière. 

En définitive, à travers cette nouvelle baisse de son taux directeur, la Banque Centrale du Congo réaffirme son rôle central de gardienne de la stabilité macroéconomique et de levier de soutien à la croissance économique, en parfaite cohérence avec les orientations générales de la politique économique du Gouvernement.

Les analystes saluent la constance, la lisibilité et la crédibilité de l’action de la BCC, conduite conformément à la loi n°18/027 du 23 décembre 2018, notamment en son article 9, alinéa 2, qui consacre la mission de la Banque Centrale consistant à appuyer la politique économique nationale tout en veillant à la stabilité monétaire et financière.

 

Le pouvoir du peuple 

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Mines : levée partielle de la suspension des entités de traitement au Lualaba

Le ministère des Mines a annoncé, le 5 janvier 2026, une levée partielle et temporaire de la suspension des activités minières et de commercialisation des entités de traitement opérant dans la province du Lualaba.

Cette décision fait suite à une mission de contrôle menée par une commission ministérielle chargée d’évaluer la conformité des entités de la filière cuprifère. Les travaux, réalisés avec l’appui des autorités provinciales, des services techniques, des coopératives minières, des négociants et de la société civile, ont mis en évidence des violations du Code et du Règlement miniers par l’ensemble des entités contrôlées.

Dans l’attente des conclusions définitives, les entités concernées sont autorisées à recevoir des minerais issus des sites artisanaux légaux ou tolérés, sous l’encadrement strict des services provinciaux des Mines et du SAEMAPE.

Chaque entité recevra, dans un délai de 72 heures, une notification individuelle détaillant les manquements constatés, les mesures correctives exigées ainsi que les pénalités prévues par la loi.

Toutefois, l’entité Lualaba Resources ne bénéficie pas de cette levée partielle. En cause : l’absence de documents techniques et de traçabilité. Elle est sommée de se présenter devant la commission à Lubumbashi dans un délai de trois jours, sous peine de sanctions.

Le ministère des Mines souligne que cette mesure s’inscrit dans la lutte contre la fraude minière et vise à assurer une chaîne d’approvisionnement conforme aux normes nationales et aux principes de diligence raisonnable de l’OCDE. La levée définitive de la suspension restera conditionnée à la régularisation effective de chaque entité.

 

LK

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Franc Congolais : la Banque centrale gagne le pari de la stabilité monétaire

Kinshasa, 31 décembre 2025 – Avec un cours indicatif inférieur à 2.200 francs congolais pour un dollar américain et un taux d’inflation contenu à 2,3 %, la République démocratique du Congo clôture l’année 2025 sur une performance monétaire historique. 

Longtemps symbole de fragilité macroéconomique, le franc congolais affiche aujourd’hui une vigueur inattendue. Pour de nombreux observateurs, ce retournement spectaculaire est avant tout le fruit de l’action résolue de la Banque Centrale du Congo (BCC), sous le leadership de son nouveau gouverneur, André Wameso.

Un retournement monétaire sans précédent récent

En l’espace de quelques mois, la monnaie nationale est passée d’une situation de forte volatilité à une stabilité remarquable, avec une appréciation continue face au dollar américain. Le seuil psychologique des 2 200 CDF/USD, longtemps considéré comme hors de portée, a été franchi à la baisse, tandis que l’inflation annuelle est restée à un niveau historiquement bas pour la RDC.

Ce double indicateur taux de change maîtrisé et inflation faible constitue l’un des marqueurs les plus solides de la crédibilité d’une politique monétaire. Dans un pays où la dollarisation est structurelle et où les chocs externes se transmettent rapidement aux prix intérieurs, la performance est notable.

La BCC au centre de la stratégie de stabilisation Contrairement à certaines lectures conjoncturelles, l’évolution récente du Franc Congolais ne relève pas d’un simple effet de contexte. Elle est largement attribuée à une stratégie monétaire cohérente et assumée par la Banque Centrale du Congo.

Sous l’impulsion du gouverneur André Wameso, la BCC a mis en œuvre une combinaison d’outils classiques et non conventionnels :

- gestion rigoureuse de la liquidité en francs congolais, afin de limiter les pressions inflationnistes ;

- interventions ciblées sur le marché de change, destinées à lisser les fluctuations excessives ;

- coordination renforcée avec la politique budgétaire, réduisant le financement monétaire du déficit ;

- communication monétaire plus lisible, contribuant à restaurer la confiance des agents économiques.

Cette approche marque une rupture avec les cycles passés d’instabilité, souvent alimentés par des anticipations négatives et une faible crédibilité institutionnelle.

Le leadership d’André Wameso, facteur clé de crédibilité

Nommé à la tête de la BCC dans un contexte de fortes attentes, André Wameso a rapidement imprimé un style fondé sur la discipline, la prévisibilité et la technicité. 

Son action a permis de repositionner la Banque centrale comme véritable ancre de stabilité macroéconomique, plutôt que comme simple observateur des déséquilibres.

Pour les économistes, le succès actuel tient autant aux décisions prises qu’au signal envoyé : celui d’une institution monétaire déterminée à défendre la valeur de la monnaie nationale. Ce signal a progressivement modifié les comportements, réduisant la spéculation et renforçant la demande de la monnaie nationale.

Des effets visibles sur l’économie réelle

Le raffermissement du Franc Congolais n’est pas resté cantonné aux marchés financiers. Il s’est traduit par : une détente des prix de certains produits importés, une amélioration relative du pouvoir d’achat dans les centres urbains, une meilleure visibilité pour les entreprises, notamment celles dépendantes des importations.

Si les effets ne sont pas encore uniformes sur l’ensemble du territoire, la tendance est perçue comme un soulagement macroéconomique, dans un contexte régional et international marqué par de fortes incertitudes.

Une stabilité à consolider

La performance de 2025 ne signifie pas que tous les risques sont écartés. La dépendance de l’économie congolaise aux matières premières, la dollarisation persistante quoi qu’en recul et les pressions budgétaires restent des défis majeurs. Mais une chose est désormais acquise : la stabilité monétaire n’est plus un objectif théorique, elle est devenue une réalité observable.

Une victoire institutionnelle

En ramenant le dollar à moins de 2.200 CDF et en contenant l’inflation à 2,3 %, la Banque Centrale du Congo gagne un pari que beaucoup jugeaient impossible il y a encore peu. Plus qu’un simple succès conjoncturel, cette performance consacre le retour de la politique monétaire comme levier crédible de gouvernance économique en RDC.

Pour la BCC et son gouverneur André Wameso, l’année 2025 pourrait bien rester comme celle où le Franc Congolais a cessé d’être un symbole de vulnérabilité pour redevenir un instrument de stabilité et de confiance.

Groupe de recherche en économie et gestion (GREC)

Département de recherche en économie et finance (DREF)

Centre de recherche en sciences humaines (CRESH)

 

Le pouvoir du peuple 

 

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RDC : une fin d’année 2025 marquée par la stabilité économique

La République démocratique du Congo aborde la fin de l’année 2025 avec des indicateurs macroéconomiques jugés globalement rassurants. 

Le constat a été fait mardi 23 décembre à l’issue de la réunion annuelle du Comité de conjoncture économique (CCE), présidée à la Primature par la Première ministre Judith Suminwa.

Selon le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, l’inflation est maîtrisée autour de 2 %, un niveau inédit depuis plus de dix ans, tandis que le franc congolais affiche une appréciation sur le marché de change.

Le Gouvernement a également salué le soutien du Fonds monétaire international (FMI), avec la validation de la deuxième revue du programme macroéconomique et un décaissement de plus de 440 millions de dollars en appui budgétaire.

Dans le secteur minier, la remontée du prix du cobalt à environ 52 000 dollars la tonne confirme la reprise des exportations.

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Exécutif rassure sur la disponibilité des produits de base, la stabilité des prix et le paiement des salaires des agents publics.

 

LK

RDC : une fin d’année 2025 marquée par la stabilité économique
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RDC–FMI : plus de 400 millions USD débloqués après la deuxième revue des programmes économiques

Le Fonds monétaire international (FMI) a validé la deuxième revue des programmes économiques appuyant la République démocratique du Congo (RDC), ouvrant la voie à un décaissement de plus de 400 millions de dollars américains. Cette décision renforce la crédibilité macroéconomique du pays, dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires à l’Est.

Une validation attendue malgré un contexte sécuritaire difficile

La conclusion positive de cette revue intervient alors que la RDC continue de faire face à une situation sécuritaire complexe dans sa partie orientale, entraînant une pression accrue sur les finances publiques. Malgré ces contraintes, les autorités congolaises sont parvenues à respecter l’essentiel des engagements pris avec le FMI, notamment en matière de discipline budgétaire et de gestion macroéconomique.

Le FMI a salué la résilience de l’économie congolaise et la capacité des autorités à maintenir le cap des réformes dans un environnement régional instable.

FEC et FRD : un appui global de près de 3 milliards USD

La deuxième revue porte sur deux instruments majeurs de coopération : la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). L’enveloppe globale de ces programmes s’élève à près de 3 milliards de dollars américains, destinés à soutenir la stabilité macroéconomique, les réformes structurelles et la résilience climatique.

Le décaissement immédiat de plus de 400 millions USD constitue une étape clé dans la mise en œuvre de ces engagements financiers.

Inflation maîtrisée et coordination des politiques économiques

Parmi les indicateurs ayant fortement pesé dans la décision du FMI figure la baisse significative de l’inflation, ramenée à 2,2 %, traduisant l’efficacité de la coordination entre la politique budgétaire conduite par le gouvernement et la politique monétaire menée par la Banque centrale du Congo (BCC).

Cette coordination a permis de préserver la stabilité du cadre macroéconomique, tout en soutenant l’activité économique dans un contexte de fortes pressions exogènes.

Renforcement des réserves et stabilité du cadre monétaire

Le gouverneur de la BCC, André Wameso, a indiqué que les décaissements attendus contribueront au renforcement des réserves internationales et à la consolidation de la stabilité du franc congolais, constituant ainsi un levier important pour faire face aux chocs externes et soutenir la confiance des opérateurs économiques.

Un programme axé sur les réformes structurelles

Au-delà des décaissements financiers, l’accord avec le FMI repose sur un agenda de réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance économique et financière, renforcer la mobilisation des recettes intérieures, rationaliser les dépenses publiques et accroître la transparence dans la gestion des finances publiques.

La Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) soutient en particulier les réformes liées à la gestion des risques climatiques, à la transition vers une croissance verte et à la préservation du capital naturel de la RDC.

Une étape clé pour la crédibilité économique de la RDC

La validation de cette deuxième revue constitue un signal positif adressé aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs. Elle confirme la volonté des autorités congolaises de poursuivre une trajectoire de stabilisation macroéconomique et de transformation structurelle de l’économie, malgré un environnement sécuritaire et international contraignant.

 

Rédaction

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RDC : La Banque Centrale retire l’agrément de la Messagerie Financière FORCE-UNIE SARL

Dans un avis au public publié ce vendredi, la Banque Centrale du Congo a annoncé le retrait d’agrément de la Messagerie Financière FORCE-UNIE SARL, dont le siège est à Kinshasa. Cette mesure entraîne sa radiation de la liste des institutions autorisées à opérer dans le secteur des transferts de fonds en RDC. Le public est appelé à ne plus recourir à ses seservices.

Ci dessous, l’avis au public de la BCC:

 

Le pouvoir du peuple

RDC : La Banque Centrale retire l’agrément de la Messagerie Financière FORCE-UNIE SARL
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Singapour 7,3% Singapour

Total:

105

Pays
028311
Aujourd'hui: 11
Hier: 27
Cette semaine: 288
Semaine dernière: 283
Ce mois: 11
Total: 28.311

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