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« Je vous écris comme un fils » : l’appel poignant de Chancard Bolukola à la Première Dame

Le coordonnateur ad intérim du FRIVAO, Chancard Bolukola, a adressé une lettre empreinte d’émotion à la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, dans laquelle il décrit les conditions difficiles de sa détention et sollicite une attention particulière à sa situation.

Dans ce message, l’auteur adopte un ton personnel et direct, affirmant s’exprimer « comme un fils, et non comme un accusé ». Il reconnaît que la destinataire pourrait ne pas le connaître, mais insiste sur son souhait de voir sa correspondance parvenir jusqu’à elle, espérant susciter une réaction empreinte d’humanité.

Détenu depuis neuf mois, Chancard Bolukola évoque une détérioration progressive de son état de santé. Il affirme vivre une situation qu’il juge attentatoire à sa dignité, marquée par la maladie et une souffrance vécue « en silence ». Selon ses propos, son état physique se serait considérablement aggravé, au point de craindre aujourd’hui la perte de son oreille droite.

Il rappelle également avoir passé plus de quarante jours à la clinique Clinique Ngaliema avant d’être transféré à la prison centrale de Prison centrale de Makala. Un parcours médical et carcéral qu’il présente comme révélateur de la gravité de sa condition.

Au-delà de son cas personnel, le coordonnateur a.i. du FRIVAO élargit son propos à la situation des détenus en général. Il rappelle que « chaque détenu est le fils de quelqu’un » et que « chaque souffrance touche une famille entière », appelant ainsi à une prise de conscience collective sur les réalités carcérales.

Dans un passage particulièrement poignant, il souligne que la souffrance la plus difficile à supporter reste, selon lui, l’indifférence : « le plus dur n’est pas la douleur physique, mais le silence. Personne n’écoute, personne ne veut entendre ».

À travers cette lettre, Chancard Bolukola lance un appel direct à la Première Dame, espérant une intervention ou, à tout le moins, une attention portée à son dossier dans un contexte où il dit se sentir abandonné.

 

LK

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RDC : un contrat impliquant le FRIVAO et l’ICCN au cœur d’une enquête judiciaire

Le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur un présumé détournement de fonds publics estimé à 3,3 millions de dollars américains. Cette décision a été rendue publique dans un communiqué officiel daté du 22 avril 2026.

Selon le document, ces investigations font suite à une injonction adressée au Procureur général près la Cour de cassation, conformément aux dispositions légales encadrant le fonctionnement des juridictions de l’ordre judiciaire. Les faits visés portent notamment sur des soupçons de détournement, de corruption et de concussion en lien avec un contrat impliquant le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

Les premières données, issues notamment d’un rapport de l’Inspection générale des finances, font état d’un écart jugé préoccupant entre le montant initialement sollicité, évalué à 700 000 dollars, et les fonds finalement décaissés, qui atteindraient 4 millions de dollars. Ce différentiel de 3,3 millions de dollars soulève des interrogations sur la gestion et l’utilisation de ces ressources.

Par ailleurs, le communiqué mentionne des irrégularités dans la mise en œuvre des travaux de réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani, ainsi que des insuffisances dans les dispositifs de contrôle et de traçabilité des dépenses engagées.

Tout en rappelant le principe de la présomption d’innocence, le ministère de la Justice affirme sa volonté de faire toute la lumière sur cette affaire, dans le respect des droits de la défense et de l’indépendance de la justice.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large des autorités congolaises visant à renforcer la lutte contre la corruption et à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

 

LK

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RDC : ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo de torture d’un homme à Kinshasa

Le Ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé, ce lundi 20 avril 2026, l’ouverture prochaine d’une enquête judiciaire après la réception d’une vidéo jugée accablante, transmise par un lanceur d’alerte. Selon les premières informations, ces images feraient état de graves violences survenues dans la nuit du 18 au 19 avril dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.

Selon le communiqué officiel, ces actes impliqueraient plusieurs individus, dont certains en uniforme. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, précise que, sans préjuger des responsabilités, les faits dénoncés pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations à poser des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle que de tels agissements, s’ils sont avérés, constituent une violation manifeste des principes garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne le respect de la dignité humaine, de l’intégrité physique et l’interdiction absolue de la torture, en conformité avec les engagements internationaux du pays.

En conséquence, l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo a été instruit d’ouvrir une enquête afin d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes. À travers cette démarche, le Gouvernement réaffirme son engagement en faveur de l’État de droit et de la lutte contre l’impunité.

 

A. BOPE

 

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Affaire Dr David Balanangayi : le parquet remet le dossier sur la table en appel

L’affaire impliquant le Dr David Balanangayi connaît un nouveau tournant. Après un jugement rendu en première instance par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole, le ministère public a décidé d’interjeter appel, relançant ainsi la procédure judiciaire devant une juridiction supérieure.

Cette démarche ouvre une nouvelle phase du dossier. Elle vise à soumettre l’affaire à un nouvel examen, afin que les faits, les éléments du dossier et les conclusions du premier jugement soient réévalués par les juges d’appel. En attendant la fixation d’une nouvelle audience, l’issue du procès demeure suspendue à cette étape décisive.

Pour le parquet, cet appel traduit la volonté de faire examiner à nouveau les circonstances de l’affaire et de permettre un débat contradictoire plus approfondi. Cette relance judiciaire maintient également l’attention de l’opinion publique sur un dossier qui continue de susciter de nombreux commentaires.

Au-delà du cas précis du Dr David Balanangayi, cette procédure rappelle l’importance du droit de recours dans le système judiciaire congolais. L’appel constitue en effet une garantie essentielle pour les parties, leur offrant la possibilité de faire valoir leurs arguments dans le respect des principes d’équité et de justice.

La suite dépendra désormais de la décision de la juridiction d’appel, appelée à trancher définitivement sur ce dossier très suivi.

 

LK

 

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RDC : nouveau round diplomatique en Suisse pour les négociations de Doha dès le 13 avril

Une nouvelle phase jugée décisive dans la résolution du conflit qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo s’ouvre ce 13 avril en Suisse. Cette rencontre diplomatique de haut niveau réunira les représentants du gouvernement de Kinshasa et ceux de l’AFC/M23, dans un climat de fortes attentes et de tensions persistantes sur le terrain.

Ces discussions s’inscrivent dans la continuité des multiples initiatives régionales et internationales engagées ces derniers mois pour tenter de mettre fin à l’instabilité sécuritaire qui frappe particulièrement la province du Nord-Kivu. Sur place, les combats, les déplacements massifs de populations et la dégradation de la situation humanitaire continuent d’inquiéter la communauté internationale.

Autour de la table des négociations, plusieurs acteurs majeurs sont attendus pour jouer un rôle de facilitateur et de garant du processus. Parmi eux figurent la MONUSCO, les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine ainsi que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Leur présence traduit l’importance stratégique de ces pourparlers, perçus comme une opportunité de relancer un dialogue souvent fragilisé par des violations répétées des engagements antérieurs.

Selon plusieurs sources diplomatiques, une pression soutenue devrait être exercée sur l’AFC/M23 afin d’obtenir des avancées concrètes sur des mesures de confiance. En tête des priorités figure la réouverture de l’aéroport de Goma, fermé dans un contexte d’insécurité persistante. Cette infrastructure est essentielle non seulement pour le trafic civil, mais aussi pour l’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux milliers de déplacés internes vivant dans des conditions précaires.

Au-delà de cette question, les discussions devraient également porter sur le respect du cessez-le-feu, le retrait des forces rebelles de certaines zones occupées, ainsi que le retour progressif de l’autorité de l’État congolais dans les territoires affectés. Des mécanismes de suivi et de vérification pourraient aussi être renforcés afin d’éviter l’effondrement rapide des engagements, comme cela a été observé lors des précédents accords.

Pour Kinshasa, l’enjeu est double : restaurer son intégrité territoriale et répondre à l’urgence humanitaire qui s’aggrave de jour en jour. De leur côté, les médiateurs internationaux espèrent obtenir des gestes forts susceptibles de restaurer la confiance entre les parties et de créer les conditions d’un dialogue durable.

Alors que les regards sont tournés vers la Suisse, cette nouvelle séquence diplomatique pourrait marquer un tournant dans la gestion de la crise à l’Est de la RDC. Mais entre espoirs de percée et risques d’impasse, l’issue de ces négociations reste suspendue à la volonté réelle des protagonistes de privilégier la voie du dialogue.

 

LK

 

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