En conférence de presse, le Président de la République aborde les défis majeurs du pays
Kinshasa, mercredi 06 mai 2026
Au cours de la conférence de presse tenue ce mercredi 06 mai 2026 au chapiteau de la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a dressé un état des lieux de la situation politique, sécuritaire, diplomatique et socio-économique du pays, tout en réaffirmant sa vision d’une République Démocratique du Congo souveraine, stable et tournée vers le développement.
Ce point de presse a permis au Chef de l’État de souligner les réalisations sociales autour de ses six engagements qui traduisent sa détermination à offrir plus d'emplois, plus de pouvoir d'achat, plus de sécurité pour tous, plus d'accès aux services de base, des services publics plus efficaces, une économie diversifiée et plus compétitive.
Les avancées constatées concernent la baisse de l'impôt sur les revenus professionnels de 15% à 3%, l'amélioration des conditions salariales des agents et fonctionnaires de l’État, y compris les militaires et les policiers dont le salaire a quadruplé; la baisse des prix à la pompe et la maîtrise des tarifs des denrées alimentaires.
Parallèlement, le Chef de l’État a mentionné la relance des projets structurants notamment la mise en service de la centrale hydroélectrique de Kakobola, le lancement des travaux du port en eaux profondes de Banana, la modernisation de l'aéroport international de N'djili, la construction de la rocade de Kinshasa, le corridor routier et ferroviaire Kinshasa-Lubumbashi, le corridor Sakania-Lobito; la construction à travers le pays de nouvelles universités notamment à Bunia, Mbuji-Mayi, Kolwezi et Mbandaka.
Malgré les défis qui restent à surmonter, « l'heure n'est donc ni au relâchement ni à l'autosatisfaction. L'heure est à l'accélération, à la discipline dans l'action, à l'exécution rigoureuse et à la pleine redevabilité», a clairement souligné le Chef de l’État.
Pour lui, « notre pays n'est pas pauvre; il a été appauvri - par histoire, par la prédation, par les guerres d'agression, par la mauvaise gouvernance, par les trafics, et par trop d'occasions manquées».
Face aux enjeux sécuritaires actuels caractérisés par l'agression rwandaise, le Président Félix Tshisekedi a défendu son choix en faveur d'un règlement pacifique: « privilégier la voie diplomatique n'a jamais été un signe de faiblesse», mais le choix de la responsabilité et de la préservation des intérêts fondamentaux du pays. Mais il ne saurait s'agir d'une paix de capitulation, ni d'une paix qui légitimerait l'occupation, l'humiliation ou l'impunité.
Interrogé sur les Accords de Washington, le Chef de l’État a assuré qu'ils ne sont pas une délégation de souveraineté, mais ils constituent des leviers stratégiques au service d'une paix juste et vérifiable. Aucun engagement ne serait accepté au détriment de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays.
Face-à-face avec la presse, le Chef de l’État a tenu à clarifier le débat sur la révision constitutionnelle : « Aucune question d'intérêt national ne saurait être confisquée, caricaturée ou interdite de réflexion. Mais toute réflexion sur nos institutions doit être conduite avec sérieux, avec transparence, avec méthode, dans le respect scrupuleux de l’État de droit, sans précipitation, sans manipulation et sans obsession politicienne». Au fond, ce dont la République a besoin aujourd'hui, c'est d'unité sur l'essentiel, de responsabilité dans la divergence et de maturité dans le débat public».
Le Président s'est montré favorable à l'organisation d'un dialogue entre Congolais, un dialogue à la fois apaisé, résolument républicain, destiné à consolider la cohésion nationale, respectueux des institutions et de la Constitution. Une telle initiative ne pouvant pas être invoquée pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités établies.
Dans son propos liminaire, le Président de la République a rendu hommage à l'artiste musicien Fally Ipupa dont le rayonnement international fait de lui un symbole du soft power congolais. Une décoration nationale a été annoncée afin de récompenser son rôle de « véritable ambassadeur culturel».
Aux femmes et hommes des médias qui, parfois au péril de leur vie, donnent à la population les moyens de comprendre, de débattre et de participer à la vie nationale, le Chef de l’État a rappelé clairement que « la liberté de la presse n'est pas une faveur accordée par le pouvoir. Elle est une exigence démocratique. Elle protège les citoyens contre l'arbitraire, oblige les gouvernants à rendre compte, et contribue à la vitalité de la République».
Pour le Chef de l’État, le métier de journaliste nécessite un sens élevé de responsabilité et constitue un enjeu de sécurité, puisque « la guerre ne se mène pas seulement par les armes; elle se mène aussi par la désinformation, la propagande, les images détournées, les récits fabriqués et les tentatives de manipulation de l'opinion».
Il a particulièrement insisté sur le fait qu'«informer, ce n'est pas attiser. Critiquer, ce n’est pas détruire. Enquêter, ce n'est pas servir des agendas de déstabilisation. Être libre, ce n’est pas être affranchi de l'éthique, de la rigueur, de la vérification des faits, du respect de la dignité humaine et de l'intérêt supérieur de la Nation».
En définitive, le Président de la République a convié les Congolais à regarder leur pays « comme un verre à moitié plein et non comme un verre à moitié vide ».
LPP/PRESIDENCE







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