RDC: les journalistes congolais renforcent leurs compétences en fact-checking
La deuxième journée de la formation organisée par le Collectif 24 a placé la vérification de l’information au centre des échanges, dans un contexte marqué par la prolifération des fausses nouvelles en République démocratique du Congo.
Réunis au Nouveau bâtiment administratif du ministère de l'intérieur en présentiel et en ligne, les professionnels des médias ont été encadrés par Moïse Esapa, expert du média de vérification Balobaki Check. D’entrée de jeu, le formateur a clarifié les notions essentielles pour mieux cerner les dérives informationnelles : la désinformation, fabriquée intentionnellement pour nuire ; la mésinformation, issue d’une erreur sans volonté de tromper ; et la malinformation, fondée sur des faits réels mais exploités à des fins malveillantes.
« Identifier la nature du mensonge est le premier pas pour mieux le déconstruire », a-t-il rappelé, invitant les journalistes à adopter une démarche méthodique et rigoureuse.
Au-delà des concepts, la session a privilégié la pratique. Les participants ont exploré des techniques concrètes de détection des fake news, appris à analyser les sources, vérifier les images et sécuriser leurs communications numériques. Un atelier interactif leur a permis de tester des outils de stockage sécurisé et de s’exercer à l’authentification d’adresses électroniques, compétences devenues indispensables dans un environnement médiatique exposé aux manipulations et aux cybermenaces.
La journée s’est conclue par une évaluation des acquis, prélude à la dernière phase de cette formation de trois jours. À travers cette initiative, le Collectif 24 entend consolider une presse plus professionnelle, capable de résister aux intox et de restaurer la confiance du public dans l’information.
LK






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