La proposition de loi verrouillant l'accès à la tête du pays

La proposition de loi verrouillant l'accès à la tête du pays

« UN VERROUILLAGE QUI OUTREPASSE LE CADENAS QU'EST LA CONSTITUTION ? », QUESTIONNE GLORIA LWAMBA

Un débat qui défraie la chronique en République démocratique du Congo. La proposition de loi de l'ancien candidat à la dernière présidentielle Noël Tshiani, verrouillant davantage l'accès au poste de président de la République et à certaines hautes fonctions d'Etat, proposition portée à l'Assemblée nationale par le député national Nsingi Pululu, divise l'opinion. Gloria Lwamba, présidente de la Jeunesse qui Ose (J.O) approchée par votre rédaction ce mercredi, estime que « cette loi est vide de sens. »

« Cette proposition de loi sur la congolité est vide de sens. Elle évoque le verrouillage de l’accès aux fonctions de souveraineté dont le poste de chef de l'État, alors que notre constitution en son article 72 verrouille déjà, et est très clair au sujet de ceux qui doivent ou non postuler comme président de la République », dit-elle.

De poursuivre, « une proposition aux contours malicieux et trompe l’œil qui envisage vider la substance d'un article clair de la constitution et d’écarter certains de la course présidentielle. L’esprit démocratique de la constitution meurt avec cette proposition de loi. La proposition du candidat malheureux Tshiani n'est rien d'autre qu'une absurdité, avec un élan propagandiste et discriminatoire, une proposition de loi qui fait la promotion des idéologies extrémistes. »

De conclure, « la démarche de Noël Tshiani et de sa loi sont vides. L'article 72 de la constitution, l'article 10 de la loi électorale et la loi du 12 novembre 2004 sur la nationalité congolaise sont clairs, ils verrouillent l'accès au poste de chef de l'État et organisent la question d'appartenance à la nation congolaise. Toute autre démarche est suicidaire pour la patrie. »

En effet, l’accès au poste de président de la République est clairement réglementé par la constitution congolaise en son article 72 qui stipule que ”nul ne peut être candidat à l’élection du président de la République s’il ne remplit les conditions ci-après : posséder la nationalité congolaise d’origine, être âgé de 30 ans au moins, jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques, ne pas se trouver dans un des cas d’exclusion prévus par la loi“.

Tony-Antoine Dibendila


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