A Boma, Fabrice Puela se veut « rigoureux » sur les droits humains

A Boma, Fabrice Puela se veut « rigoureux » sur les droits humains

Une notoriété confirmée dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo... Le ministe des Droits humains Albert-Fabrice Puela revient d'un périple dans la province du Kongo-Central. Soixante-douze heures durant, quatre étapes ont sanctionné sa tournée dans cette partie du pays : de la participation à l'ordination de Monseigneur José-Claude Mbimbi Mbamba, passant par la Mairie de la ville portuaire et sa Prison urbaine jusqu'au Barreau de la province.

C'est le samedi 26 juin que le ministre Puela et sa délégation sont arrivés dans la ville portuaire de Boma. Le dimanche 27 juin, aux côtés d'autres membres du Gouvernement Central, il a pris part à l'ordination épiscopale de Monseigneur Mbimbi comme Évêque du Diocèse de Boma. D'abord, apparu dans la matinée au Rond-point Maman Tyty où une foule immense est spontanément venue l'accueillir et l'accompagner, il a ainsi tenu communié avec la masse compacte en liesse jusqu'à là Cathédrale Notre dame de l'Assomption, le lieu de la cérémonie du jour.

Après la messe d'ordination de Jean-Claude Mbimbi, célébrée par le Cardinal Fridolin Ambongo en présence de plusieurs Évêques, du Nonce apostolique, du président de la Cour constitutionnelle et du Directeur de cabinet adjoint en charges des questions économiques du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a pris soin de remettre au nom de ce dernier un Land Cruiser 4×4, le ministre des Droits humains a poursuivi son agenda.

Lundi 28 juin. Se rendant tôt dans la matinée à la Mairie de Boma où il a été accueilli par Madame le Maire de la ville Longo Suami qui, profitant de la présence d'Albert-Fabrice Puela, a plaidé pour le retour des activités au Port de Boma, mais aussi pour la reconstruction de la Prison urbaine devenue vétuste et l'envoi régulier des fonds destinés à cette Maison carcérale.

De la Mairie, le ministre Puela a pris soin de se rendre personnellement au centre de détention de la ville, où les ONG de lutte pour les droits de l'homme l'ont accueilli. Il a, après son inspection, pris mot : « nous étions ailleurs, dans plusieurs autres villes. Ce que nous avons vu ici n'est pas très différent de ce que nous avons vu ailleurs mais seulement ici la particularité est la vétusté de la Prison. Mais il ne faut pas confondre, le ministre des Droits humains ne s'occupe pas des prisons mais s'occupe des conditions de détention des prisonniers... entant que membre du Gouvernement, étant d'ailleurs solidaires les uns les autres, nous nous battons pour améliorer le travail (...) C'est dans mon cœur de chrétien que je suis triste et sidéré en voyant les conditions dans lesquelles sont incarcérés nos compatriotes... Je lance un cris de cœur à partir de la Prison urbaine de Boma pour que les conditions de détention, d'hébergement de nos compatriotes soient revues et améliorées. »

En effet, la Prison urbaine de Boma a été construite en 1905 pour seulement 150 pensionnaires, aujourd'hui elle en héberge plus. Il y a peu, quelques détenus ont été évacués vers la Prison de Luzumu pour réduire la population carcérale. Et ici, l'arrivée d'un membre du Gouvernement Central est une première.

Faisant inviduellement « un constat amer », le ministre Puela a exigé la repeinture des murs et souhaite le désengorgement de la Prison : « J'enverrai mon équipe pour voir quels sont les cas pouvant bénéficier de la liberté provisoire. Aux éventuels bénéficiaires, je vous demande de ne pas récidiver. » A son départ, il a laissé quelques dons entre autres les cache-nez.

Dernière visite avant de regagner la capitale Kinshasa, le Barreau de Kongo-Central où il a été reçu par le Doyen du Barreau et tous les avocats. S'en est suivi un riche échange d'une heure. Albert-Fabrice Puela est le deuxième avocat du Barreau du Kongo-Central et le premier de la ville de Matadi à être membre du Gouvernement Central.

Tony-Antoine Dibendila


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