Marche anti-RAM : les mouvements citoyens dans la rue ce jeudi 13 mai

Marche anti-RAM : les mouvements citoyens dans la rue ce jeudi 13 mai

 

Le collectif des mouvements citoyens et activistes de défenseurs des droits de l’homme projette une marche de protestation ce jeudi 13 mai 2021 contre la taxe RAM imposée à la population.

L’annonce de cette manifestation a été faite au cours d’un point de presse tenu au siège de l’Asadho situé dans la commune de Kasa-Vubu.

Le militant Kasongo Ilunga Gauthier qui s’est exprimé avec d’autres camarades, a precisé que cette marche va se dérouler suivant les mêmes itinéraires empruntés lors de la première marche brutalement réprimée par les éléments de la police nationale congolaise.

Les militants pro-démocratie ne relâchent pas. Ils se disent déterminés d’aller jusqu’au bout de leurs actions pour obtenir la suppression pure et simple de cette taxe qui avilit la population et la qualifient « d’escroquerie d’État » au détriment des paisibles citoyens.

A cette occasion, M. Kasongo Ilunga Gauthier a rappelé à l’opinion que leurs actions vont se poursuivre jusqu’à la suppression totale de cette taxe et au remboursement de l’argent volé à la population.

L’activiste lance un appel à la mobilisation générale. Il prévient la population, les militants des partis politiques, les organisations de la société civile et les éléments de la puissance publique tout en leur rappelant que » si nous ne luttons pas pour nous-mêmes, personne ne le fera à notre place », a-t-il dit.

Auparavant, il avait fustigé avec la dernière énergie la répression de la marche organisée le lundi 03 mai dernier par la police.

Il a dénombré plusieurs cas d’arrestations arbitraires bien que relâchés par la suite, de l’extorsion des biens des militants et journalistes.

M. Kasongo Ilunga a déploré l’amateurisme dont a fait montre des éléments de la police avant de condamner les traitements cruels, inhumains et dégradants dont ont été victimes les manifestants.

Eu égard de ce qui précède, l’organisation demande à la justice d’ouvrir des enquêtes pour que les responsables de ces actes soient sévèrement punis.

Dans l’entre-temps, il réaffirme leur ferme engagement et détermination dans la lutte contre cette « filouterie étatique » commise à l’échelle nationale.


E-mail