En RD Congo, « les droits et principes fondamentaux qui devront être respectés » durant l'état de siège

En RD Congo, « les droits et principes fondamentaux qui devront être respectés » durant l'état de siège

Le ministre de la communication et des médias et porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya, a tenu une conférence de presse ce mardi à Kinshasa. La salle Bleue de la télévision publique a accueilli la presse nationale et étrangère pour éclairer l'opinion sur ce qu'est un état de siège, et revenir sur les mesures d'application.

Complété régulièrement par le général Léon Kasonga qui est en outre le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), et par le commissaire supérieur de la Police nationale qui joue lui aussi le rôle de porte-voix de la PNC, le ministre Muyaya a rassuré que l'état de siège permettra au gouvernement de déployer une administration militaro-sécuritaire, ayant pour but la dissuasion et aussi contraindre toutes les forces négatives à capituler.

Dans les viseurs, « la fin de deux décennies des massacres enregistrés dans le Nord-Kivu et Ituri », la partie orientale meurtrie du Congo-Kinshasa.

Quant au général Léon-Richard Kasonga, les FARDC ont les capacités et la logistique adéquate (...) pour contraindre les forces négatives, à la limite de contraindre, « les neutraliser ». Quand le porte-parole de la PNC prend le relai en apaisant les esprits, rapportant que l'état de siège n'est pas un chèque en blanc pour la violation des droits humains.

Déjà, a-t-il martelé, l'ordonnance présidentielle portant proclamation de l'état de siège sur une partie du territoire de la RD Congo, stipule en son article 4 que « pendant cette période, en aucun cas, il ne sera dérogé aux droits et principes fondamentaux ci-après : le droit à la vie; l'interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, l'interdiction
de l'esclavage et de la servitude; le principe de la légalité des infrastructures et des peines; les droits de la défense et le droit de recours; l'interdiction de l'emprisonnement pour dettes; la liberté de pensée, de conscience et de religion. Pendant la période de l'état de siège, les immunités et autres privilèges de poursuite ne sont pas d'application. »

Les trois animateurs de la conférence du jour ont appelé la population à appuyer cette démarche par une attitude citoyenne, et la presse à aider l'armée à aller vers une victoire totale.

Dans les faits, les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri auront entre autres des gouverneurs militaires et des vice-gouverneurs membres de la Police. D'autres mesures sont consignées dans les ordonnances présidentielles publiées plus tôt et distribuées aux professionnels des médias.

Tony-Antoine Dibendila


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