RD Congo : les auditeurs internes reviennent sur « l'audit de la culture organisationnelle »

RD Congo : les auditeurs internes reviennent sur « l'audit de la culture organisationnelle »

L'institut des auditeurs internes du Congo, qui réuni les experts congolais en la matière, a tenu sa première « conférence mensuelle » de l'année 2021 samedi 27 mars dans la capitale congolaise. Pour la reprise de ces assises scientifiques, après une interruption momentanée l'année dernière suite à la pandémie de Cononavirus, le thème retenu a été « l'audit de la culture organisationnelle : une approche par les signaux d'alerte. »

L'orateur principal, Émile Kakesse vice-président de l'IIA-Congo et expert comptable agréé ONEC/RDC, est largement revenu sur les principaux axes du thème central.

D'abord, la culture d'entreprise. Elle correspond aux éléments qui composent entre autres l'identité, l'esprit, les valeurs, le fonctionnement... d'une organisation. Ce qui la rend unique. Donc la culture d'entreprise est l'ensemble d'éléments qui permettent à une entreprise de se différencier de ses concurrents et de développer le sentiment d'appartenance.

Également la somme de connaissances sociales partagées au sein d'une organisation, concernant les règles, les normes et les valeurs qui la façonnent, mais aussi les attitudes et les comportements des employés. Par conséquent, « le comportement, l'attitude et le processus sont les trois principaux éléments de la culture d'une organisation », a-t-il expliqué.

Pour ensuite détailler les facteurs qui influencent la culture dans une organisation, tels que le comportement des cadres, la communication directe du dirigeant, la mise en place d'un code de bonne conduite, la vulgarisation formelle (formation) sur le code de bonne conduite, l'application du code de bonne conduite à travers des mesures disciplinaires, la communication directe provenant des employés...

L'orateur a répondu à de questions comme pourquoi auditer la culture ? Pourquoi cela relève de plus en plus du mandat de l'auditeur interne ?
Les scandales connus tels que les affaires Fifagate ou Volkswagen et le changement de paradigmes au plan du business qui actuellement inclu l'intelligence artificielle (AI), le Blokchain, le Big data, la digitalisation, les innovations... sont entre autres les principales raisons.

Quant à la manière d'aborder un audit de la culture, monsieur Kakesse a rappelé la nécessité d'intégrer les tests des signaux d'alerte (indicateurs d'alerte ou drapeaux rouges). Et le fait que les alertes culturelles sont incluses en deux niveaux. La première partie de cette pratique intervient dans les étapes de base de chaque audit, et la deuxième étape est adaptée à des missions d'audit spécifique.

Le principe du « progrès par le partage » a été respecté lors d'une série de questions-réponses et autres contributions, dernière étape des travaux du jour.

Tony-Antoine Dibendila


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